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Les garages moto do-it-yourself: on veut une belle vibe, des gars et des filles pour parler de nos projets et un divan vintage où déboucher une froide et parler de route. Première pour Montréal, un garage DIY prévoit ouvrir ses portes au printemps 2021 dans le quartier Villeray. On a rencontré l’équipe derrière le projet.

ONELAND: Comment est née l’idée de créer un garage do-it-yourself (DIY) ici à Montréal?

RAPH: Le concept d’atelier moto DIY n’est pas nouveau, mais c’est en parlant de l’idée que je me suis rendu compte qu’on était plusieurs à avoir besoin d’un espace complet pour un, ou de nombreux, projets moto. Puis c’est aussi avoir l’envie de partager ses connaissances et d’apprendre de celles des autres. 

O: Le moodboard que vous nous avez envoyé présente des photos du Brother Moto, à Atlanta. C’est une de vos sources d’inspiration?

R: Exact! Là-bas, ils combinent garage, boutique et café.

O: On a vu plusieurs de ces garages dans le Canada anglais, aux États-Unis et en Europe avec des endroits comme Moto Revere, Lucky Wheels Garage ou MYMY Rider. Quel genre de lieu préparez-vous pour Montréal?

R: Un endroit où il est possible de réparer soi-même sa moto, d’avoir accès à des outils spécialisés, de faire des formations, de rencontrer d’autres passionnés, etc. L’idée, c’est de rendre accessible la mécanique moto, en partant du principe qu’on a plus de fun avec son bike quand on le connaît par cœur.

O: Et comment on pourra accéder au garage partagé?

R: Ce qu’on a en tête, c’est d’offrir un espace de réparation tout équipé en location à l’heure, à la demi-journée ou à la journée avec un accès à tous les outils et conseils nécessaires. Avec ou sans moto, c’est un grand espace pour rassembler le monde autour d’un café, d’une bière ou d’un ajustement de carburateurs. Un abonnement annuel sera nécessaire pour utiliser les stations. On pourra aussi prendre une passe de journée pour essayer l’espace avant.

O: Des prérequis pour tourner le wrench et se salir les mains?

R: L’atelier moto est un espace inclusif et ouvert à tous sans aucune discrimination. Pour tous les amoureux d’huile à moteur, de graisse, d’essence, de roadtrip, d’aventures, de trucs faits à la main, de bonnes vibes et de projets fous! 

O: Où en êtes-vous rendu dans le processus? 

R: On a trouvé un grand local dans le quartier Villeray. On est présentement en recherche de partenaires intéressés à y ouvrir un comptoir café et aussi des mécanicien(e)s. 

O: On a entendu plusieurs entrepreneurs qui souhaitaient ouvrir un garage commun nous dire que le plus gros problème, c’était d’arriver à assurer l’espace. Et pour tous ceux qui ont essayé avant, c’est l’étape où l’on baisse les bras. Auriez-vous réussi l’impossible?

R: C’est tricky en effet, il faut surtout trouver le bon courtier. C’est vrai qu’aux États-Unis, c’est super courant, alors qu’ici c’est beaucoup plus compliqué. Il faut s’inspirer des ateliers DIY comme celui des Affûtés, où tu deviens membre pour utiliser les outils spécialisés pour travailler le bois. Ici, c’est pour de la mécanique moto. Ce n’est pas un projet facile et c’est d’abord et avant tout un labor of love mais on pense avoir trouvé une formule qui fonctionne!


Avec un abonnement annuel, voici ce que Garage de Course souhaite offrir en libre-service à ses membres. 

Garage de course – phase 1

  • Changement d’huile
  • Changement de pneus / crevaison
  • Tune-up général 
  • Entretien ou changement de chaîne
  • Ajustement de carburateur
  • Changement de batterie / travaux électriques
  • Modifications customs
  • Accès à tous les outils nécessaires
  • Accès aux conseils d’un technicien
  • Station de lavage
  • Remorquage de chez vous à l’atelier
  • Commande et livraison de pièces spécialisées
  • Rides organisées
  • Un espace boutique
  • Un comptoir café
  • Des événements
  • Farmers market

Garage de course – phase 2

  • Salle de peinture
  • Station de sand blast / vapor blast
  • Station de soudage (formation obligatoire)

Des idées? Envie de collaborer? Contactez garagedecourses[a]gmail[.]com

Photos du moodboard Brother Moto, Atlanta, Georgie.

Maintenant en librairie, le livre moto qui lève le voile sur 100 d’histoire deux roues dans notre province. La moto au Québec n’est pas une affaire d’excès de vitesse ni de hors-la-loi: c’est une ode à la liberté, une célébration de la communauté et l’héritage d’un mode de vie sur la route.

