D’où viens-tu ?

Je viens de Haute-Savoie en France.  Avant de venir m’installer à Montréal, j’habitais Cruseilles, une petite ville au pied d’une montagne entre Annecy et Genève.

Qu’est-ce qui t’a amené à Montréal ?

Une opportunité de travail. La demande dans le secteur de l’automobile est grande au Québec et c’était la chance de vivre une expérience unique.

En venant ici, j’espérais retrouver ce milieu custom dans la moto et j’ai trouvé bien plus. J’ai l’occasion de réaliser un rêve que j’espérais en France.

Little French Bastard, El Nervosa

D’où vient ta passion pour la peinture sur les motos?

J’ai toujours aimé les motos et mon style de bike s’est défini au fil du temps.

C’est à mon travail que j’ai appris à peindre sur des voitures. C’est un jour en feuilletant le magazine Wild Motorcycles que je suis tombé sur cette moto peinte en metal flake avec sa belle déco que je me suis dit « c’est ça que je veux faire ! ». J’ai donc investi dans le matériel et commencé à me pratiquer tout seul sur des casques en essayant de trouver la meilleure technique et de me perfectionner. Mes amis et ma famille m’ont beaucoup encouragé, je les en remercie !

Comment décrirais-tu ton style?

Quand l’on me demande quel style de peinture je fais, j’utilise souvent le terme « Old School ».Je trouve que ça le désigne plutôt bien étant donné que je reprends ce qui se faisait à l’époque dans les années 60-70, mais tout en y ajoutant mon style personnel.

Qu’est-ce qui t’inspire?

C’est souvent l’objet (moto, casque, auto…) qui m’inspire: ses formes, son genre, la texture choisie, mais surtout le style vers lequel on veut l’emmener.

Est-ce que des artisans dans ton domaine ont eu une influence sur toi?

Oui, le premier était un carrossier/peintre qui avait sa shop proche de chez moi. Il a forgé sa réputation pendant l’époque folle de la customisation automobile en France.

J’ai beaucoup de respect pour lui et j’aurais souhaité travailler et apprendre avec lui, mais il n’a jamais vraiment cru en moi. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai baissé les bras ! Maintenant grâce aux réseau sociaux, je peux suivre beaucoup d’artistes partout dans le monde, ça me motive à faire encore mieux à chaque fois et pourquoi pas, les rencontrer un jour.

Quel est ton procédé préféré ? Pourquoi ?

Pour le moment, j’aime beaucoup la texture et le scintillant qu’apporte le metal flake. Ça ne laisse personne indifférent. Ça attire l’œil. Je travaille fort pour apprendre de nouveaux procédés, différentes techniques, varier les effets et tester différentes textures pour apporter toujours plus à mes peintures.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

En ce moment c’est ma passion, mais bientôt elle fera partie intégrante de ma vie en devenant le peintre et membre de Hardcore-Cycle.

Tu rides quel type de moto?

En France, je possédais une Harley 883 que je n’ai pas eu le temps de peindre. Je l’ai vendu avant de déménager au Québec. Nous sommes actuellement en train de me construire un bike avec Patrick Dessurault de Harcore-Cycle, un chopper sur base Japonaise que nous exposeront à Roll The Bones. Bien sûr, il sera peint par moi.

Qu’est-ce que ça te procure de rider ?

Au-delà de les modifier et peindre des bikes j’aime les rider, m’évader ne serait-ce qu’un court instant ou pour un road trip.

J’aime ce que dégage les motos, c’est tellement plus personnel qu’une voiture, le fait d’être en interaction complète avec elle sur la route, le fait de tout ressentir. Seule la moto offre ce genre de sensations et procure ce sentiment de liberté. En moto, j’aime prendre des routes inconnues, ça ne me dérange pas de faire des détours, le plaisir n’en est que plus grand. On se forme aussi un certain cercle d’amis qui devient une famille, une gang avec qui l’on ne s’ennuie jamais de rider.

Tu vas exposer un réservoir à gaz dans le cadre de Roll the bones, est-ce que c’est la première fois que tu participes à un événement du genre ?

Oui, j’ai fait d’autres événements, mais rien de tel. C’est une sacrée chance d’y participer, l’occasion de rencontrer beaucoup de grands noms, des passionnés comme moi, mais qui jouent dans la cour des grands.

C’est très motivant de voir son travail reconnu et de pouvoir l’exposer au milieu de tous ces artistes.

À quoi peut-on s’attendre comme création ? Tu as déjà des idées ?

Oui, je sais déjà où je m’en vais dans mon projet, je vais rester dans le Old School. Ce que je peux dire c’est qu’il n’y aura pas de metal flake, je vais faire quelque chose de sobre. Tout ce que je vais réaliser sur ce réservoir est nouveau pour moi, une sorte de défi dans le défi.

Roll-the-bones

*Les oeuvres exposés seront en vente sur place.


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