On te connaît principalement comme tatoueur. D’où vient ta passion pour la peinture sur les motos?

Ça vient de mon adolescence. A l’âge de 16 ans, j’allais à chaque mois, acheter mes magazines Easyrider et Iron Horse. J’aimais les motos qui sortaient de l’ordinaire et ceux qui savaient comment se démarquer grâce aux motifs originaux de peinture.

Martin Cloutier

Photo : Isabel Forget

Tu préfères travailler sur la peau ou sur de la carrosserie?

J’adore les deux formes d’art. J’aime le monde, alors le tatouage me permet d’être très près de ma clientèle et même parfois, à la limite du thérapeute.  Ce qui m’inspire, ce sont les clients me donnent seulement quelques idées, et qu’y me laisse pratiquement carte blanche. C’est un aspect que je retrouve davantage dans le pinstriping que dans le tatouage.

Est-ce que des artisans dans ton domaine ont eu une influence sur toi?

J’ai appris à développer mon art en m’inspirant d’un peu tous les artistes que j’ai rencontré. Certains m’ont marqué plus que d’autres. Je pense à Pierre Tardif, un artiste qui maitrise le pinceau avec excellence. Je pense aussi à Daniel Raymond, propriétaire de Dan’s Rod Shop. Dan n’est pas un artiste du pinceaux, mais avec son expérience dans la Kustom Kulture et ses bons conseils, il a, à sa façon, influencer mon art. Et que dire de l’ambiance de son atelier avec ses hot rods, les vielles pièces de voiture en déco, l’odeur du grinder et le soleil qui entre par la grande porte de garage… C’est unique.

Quel est ton procédé préféré?

Le pinstriping sur des pièces de moto lousse. Ils sont beaucoup plus facile à manipuler, alors ça m’offre plus de possibilité.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

C’est le pinstriping me donne un lien direct avec le monde de la moto. J’adore aussi aller dans les événements moto ou aux courses de drag à Naperville… mais seulement en spectateur.

Tu rides quoi?

Je roule en moto depuis 25 ans. Ma moto est une Harley Superglide 2005 qui a subit plusieurs modifications. J’ai choisi ce modèle car c’est la dernière année du moteur à carburateur chez Harley-Davidson. C’est ce que je voulais le plus. J’ai garder seulement le cadre, le moteur et le siège. Le reste a changé complètement. C’est une moto confortable et très maniable. Elle est présentement à la peinture.

Qu’est-ce que ça te procure de rider?

Une sensation de liberté incomparable. Je me sens comme un cowboy des temps modernes. C’est aussi comme une sorte de thérapie. Quand je me sens contrarié, je pars. Rouler sur l’autoroute me donne l’impression que touts mes soucis partent au vent. Je reviens relaxe et détendu. J’adore aussi le sentiment de puissance que me procure mon bike quand je tourne la poignée de gaz. J’aime rouler vite, mais seulement entre 0 et 100km/h (!). Avec le vent et la vibration, on dirait que je suis assis sur une bête vivante qui se nourrit d’asphalte. Elle mord dans la route à chaque coup de gaz. Grrrr!!!

Tu vas exposer un réservoir à gaz dans le cadre du Roll the bones, est-ce que c’est la première fois que tu expose dans un événement du genre?

J’ai participé à plusieurs événements moto ou j’exposais mes œuvres, mais j’avoue être très excité par le Roll the bones.

À quoi peut-on s’attendre comme création? Tu as déjà des idées?

Mon réservoir à gaz sera très brut. Lettrage, cartoon et pinstripes sur la tôle. Je ferai aussi une collaboration avec Alain Asselin sur une demi tank, un design à l’image du Roll the bones.

Martin Cloutier et Jean Asselin - www.tattooart.ca

Roll-the-bones

*Les oeuvres exposés seront en vente sur place.


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