Des policiers qui patrouillent l’hiver en Harley-Davidson, un rassemblement épique à Alma, l’origine de l’expression « show d’boucane », des bécanes made in Québec, des familles de motards légendaires, l’évolution des clubs et des rassemblements, des figures marquantes de la culture pop : l’histoire de la moto dans la Belle Province est riche en découvertes surprenantes. Du début du XXe siècle jusqu’à nos jours, la deux-roues a joué un rôle clé dans nos déplacements, notre protection, nos loisirs, notre divertissement. Ce livre, rédigé en histoires courtes, braque les projecteurs sur cet engin qui illustre l’évasion et la conquête des grands espaces. Il se lit comme un poker run où chaque anecdote est une carte de notre histoire.

À tous ceux et celles qui ont écrit l’histoire.
Aux hommes et aux femmes qui, 100 ans avant nous, ont vu dans la moto un symbole d’indépendance et d’aventure.


LIBERTÉ, ASPHALTE ET LÉGENDES, 100 ans de moto au Québec

Auteurs : Catherine David et Charles-Édouard Carrier
Préface de Michel Barrette
240 pages
Parution : 14 octobre 2020
Prix : 32,95 $ (papier) et 24,99 (numérique)
Éditeur : Les Éditions de l’Homme

Photos tirées du livre.

Le Temple de la Renommée de la Moto du Canada abandonne son nom et devient le Panthéon Canadien de la Moto. Plus court et dynamique, cette nouvelle appellation a permis à l’institution de se doter d’un nouveau logo plus lisible et plus clair symboliquement.

«Selon notre analyse, le lien entre les roues et la moto n’était pas évident dans le logo initial et les noms [anglais et français] étaient écrits en trop petits caractères», précise l’agence Muse Marketing.

La refonte a ensuite été confiée au graphiste Dean de St. Croix. Pour créer le nouvel emblème, celui-ci a repositionné et réactualisé les éléments qui le comporte.

Doté de sa nouvelle image, le Panthéon est maintenant prêt à continuer sa mission de préserver et promouvoir l’histoire du motocyclisme canadien, en sa qualité d’association sans but lucratif reconnue comme organisme de bienfaisance.

Banquet 2020 reporté

Le quinzième banquet annuel d’intronisation qui devait avoir lieu en novembre 2020 à Montréal a été reporté à l’année prochaine. François Cominardi, directeur du Panthéon au Québec, espère que tout sera rentré dans l’ordre: 

«Je suis très fier de participer au rayonnement des pilotes québécois dans le sport canadien. Car nous avons des champions exceptionnels au Québec qui ont marqué l’histoire. Le banquet vient à Montréal tous les quatre ans. C’est vraiment une fête de retrouver l’industrie réunie fraternellement auprès des intronisés. On se voit en novembre 2021 pour le banquet à Montréal, parce que le virus de la passion moto est plus fort que tous les autres.»

Cette année, les huit légendes et champions choisis par le comité sont:

  • Claude Bergeron, compétiteur (en photo d’en-tête)
  • Guy Giroux, contributeur/Compétiteur
  • Ben Milot, compétiteur
  • Scott Shane, compétiteur
  • Nathaniel Bossum, contributeur (décédé)
  • Hélène Boyer, contributrice
  • Paul Fournier, préparateur
  • Marcel Nadeau, Préparateur (décédé) – volet historique

À noter qu’Hélène Boyer est la première Québécoise à faire son entrée au Panthéon.

Pour en savoir plus sur le Panthéon Canadien de la moto ou pour soumettre une candidature, rendez-vous sur canmoto.ca.

Grosse nouvelle pour l’univers de la moto en ligne. Iron & Air Media, éditeur indépendant d’Iron & Air Magazine, a acquis Bike EXIF. Mine de rien, dans le monde indie de la moto, c’est un véritable game changer. On vient de regrouper ensemble du géant de la nouvelle vague.

Le premier est un magazine trimestriel papier qui met de l’avant des histoires sur la moto et l’évolution de cette communauté de passionnés. Le deuxième, c’est la destination numérique par excellence pour de la custom culture avec un répertoire de plusieurs centaines de motos signées par les plus grands builders du monde entier.

La puissance combinée de ces deux marques constituera la première destination moto du monde où les passionnés peuvent découvrir les dernières machines personnalisées, les constructeurs émergents, les innovations dans la conception et la fabrication, et célébrer la moto et les endroits où cela nous mène.

