D’où viens-tu ?

Je vis à Paris depuis une petite dizaine d’années maintenant.

Sophie-Varela
Qu’est-ce qui t’a amené à l’art ? 

Depuis toute petite j’aime dessiner et peindre. J’étais le genre d’enfant, qui, si on lui donnait une boite de crayons de couleurs et des feuilles, restait absorbé des heures dans ses créations. Je m’évadais et m’exprimais par ce biais.

Ça ne m’a pas vraiment quitté. C’est pourquoi j’ai ensuite suivi des études en art et que je suis devenue illustratrice et peintre de manière plus sérieuse.

Comment décrirais-tu ton style ?

Je dirais que c’est un mélange de sensibilités romantique et de rock avec un petit quelque chose qui rappelle le style comics.

Avec mes œuvres, j’aime travailler les contrastes, notamment en utilisant des outils traditionnels tels que l’aquarelle, l’acrylique, les crayons ou l’encre. L’élégance et la force sont deux choses très importantes pour moi.

Pour mes illustrations de motos, j’associe le crayon à une mise en couleur à l’aquarelle pour obtenir un rendu réaliste des pièces mécaniques. J’entoure souvent chaque moto d’un bouquet de fleurs. J’aime confronter la puissante machine à un délicat ornement végétal pour réaliser un genre de nature morte à la fois moderne et délicate.

Dernièrement, je travaille sur une nouvelle série qui met en scène les femmes intitulée “Women on Wheels”.

Que représente une femme qui fait de la moto pour toi? Que veux-tu mettre en valeur par ta nouvelle série ? 

Cette nouvelle série est quelque part très personnelle. C’est mon moyen d’évasion, de liberté depuis un accident.

Je représente à la fois de grandes échappées dans lesquelles je me visualise ainsi que l’image des femmes fortes et indépendantes qui m’inspirent depuis toujours.

Qu’est-ce qui t’inspire ?

Les femmes, c’est certain. La grâce mêlée de force est quelque chose qui m’inspire énormément et que je souhaite transfigurer. Mes muses ont souvent un petit côté badass avec une allure folle. Des teints de porcelaine contrastés par des chevelures sombres ou des couleurs intenses. Elles sont à la fois mystérieuses, sombres et très féminines.

Plus le temps passe et plus je suis inspirée par mes expériences personnelles, la nature et mes voyages. Beaucoup de mes créations se nourrissent de ça. J’aime énormément faire des roadtrips et je ne pars jamais sans un moleskine pour capturer un maximum de paysages. Je ne me sens jamais autant libre et sereine que face à de grandes étendues. Me prendre une claque face à la force de la nature, explorer, ressentir le vent, la chaleur, la pluie selon les saisons sont des expériences incroyables.

 

Est-ce que des artistes en particulier ont eu une influence sur toi ?

Il y en a énormément ! Dans l’univers moto, j’aime beaucoup le travail de Ryan Quickfall, Adi Gilbert, Carter Asmann ou encore les photos de Laurent Nivalle.

Dans un spectre plus large, je suis inspirée par les natures mortes de la Renaissance flamande, des artistes contemporains tels que Brandi Milne, Gustavo Rimada, Berto Martinez, Sylvia Ji, Casey Weldon… mais il y en a bien d’autres !

Sid Vicious, Honda CBQuel est ton lien avec le monde de la moto ?

J’ai eu mon premier coup de cœur pour une moto, une Honda CB, alors que j’étais ado, avec un clip de Sid Vicious. C’est d’ailleurs un des premiers modèles que j’ai illustré par la suite.

Mon meilleur ami est depuis longtemps un grand passionné de motos custom. Il passait des heures dans son garage à bidouiller de vieux modèles ou pimper ses acquisitions plus récentes et moi je le regardais faire assez médusée. On sortait les motos et on faisait des essais sur les petits chemins pas loin du garage, c’était super fun et je pense que c’est lui, vraiment, qui m’a insufflé mon intérêt pour les deux roues.

D’ailleurs ma première illustration de moto, une Bonneville, était un cadeau pour lui.

Tu rides encore ?

Malheureusement depuis un accident, c’est impossible. La partie gauche haute de mon corps a été touchée et je fais de la rééducation pour récupérer mobilité et force. Heureusement, je suis droitière.

C’est long, mais je me suis promise de remonter, au moins, sur une 125.

Es-tu déjà venu à Montréal? 

Jamais, mais c’est dans mes projets d’autant que j’y ai une très bonne amie.

Est-ce que Roll the bones est ta première exposition de l’autre côté du continent?

Au Canada, ce sera la première fois. Par contre, j’ai participé à plusieurs éditions du Oil&Ink aux Etats-Unis et j’ai aussi exposé mes peintures en galeries à Portland, Los Angeles, Seattle..

Où peut-on voir ou se procurer ton travail ?

Via mon site www.sophievarela.com


 

Roll-the-bones

*Les oeuvres exposés seront en vente sur place.


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