Les 13 et 14 juillet 2018, la ville de Rouyn-Noranda s’active au son des moteurs, des deux roues et du 7e art en plein air. La première édition du MoFFAT (Moto Film Fest Abitibi-Témiscamingue) prendra son envol. Entrevue avec Marc Provencher, président du MoFFAT.

1- Marc, d’où vient l’idée de créer un festival de film sur la moto?

Lors de notre visite au Moto-Film-Fest de Brooklyn. Il y a bien des années par contre je caressais l’idée de créer un festival, mais lequel? Un qui serait original, différent des autres. Je savais que le jour viendrait où je trouverais.

2- Qui collabore avec toi dans le projet du MoFFAT?

Mes alliés de taille sont mes amis qui gravite déjà dans l’évènementiel comme le Festival du Cinéma International en A-T, le festival du documenteur, et l’équipe de Oneland. Cela fait au moins 2 ans qu’on rumine les comment, les quoi, les où, les qui et les pourquoi.CR-VHL-IMG_1337

3- Pourquoi faire ça à Rouyn-Noranda? On ne se le cache pas… c’est quand même toute une ride pour se rendre-là!

Oui, c’est vrai et on est habitué à ce commentaire. Notre ville est, en fait, un atout majeur pour le MoFFAT. Elle inspire le roadtrip. Traverser le fameux parc qui est absolument magnifique de par ses lacs et sa route. Le fait de te rendre en Abitibi-Témiscamingue pour le festival ajoute à sa saveur. Il commence au départ de ta maison. Le MoFFAT sans Rouyn-Noranda ne serait pas pareil.

4- Et vous avez pris la décision de faire ça à l’extérieur, en bord de lac. Pourquoi sortir de la salle de cinéma?

Il aurait été plus facile de faire le festival en salle, c’est vrai. On connait tous les cinémas, rien de nouveau. Un écran qui surplombe un lac et toi assis dehors avec ton bike pas loin, une odeur de méchoui, tu regardes des films sur la communauté moto… Y’a rien qui peut battre ça. Mais on a un plan B…!

Site de la Presqu'île du lac Osisko pour le MoFFAT. Photo tirée de la page Facebook de la Prequ'île.

Site de la Presqu’île du lac Osisko pour le MoFFAT. Photo tirée de la page Facebook de la Prequ’île.

5- Comment toi et ton équipe avez-vous sélectionné les films qui seront présentés au MoFFAT?

Nous nous sommes inspirés des plus vieux que nous, les Moto Film Fest existent depuis quelques années. Nous avons vérifié leur sélection et avons choisi quelques-uns parmi ceux-là. À partir  de ça, nous avons contacté les réalisateurs pour visionner leur film, les inclure dans une présélection. Et après tu visionnes ces films, une fois, deux fois et parfois trois fois et là tu fais ton choix ! Quinze films ont été retenus au total.

6- C’est difficile de refuser des films?

Certains films n’ont pas été sélectionnés dans notre cas à cause du temps que nous disposons ou bien la langue du film. Nous sommes en plein air et ici la brunante commence à 22:00. Donc pour terminer vers minuit, nous sommes très limités. Pour ce qui est de la langue, il y a très peu de films en français, ils sont souvent sous-titrés on en version originale anglaise. Vivant dans une ville francophone, on ne veut pas trop pousser la note anglaise dans le but de garder l’intérêt de cinéphile au maximum.

7- La bande-annonce fait beaucoup jaser: elle est à la fois hyper simple et très révélatrice de la diversité des gens qui roule à moto. Ça représente aussi l’esprit du MoFFAT?

Oui. Le réalisateur Virgil-Héroux Laferté connait l’esprit du MoFFAT depuis le début, car il fait partie des 3 mousquetaires qui ont cogité ce festival. Il a reproduit dans la bande-annonce, l’essence même de notre version du Moto-Film-Fest, il est fait pour tout le monde! Et, fait à noter, tout le monde, au moins une fois dans sa vie, à fait un bruit de moto avec sa bouche, n’est-ce pas ?

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Pour toutes les infos concernant la première édition du MoFFAT, visitez le site www.motofilmfest.ca