Lors de l’annonce, les cofondateurs d’Iron & Air Media, Adam Fitzgerald et Gregory George Moore déclaraient dans un communiqué de presse : « Nous avons longtemps pensé que Iron & Air Magazine et Bike EXIF ​​seraient le parfait complément, l’un pour l’autre. Maintenant que nous sommes les deux faces d’une même médaille, les ressources rendront les deux plateformes encore plus solides et nous permettront de fournir encore plus de contenu sur la culture moto au sein de l’industrie. Nous sommes ravis d’offrir aux passionnés encore plus d’expériences analogiques et numériques haut de gamme via notre écosystème : notre magazine, notre site Web et nos réseaux sociaux. »

L’éditeur de Bike EXIF ​​- Chris Hunter, un Anglais basé en Nouvelle-Zélande – poursuivra son rôle de rédacteur en chef de Bike EXIF. Le travail entre Hunter et Iron & Air Media est déjà en cours pour mettre en œuvre un nouveau plan stratégique et de nouvelles entreprises pour chaque marque. «Depuis les premiers numéros, je suis un lecteur et admirateur d’Iron & Air Magazine. Les meilleures histoires, des photographies magnifiques et des compétences technologiques. Tout y était. Alors la chance de travailler ensemble était impossible de refuser. »

Bike EXIF, avant l’acquisition, comptait plus d’un million de pages vues par mois. La présence de presque toutes les marques sur le site, le contenu de qualité et la constance des publications a permis à Bike EXIF d’avoir une impressionnante portée combinée sur les médias sociaux – à hauteur de plus de 3,5 millions d’abonnés sur Facebook, Instagram et Pinterest. Conjointement, les deux marques ont également plus de 150 000 abonnés à la newsletter.

En réaction à cette acquisition, Thor Drake, propriétaire de See See Motor Coffee Co. et fondateur de The One Motorcycle Show a dit : « Iron & Air, avec un sens aigu du détail, met en évidence la résurgence de la moto classique. Le partenariat entre BE et I&A est la relation symbiotique parfaite – un lieu pour dynamique et interactif en ligne et la crème de la crème dans le mode du magazine imprimé. Quand la marée monte, tous les bateaux lèvent ensemble. Je suis ravi de voir le partenariat prendre vie. »

Pour plus d’information, visitez les sites Iron & Air Magazine / Bike EXIF.

Harley-Davidson ouvre toutes grandes les portes de son garage et permet aux motocyclistes de goûter à la sensation de fendre le vent au guidon d’une de leur moto dans leur région respective. Testez l’agilité d’une Sportster, la puissance d’une Softail ou le confort d’une Road King, rien n’a jamais été aussi facile. En trois étapes simples, il est possible planifier un essai routier pour n’importe quel modèle Harley-Davidson directement chez le concessionnaire le plus près de chez soi.

Voici comment s’y prendre :

Étape 1 : Choisir sa moto

Étape 2 : Trouver un concessionnaire

Étape 3 : Entrer ses coordonnées

Et voilà le tour est joué!

Bien sûr, vous pouvez aussi vous présenter directement chez votre concessionnaire Harley-Davidson sans avoir réserver sur internet.

Pourquoi un essai routier?

Rouler est une expérience des plus transcendante. Sentir la puissance du moteur, s’exposer aux éléments, se libérer de la cage d’acier, tracer sa route, suivre son instinct sont toutes des sensations que vous procure la conduite d’une motocyclette. Harley-Davidson à compri que cette sensation ne s’explique pas. Il n’y a qu’une seule façon de saisir l’ampleur du plaisir de rouler, c’est de le faire, de prendre le large et de l’essayer.

Avec votre casque et votre permis en poche, mettez à l’épreuve les plus récents modèles Harley-Davidson. Réservez votre essai routier dès maintenant.

3 clics. Et l’aventure. Cliquez ici pour réserver votre essai routier.

To read in English, click here.

Salut Otto! On combat la distance, le décalage horaire et les horaires surchargés avec une entrevue question/réponse par courriel pour parler de Biltwell et la marque de pneus Metzeler. Merci de faire ça avec nous. Donc tout d’abord, quel est ton rôle chez Biltwell?

Salut! Qu’est-ce que je fais chez Biltwell? Eh bien, mon premier travail ici a été de construire les bureaux de notre ancien bâtiment. Littéralement, monter les murs, poser le gypse! Bill et McGoo (cofondateurs) sont devenus mes amis et ils savaient que j’aimais la moto. Ils ont donc sollicité mon aide pour leurs événements, puis cette nouvelle chose appelée « médias sociaux ». Ils m’ont aidé à sortir de la construction et à m’ont donné plus de responsabilités à mesure que notre relation grandissait (je vous en serai toujours reconnaissant!). Maintenant, j’aide avec nos événements, des tonnes de médias sociaux et bien sûr, la promo de Biltwell. Quand on me le demande, je participe aussi au marketing et à la R & D, et je dirige également notre équipe de service à la clientèle, petite, mais motivée. Nous avons une équipe serrée ici et je suis fier d’en faire partie depuis près de 7 ans maintenant.

