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Sur la Route

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Frontières fermées, confinement, distanciation, nous sommes loin des roadtrips improvisés dans le Vermont avec des chums à dormir cinq dans une chambre de motel cheap. Heureusement, il y a des récits de voyage moto comme celui de Maryse Hébert qui nous permettent de nous évader un peu. Bienvenue au Cross Egypt Challenge.

C’est une femme souriante et pleine de vie qui répond à mon appel vidéo. Elle a des yeux curieux et passionnés, un baume pour l’âme dans la morosité de l’automne.

En octobre 2019, après avoir magasiné les voyages de moto à l’international, Maryse marque un X sur l’Égypte. Elle vient de s’inscrire au Cross Egypt Challenge, un rallye d’endurance pour moto et scooter qui guide les participants sur quelques-unes des plus belles routes poussiéreuses du pays des pyramides, des minarets et du Nil.

Le rallye d’endurance de motos et scooters de cross-country est organisé sur les routes et les pistes les plus difficiles d’Égypte. Distance totale: jusqu’à 3000 kilomètres, soit de 200 à 500 km par jour. Ce qui a débuté comme un défi lancé entre cousins de voyager en scooter d’une ville à l’autre est rapidement devenu une opportunité d’attirer des touristes étrangers dans un pays malmené par les médias depuis la révolution du Printemps arabe. Aujourd’hui, le rallye accueille tous les types de pilotes, des amateurs aux professionnels. À chaque édition depuis 2012, une poignée de Canadiens et Canadiennes participent à la course.

Ici, Maryse conduit une Harley-Davidson Fatboy. De l’autre côté du globe, elle choisit plutôt d’enfourcher un scooter pour son périple. «La plupart des motos à louer sur l’expédition étaient des motos aventures, donc des motos trop hautes pour ma taille. Alors, j’ai décidé d’essayer de faire le Cross Egypt Challenge en scooter.» Pourquoi ne pas ajouter un peu de défi dans le… défi? Parcourir des distances qui varient de 175 à 460 km par jour, la machine au fond à 80 km/h sur des routes hasardeuses, sous un soleil de plomb pendant 10 jours, c’est peut-être ça le vrai challenge. Et même si le voyage a été éprouvant par moment, au final, ce sont les rencontres, les paysages désertiques, l’architecture millénaire et les bons souvenirs qui restent. Chaque roadtrip a son histoire.

Un voyage organisé en moto pour une aventurière dans l’âme n’est pas un peu contraignant? L’accompagnement par des guides locaux a fait toute la différence selon Maryse. Ce sont eux qui ont dirigé le groupe vers des petits bijoux loin des circuits touristiques. «J’ai eu accès à une autre facette de l’Égypte. Ensuite, je poursuivais mon voyage seul. Pour débuter, c’est un bon moyen de faire connaissance avec un pays.» Avec ses cheveux colorés et sa peau tatouée, les jeunes Égyptiennes qu’elle croisait voyaient davantage une rockstar qu’une pilote de moto, innombrables demandes de selfie à l’appui. « Les femmes qui pratiquent la deux roues en Égypte sont rares. Je représentais pour elles une liberté à laquelle elles n’ont pas facilement accès. C’est dans ces moments que l’on réalise à quel point nous sommes chanceuses et privilégiées d’être nées au Canada.»

Maryse a été charmée par le pays qu’elle a découvert en participant à ce voyage moto. Et l’Égypte, elle compte y retourner très bientôt. D’ailleurs 2021 marquera le 10e anniversaire du Cross Egypt Challenge. Pour l’occasion, l’organisation promet une édition spécialement mémorable. Souhaitons qu’on ait tourné la page sur la pandémie…

Plus d’info, visitez le Cross Egypt Challenge.

Photos: Maryse Hébert et Cross Egypt Challenge.

Au début juin l’an dernier, Julie Lemay est partie en direction du Babes Ride Out East Coast à Narrowsburg dans l’État de New York avec sa gang de girls… et les chums qui allaient passer la fin de semaine de leur côté, dans un Airbnb. Les filles d’un bord, les gars de l’autre.

De tels souvenirs, j’en ai accumulé quelques uns tout au long de mes dix jours de voyage. Chacun d’eux m’ont apporté leur dose de dépaysement, d’authenticité et de joie profonde. Autant de paysages traversés et de rencontres qui m’ont reconnecté à moi-même, à la vraie vie, à la vie simple. En voici trois qui m’ont marqué.

Texte et photos : Alexandre Métier Suivez les aventures d’Alex Métier, tous les mardis du mois d’avril. Partie 1 : S’extirper de son quotidien. Partie 2 : Lâcher prise. Le comptoir en bois du Wagon Wheel Saloon situé à Patagonia est usé par les voyageurs égarés et assoiffés qui s’y acoudent. Je ne fais pas exception. Ma monture est garée à l’extérieure. J’ai la bouche pâteuse et l’estomac dans les talons. L’air hagard après des km balayé par le vent, j’attends avec impatience ma pinte de blonde et mon premier burger du voyage. J’ai quitté Phoenix il y a trois…

Si faire le tour du monde vous semble chimérique, si ce rêve vous semble inaccessible, et si vous n’imaginez pas un instant qu’un voyage à long ou court terme soit à la portée de tous, croyez-moi sur parole, il n’en est rien. Nous sommes de plus en plus nombreux à sauter le pas et si la plupart d’entre nous y parviennent, pourquoi pas vous ?