Sans surprise donc, t’aimes la moto. Quel genre de rider es-tu? Urbain, hors route, solo, long road trip? Un mélange de tout?

Quel type de pilote suis-je? Pas très bon! Ça fait environ 12 ans que je fais de la moto. J’adore les longues rides dans les États de l’ouest du pays. J’ai parcouru l’ouest avec mon FXR ou mon chopper. Aussi, une partie de Baja sur une Honda XR400, une bande de la Californie hors route. J’ai piloté une TT500 1976 dans certaines courses. J’ai fait un peu de tout, j’imagine, mais rien de tout ça à un niveau élevé.

J’ai fait des recherches et j’ai découvert que tu as fait le NORA Mexicain 1000 sur un Sportster. On parle quand même de 1 300 km de chemins de terre au cœur de Baja. C’était une bonne idée ou une fausse bonne idée, le Sportster 883 pour cette aventure?

Haaa, t’as vu notre course NORRA hein? C’était quelque chose imaginé par notre responsable de marque, Barnacle Bill, et nous n’y avons pas trop réfléchi avant que lui et notre mécano Rouser n’aient commencé à construire la moto! Nous avons fait ce que beaucoup disaient impossible à faire et semblerait que nous en avons beaucoup d’autres avec choisir un Sportster pour cette course dans le désert. Baja sur un bike de 500 livres n’est pas facile, mais c’est une histoire que je raconterais toute ma vie!

T’as été choisi comme ambassadeur pour la nouvelle gamme de pneus, les Metzeler CruiseTec. Que penses-tu de ces pneus de performance conçus spécialement pour V-Twin?

Je travaille avec les produits Metzeler depuis que je fais de la moto. J’ai toujours été fan de leurs pneus pour leur longévité, leur fiabilité et de leur prévisibilité. La série CruiseTec fait toutes ces choses, mais encore mieux que son prédécesseur, le 888 (ou même le 880 d’avant). Et ça look très bien en plu

s. Je viens de faire presque 1000 milles à Baja lors de la El Diablo Run avec ma copine en backseat. Je les adore.

Depuis quand roules-tu avec les CruiseTec? Tu les as sur ton FXR, c’est bien ça?

Yessir, j’ai les pneus CruiseTec sur mon FXR. C’est mon bon vieux bike, parfait pour rouler solo ou à deux. J’assemble un nouveau chopper et j’ai aussi des Metzelers montés dessus. Mes motos hors route ont toutes eu des Metzeler 360’s.

Pour pousser ces pneus à la limite, quel serait le parcours idéal? Disons que nous avons beaucoup de chance, qu’on est en Cali et qu’on va rouler avec toi pour un test-ride?

Bon test des pneus CruiseTec? Death Valley en été… ou la 395 jusqu’à Reno. Tout ce qui est climat chaud est dur pour les pneus. Les Metzelers m’ont toujours bien servi sur ces routes. Baja peut être brutal aussi! Si t’es game!

#ThisIsCruisetec | Otto Deutsch

#ThisIsCruisetec | Did Otto from Biltwell Inc. get what he wanted out of the CRUISETEC? It all comes down to #PerformancePerfected.

Publiée par Metzeler sur Mercredi 13 mars 2019

Avec la marque Biltwell, vous organisez de nombreux événements moto dans le monde entier, et beaucoup d’entre eux, comme le Roll The Bones, par exemple, sollicitent votre support. Ce n’est pas toujours facile de mesurer le résultat de ces partenariats, alors qu’est-ce qui te fait dire que c’était un bon coup pour la marque?

J’ai quelques secrets pour mettre de la pression et secouer les promoteurs d’événements que je ne peux pas dévoiler… MAIS nous aimons les événements qui font la promotion de notre mojo « Ride, fun » Et si vous avez des photos ou des hashtags, on aime bien ça aussi! Nous avons construit de très bonnes relations au fil des ans avec différents partenaires et travailler avec les mêmes personnes à plusieurs reprises nous permet de pouvoir compter sur elles pour nous guider sur ce qui sera le mieux pour l’événement, pour les participants et, finalement, pour la marque Biltwell.

Beaucoup de choses ont changé dans l’industrie de la moto au cours des 10 dernières années, et Biltwell a joué un rôle important dans ce changement majeur en mettant le spotlight sur toute une nouvelle génération de motocyclistes. Selon toi, quels sont les défis qui faudra surmonter dans le monde la moto dans les prochaines années?

Je pense que si les entreprises et les marques n’offrent pas une réelle valeur ajoutée à leurs produits, elles auront du mal à attirer et à fidéliser leurs clients. Cette nouvelle génération de riders peut sentir la frime rapidement. Ils ne sont pas stupides, ils valorisent le fun, mais aussi l’honnêteté et surtout… leur temps. Personne ne veut perdre son temps. Je pense qu’on s’en sort bien ici avec Biltwell parce que nous comprenons ces choses ET aimons vraiment les motos. On travaille dur pour fabriquer des pièces et des casques que nous utilisons et en lesquels on croit. Je pense que de nombreuses marques auraient avantage à avoir quelques motards dans des positions clés pour mieux comprendre tout ça. Mais bon, c’est seulement mon avis…

Merci encore à toi et à Biltwell pour votre soutien avec Roll The Bones!

Merci à vous de faire des trucs cool. C’est quelque chose qu’on supportera toujours, s’amuser et rider. Anytime, dude!

www.rollthebones.ca | Facebook : /rollthebonesmtl | Instagram : @rollthebonesmtl

Il faut le dire d’emblée, Oneland est plus connu pour ses portraits ou ses récits de voyage que pour ses essais routiers. C’est pourquoi on a été un peu surpris quand Husqvarna Canada nous a proposé deux billets en direction du Portugal pour aller essayer la Svartpilen 701. Mais vous savez, tester une nouvelle moto dans un pays qui fait rêver… disons qu’on n’a pas trop posé de questions et qu’on s’est empressés de dire oui avec plein de points d’exclamation.

Attachez votre casque avec de la broche !

C’est à Lisbonne, au restaurant de l’hôtel Fontecruz, après la conférence de presse, que Charles-Édouard et moi rencontrons Costa Mouzouris. Journaliste moto d’expérience, ancien coureur de piste, le Montréalais n’est pas à son premier lancement ni à son premier essai routier. Il n’est pas aussi impressionné que nous par l’hôtel, avenue Liberdade, ou par le logo Husqvarna imprimé sur la pâte d’amande qui trône sur notre dessert à la fin du repas. J’ai 1000 questions à lui poser sur le déroulement. «Demain, tu vas rouler avec des professionnels. Ça va aller vite. Ils vont zigzaguer entre les voitures. Ça se peut aussi qu’il y ait des manoeuvres que tu considères hasardeuses. Dans tous les cas, respecte ta limite.» Je note.

Trop chill pour les pros

Jeudi matin, 8h00. On est tous rassemblés dans le lobby de l’hôtel. On est divisés en trois groupes. Je tâte le pouls des gens présents. Il y a Wes Reyneke journaliste pour Bike Exif qui, à l’instar de Costa, collectionne les lancements de moto à l’international comme d’autres collectionnent les sous-verres. Il y a William Perretti, 22 ans, deux ans de Supermoto, puis cinq ans de moto sur les routes corses (lire un habitué de la vitesse et des routes qui tournent à l’infini). Graham Jarvis, pilote d’Enduro Extrême et membre du Factory Team Rider d’Husqvarna. Il a remporté quatre fois le Scottish Six Days Trial, neuf fois fois le Scott Trial, cinq fois le British trials Champion pour ne nommer que ceux-là. Bref, cet homme sait manier la machine avec autant de précision que Lucky Luke manie le pistolet. Et bien sûr, mon coéquipier Charles-Édouard.

William Perretti en action!

Notre groupe décolle vers 9h00. On sort rapidement du centre-ville pour emprunter l’autoroute. Et braaaaaaaaaap, ça décolle! La petite Svartpilen 701 en a dans le ventre. L’odomètre monte. À 135 km/h, j’abdique, je ne veux pas suivre le groupe au-delà de ça même si j’ai l’impression que la moto tient aussi bien la route qu’une moto de course. Charles-Édouard, pour sa part, abandonne à 150. Le groupe se divise en trois. Les pilotes en avant, celui qui ferme le convoi et moi derrière et Charles-Édouard perdu quelque part entre les deux. C’est ainsi qu’après seulement 15 minutes de ride on se perd. Oneland est définitivement plus en mode touriste qu’en mode racing.

Décidément fiable

Svartpilen en français signifie flèche noire. Ce qui lui va très bien. Dans ce peloton, je ne suis peut-être pas l’archer le plus expérimenté, mais ça ne gêne en rien mon appréciation de la ride. Sur les routes sinueuses du Portugal, j’apprécie la largeur du guidon qui m’offre une excellente stabilité, l’antipatinage qui me sauve dans une courbe rocailleuse en tête d’épingle et les freins ABS appliqués d’urgence derrière un camion cube après une courbe à l’aveugle. En ville, c’est la douceur du levier d’embrayage et la hauteur de la Svartpilen qui me séduit. Ni trop basse ni trop haute, un must pour les arrêts fréquents. Dans cette grande joute du chat et de la souris, je n’ai pas le réflexe d’essayer le Easy Shift qui permet de changer les vitesses sans appuyer sur le levier d’embrayage. Et à vrai dire, je n’ai pas encore vraiment compris l’utilité de cette fonction.

Un modèle résolument moderne

En fin de journée, on retourne en ville dans le quartier LX Factory. Cette ancienne fabrique de tissus a été réaménagée en un petit village où on y trouve en autres, restaurants et bar branchés, boutiques de créateurs, centre de coworking pour start-up… un mélange écclectique et soigné entre le passé et le présent. Un peu comme la Svartpilen, à son tour un amalgame futuriste, qui conjugue l’époque de la moto flat-track et des lignes scandinaves épurées. Pas de chrome, que du noir et de belles lignes droites. Less is more disent les adeptes du design minimaliste.

Là-bas, on prend des photos avec nos montures en se la jouant un brin. Charles-Édouard se donne particulièrement et sort de son shooting photo avec la mention «Pussy Magnet» attribuée par le photographe. Une appréciation non négligeable de la part de Sebas Romero, photographe de mode barcelonais qu’Huqsvarna a fait voyager spécialement pour l’occasion. Dans cet environnement créatif et industriel, la Svartpilen se marie au décor. Je crois, effectivement, qu’elle saura plaire à l’explorateur urbain qui aime se faufiler en ville, au célibataire qui ne veut pas s’encombrer d’un où d’une backseat (ça se fait, mais je donne pas cher du confort), aux femmes raffinées ou à une clientèle jeune et avant-gardiste qui cherche à la fois l’efficacité et l’originalité.

Boucler la boucle et recommencer

Comme à un fil d’arrivée, c’est avec soulagement et une fierté certaine qu’on gagne notre hôtel. Le soir, entre deux bouchées, de retour dans le quartier LX Factory, Costa me précise que la plupart des essais routiers en Europe ressemblent à celui-là. «J’espère que ça ne t’a pas trop intimidé et que tu vas accepter les prochaines invitations, me dit-il.» Avec grand plaisir !… et une légère pointe d’appréhension. Paulo Coelho disait : «Il n’y a qu’une seule chose qui rend un rêve impossible à réaliser : la peur de l’échec.» Et ce n’est certainement pas demain que je vais laisser la peur me guider.

La Svartpilen 701 est disponible au Québec à partir de 13 399$.

Svartpilen 701 2019 – Fiche technique (selon le constructeur)

Type de moteur : Monocylindre, 4 temps
Cylindrée : 692,7 cc
Alésage/course : 105 mm / 80 mm
Démarreur/batterie : Démarreur électrique / 12 V 8,6 Ah
Boîte de vitesses : 6 rapports
Alimentation : Injection électronique Keihin, corps de papillon de 50 mm
Réduction finale : 16:40
Refroidissement : Liquide
Embrayage : Embrayage anti-dribble APTC à commande hydraulique
Cadre : Cadre à treillis tubulaire en acier au chrome-molybdène
Faux cadre : Aluminium
Suspension avant : Fourche inversée WP 43 mm
Suspension arrière : Monoamortisseur WP avec tringlerieFreins avant/arrière : Frein à disque 320 / 240 mm
Pneus avant/arrière : Pirelli MT60RS, 110/80R18; 160/60R17
Angle de chasse : 25°
Déport du t de fourche : 28 mm
Empattement : 1 436 ± 15 mm / 56,5 po ± 0,6 po
Garde au sol : 164 mm / 6,5 poÀHauteur de selle : 835 mm / 32,9 po
Capacité réservoir : 12,0 l / 3,2 gal
Poids sans carburant : 158,5 kg / 349,4 lb

 

Cet article est commandité par Ride The Highlands et Ottawa Valley Travel.

Texte: Roxanne Bergeron

J’ai pris la route avec l’équipe de Oneland pour partir à la découverte des hautes-terres, en Ontario. D’abord curieuse d’explorer ce coin de pays jamais visité qui mène vers le Nord, j’ai rapidement constaté que cette région avait tout pour me plaire. De grands espaces et une capacité à transformer une excursion routière en expérience qui va au-delà des souvenirs de courbes incroyables et de paysages époustouflants. Les hautes-terres, c’est avant tout une route de bâtisseurs qui ont fait de cette région un lieu unique pour sa nature imposante et ses nombreux attraits.

La 41 vers Denbigh. Photo : Jake Jones.

ARRIVER À CALABOGIE

Après les quelque 315 km qui séparent Montréal de Calabogie, on stationne nos motos au Calabogie Peaks Resort. Nous sommes attendus par nos hôtes Chris et Mélissa qui nous invitent au restaurant de l’hôtel, le Canthooks, pour l’apéro. Réchauffé par le feu de foyer qui décore le bar, on se lance charmés par l’impressionnante sélection de bières artisanales et locales en fût, une attention non négligeable lorsqu’on découvre une région et qu’on souhaite s’imprégner de la typicité du lieu.

Calabogie Peaks. Photo : Jake Jones.

À table, le chef Mark Jones vient nous rejoindre et nous parle de ses coups de cœur sur le menu. Le choix est difficile, tout à l’air délicieux et on est affamé. Alors on goûte à tout! Pendant le repas, celui qui est aussi le directeur de la restauration et l’apiculteur de l’hôtel, nous explique à quel point il est sensible à l’importance d’acheter localement ses aliments. C’est pour lui une façon d’offrir des produits frais tout en mettant de l’avant le savoir-faire des producteurs et artisans de sa région.

En dégustant un Reunion Moonshine aux pommes de la distillerie Top Shelf, qui donne l’impression de boire de la tarte aux pommes, on fait le bilan de notre repas. Unanimement, gros crush pour les ailes de poulet grillées plutôt que frites et la salade César déconstruite. Tous les ingrédients sont si justement dosés que ça crée une subtilité de saveurs. Cette salade est dans mon top 3 des meilleures à vie.

Canthooks. Photo : Jake Jones.

LES COURBES, LE CAFÉ ET LES COULEURS D’AUTOMNE

Jeudi matin. Avant de prendre la route, on prépare notre journée dans les Hautes-terres. Les cartes sont déployées sur la table et ça discute. Ça débute avec un trajet sur une chaussée humide et une brume dense qui se dissipe en milieu d’avant-midi, juste à temps pour notre arrêt pour un café au Madawaska Kanu Centre, situé sur une toute petite route longeant la rivière Madawaska. Le lieu est reconnu pour ses activités de descente en kayak et rafting. On goûte à la spécialité, un latté à l’érable crémeux fait à partir de grains de café torréfiés localement par la Madawaska Coffee Co. Entre méditation et contemplation, devant la rivière, on a la douce impression d’être encore plus branchés à la nature des Hautes-terres. 

Madawaska Kanu. Photo : Jake Jones.

On reprend la route, la Siberia pour être précis. Grâce à la carte qui présente les trajets planifiés par l’équipe des Hautes-terres en moto, on se fait un itinéraire en direction de Wilno pour s’arrêter à la Wilno Tavern. C’est ce qui est génial avec leurs trajets : tout est super bien indiqué et les distances entre les différentes attractions proposées sont, pour la plupart, courtes. Ça permet de faire plusieurs activités dans une même journée tout en profitant d’une route qui, d’un arrêt à l’autre, est toujours magnifique, sinueuse et peu achalandée.

COMME EN POLOGNE

À la légendaire Wilno Tavern, on est accueilli par un vieux routard sympathique, une légende du coin qui a traversé les É.-U. sur sa vieille Rebel 500 avec sa femme assise derrière. Pour ce repas typiquement polonais, on est entre bonnes mains avec Audry, qui y sert depuis plus de 30 ans the best perogies of the entire world, les meilleurs au monde. On suit le guide et on opte tous pour la Hearty Combo Platter. Saucisse polonaise, choucroute, cigare au chou, un gros pérogie et patates pilées maison. BOOM!

Wilno Tavern. Photo : Chris Hughes.

On combat l’envie de faire une sieste avec un sugar rush. Pudding au pain maison couronné d’un carré de sucre à la crème fondant. C’est un brin décadent, mais on se convainc que le sucre nous fera grand bien!

RENCONTRE SOUTERRAINE

La journée continue en prenant le chemin Opeongo et avant d’atteindre Bonnecheres Caves, on s’arrête pour jeter un coup d’œil au paysage et l’étendue qu’offre Foymount, plus haut point peuplé de l’Ontario situé à 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. 

Foymount, la ville habitée la plus élevée de l’Ontario. Photo : Jake Jones.

Prêt pour une nouvelle aventure, c’est maintenant l’heure de descendre sous terre dans les caves fraîches de Bonnechere avec notre guide Chris. On découvre un homme ouvert d’esprit qui a à cœur le bien-être et le développement de sa communauté. Avançant à tâtons dans la galerie souterraine, on rejoint deux musiciens habillés en costume d’époque qui nous attendent en jouant un hymne classique au violon et à la contrebasse. On s’installe alors pour un concert qui durera 30 minutes allant des classiques folks régionaux à la Bastringue de la Bolduc, un des moments les plus improbables de notre aventure! Le propriétaire, Chris, explique qu’il organise des repas gastronomiques et des concerts dans les caves. Ces soirées affichent complet en quelques jours seulement.

GO REDNECK, OR GO HOME!

On fait le calcul et on conclut qu’on croise plus de dindes sauvages que de voitures sur la route du retour vers notre condo au Calabogie Peaks Resort. Pour clôturer la journée, on opte pour le Redneck Bistro. En plus d’offrir les classiques comme des fish and chips, steaks et autres burgers, le Redneck Bistro est axé sur une cuisine réconfortante de style Southern Cooking. C’est parfait parce qu’on a justement grand besoin de chaleur. Avec la grande sélection de bières de micro-brasseries locales, ainsi qu’une sélection de cocktails et de vins, la chaleur viendra rapidement. Le décor s’inscrit parfaitement dans le style rustique moderne et je suis encore épatée par le nombre de bouquets de fleurs fraîches disposés un peu partout. Ça peut sembler banal, mais on saisit tout le love que la proprio met à préparer ces bouquets pour agrémenter les lieux. Et du love, il n’y en a jamais trop dans un resto. Les Hautes-terres ont définitivement tout pour plaire aux motards que nous sommes.  

Redneck Bistro. Photo : Chris Hughes.

Question de vous familiariser avec la culture gastronomique anglo-saxonne, je me dois de vous faire quelques précisions. Première constatation, les Anglais ont tendance à manger les viandes et poissons beaucoup plus cuits que nous. Si vous voulez un steak médium/saignant, je vous invite à le commander saignant. Deuxième constatation, le degré de tolérance au piquant est vraiment relatif. Pour ne pas se retrouver avec un Bloody César qui arrache les amygdales à chaque gorgée, je suggère de répondre NON quand la serveuse te demande si on le veut hot, quitte à rajouter quelques gouttes de tabasco pour combler le besoin de feu intérieur. C’est toujours plus simple d’en ajouter que d’en enlever quand on parle de spicyness

AU-DESSOUS DE ZÉRO

Dernière journée sur la route et conscients du froid annoncé pour notre dernière sortie, on décide de modifier l’itinéraire prévu pour rouler au soleil le plus longtemps possible. On prend le temps de bien déjeuner avant d’embarquer sur nos machines aux sièges couverts de givre. Ce que j’ai adoré ce matin-là, c’est de constater que malgré l’envie de profiter au maximum des Hautes-terres, on s’entend tous sur l’idée de respecter les limites personnelles. Tout le monde n’a pas la même tolérance et expérience à rouler dans ce genre de conditions et j’ai senti que le bien-être de tout un chacun était primordial. C’est génial de rouler avec des gens qui comprennent ça. Le flow est vraiment bon entre nous.

Opeongo Road. Photo : Jake Jones.

Notre hôte, Chris, nous avait parlé d’un lieu reconnu pour ses brioches à la cannelle. Ce sera notre premier arrêt de la journée. Situé sur la rue principale de Pakenham, le Pakenham General Store est à la fois une boutique, une épicerie, une galerie d’art et une boulangerie. On y retrouve des décadents sticky buns, des tartes et des sandwichs. Chris avait raison, ce magasin général sent la maison de grand-maman qui cuisine des pumpkins pies et avec le froid qu’il fait dehors, c’est franchement réconfortant. Ce moment sonne l’avant-dernier arrêt avant de repartir vers Montréal et une forme de nostalgie plane sur nos sourires sucrés de motards.

Pakenham General Store. Photo : Jake Jones.

De là, on prend le traversier pour se rendre à Quyon au Québec. Encore quelques kilomètres avant d’arriver au Coronation Hall Ciders Mills pour visiter la cidrerie avec la propriétaire qui nous raconte son histoire, sa famille, bref comment elle est tombée dans les pommes.

Devant une tarte chaude aux pommes et un cidre de pomme, lui aussi chaud juste à point, ce moment marque la fin de notre périple dans les Hautes-terres. En plus de nous surprendre par ses nombreux attraits, de nous charmer par son hospitalité et ses routes uniques, ce séjour dans les Hautes-terres nous a rappelé qu’on a beaucoup à apprendre de nos voisins en ce qui a trait au tourisme motorisé. Une région à découvrir pour tous les amateurs de grands espaces, de quiétude et de convivialité!

Centennial Lake Road. Photo : Jake Jones.

Planifiez-dès maintenant votre projet voyage dans les Hautes-Terres. Visitez le site Ride The Highlands.


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