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Les garages moto do-it-yourself: on veut une belle vibe, des gars et des filles pour parler de nos projets et un divan vintage où déboucher une froide et parler de route. Première pour Montréal, un garage DIY prévoit ouvrir ses portes au printemps 2021 dans le quartier Villeray. On a rencontré l’équipe derrière le projet.

ONELAND: Comment est née l’idée de créer un garage do-it-yourself (DIY) ici à Montréal?

RAPH: Le concept d’atelier moto DIY n’est pas nouveau, mais c’est en parlant de l’idée que je me suis rendu compte qu’on était plusieurs à avoir besoin d’un espace complet pour un, ou de nombreux, projets moto. Puis c’est aussi avoir l’envie de partager ses connaissances et d’apprendre de celles des autres. 

O: Le moodboard que vous nous avez envoyé présente des photos du Brother Moto, à Atlanta. C’est une de vos sources d’inspiration?

R: Exact! Là-bas, ils combinent garage, boutique et café.

O: On a vu plusieurs de ces garages dans le Canada anglais, aux États-Unis et en Europe avec des endroits comme Moto Revere, Lucky Wheels Garage ou MYMY Rider. Quel genre de lieu préparez-vous pour Montréal?

R: Un endroit où il est possible de réparer soi-même sa moto, d’avoir accès à des outils spécialisés, de faire des formations, de rencontrer d’autres passionnés, etc. L’idée, c’est de rendre accessible la mécanique moto, en partant du principe qu’on a plus de fun avec son bike quand on le connaît par cœur.

O: Et comment on pourra accéder au garage partagé?

R: Ce qu’on a en tête, c’est d’offrir un espace de réparation tout équipé en location à l’heure, à la demi-journée ou à la journée avec un accès à tous les outils et conseils nécessaires. Avec ou sans moto, c’est un grand espace pour rassembler le monde autour d’un café, d’une bière ou d’un ajustement de carburateurs. Un abonnement annuel sera nécessaire pour utiliser les stations. On pourra aussi prendre une passe de journée pour essayer l’espace avant.

O: Des prérequis pour tourner le wrench et se salir les mains?

R: L’atelier moto est un espace inclusif et ouvert à tous sans aucune discrimination. Pour tous les amoureux d’huile à moteur, de graisse, d’essence, de roadtrip, d’aventures, de trucs faits à la main, de bonnes vibes et de projets fous! 

O: Où en êtes-vous rendu dans le processus? 

R: On a trouvé un grand local dans le quartier Villeray. On est présentement en recherche de partenaires intéressés à y ouvrir un comptoir café et aussi des mécanicien(e)s. 

O: On a entendu plusieurs entrepreneurs qui souhaitaient ouvrir un garage commun nous dire que le plus gros problème, c’était d’arriver à assurer l’espace. Et pour tous ceux qui ont essayé avant, c’est l’étape où l’on baisse les bras. Auriez-vous réussi l’impossible?

R: C’est tricky en effet, il faut surtout trouver le bon courtier. C’est vrai qu’aux États-Unis, c’est super courant, alors qu’ici c’est beaucoup plus compliqué. Il faut s’inspirer des ateliers DIY comme celui des Affûtés, où tu deviens membre pour utiliser les outils spécialisés pour travailler le bois. Ici, c’est pour de la mécanique moto. Ce n’est pas un projet facile et c’est d’abord et avant tout un labor of love mais on pense avoir trouvé une formule qui fonctionne!


Avec un abonnement annuel, voici ce que Garage de Course souhaite offrir en libre-service à ses membres. 

Garage de course – phase 1

  • Changement d’huile
  • Changement de pneus / crevaison
  • Tune-up général 
  • Entretien ou changement de chaîne
  • Ajustement de carburateur
  • Changement de batterie / travaux électriques
  • Modifications customs
  • Accès à tous les outils nécessaires
  • Accès aux conseils d’un technicien
  • Station de lavage
  • Remorquage de chez vous à l’atelier
  • Commande et livraison de pièces spécialisées
  • Rides organisées
  • Un espace boutique
  • Un comptoir café
  • Des événements
  • Farmers market

Garage de course – phase 2

  • Salle de peinture
  • Station de sand blast / vapor blast
  • Station de soudage (formation obligatoire)

Des idées? Envie de collaborer? Contactez garagedecourses[a]gmail[.]com

Photos du moodboard Brother Moto, Atlanta, Georgie.

Le Roll the Bones est un grand rassemblement où se côtoie une vingtaine d’artistes en art visuel, une douzaine de marchands et plus d’une trentaine de builders moto. Bien qu’on trouve un équilibre hommes-femmes parmi les artistes et marchands, sans grande surprise, la dernière catégorie est représentée presque uniquement par des hommes, à une exception près, Catherine Dufour. Cette femme de 30 ans, originaire de Sherrington, vient nous présenter sa toute première construction une Harley-Davidson Ironhead 1985.

«Je suis passionnée par les voitures automobiles depuis mon très jeune âge, nous dit d’emblée Catherine. L’attrait du moteur et de la mécanique coule dans mes veines depuis longtemps.» Depuis 2008, la diplômée en mécanique automobile a bossé dans presque tous les secteurs du domaine : du service aux pièces, de la mécanique à l’esthétique. Aujourd’hui, elle travaille comme spécialiste du pneu chez Point S Pneux – Poupart à St-Rémi en Montérégie. Catherine a toujours aimé être une peu différente des autres. Elle, qui est plutôt de nature introvertie, avait envie de se démarquer par un défi dans lequel elle pourrait aussi parfaire ses connaissances. Elle cherchait un projet qui la définissait bien et qui lui donnerait un peu d’adrénaline. «D’une certaine façon, quand tu modifies une moto, c’est comme un tattoo. Tu veux que ça te colle à la peau et que ça te représente bien.» Et c’est une Harley-Davidson Ironhead 1985 qu’elle a décidé de transformer en chopper des années 60-70.

«J’aime absolument TOUT de ces années-là! C’est l’époque du film culte Easy Rider sorti en 1969, qui a fait l’introduction des choppers des années 70. C’est la décennie de la liberté et des revendications. Il y avait du nouveau partout ! Dans l’automobile, la musique, la mode…»

C’est avec son conjoint Pierre-Olivier Perras qu’elle a entrepris la reconstruction de la moto qui s’est échelonnée sur plusieurs mois. N’est-il pas difficile de travailler avec son amoureux sur un projet de longue haleine ? « Malgré les difficultés et les dépenses additionnelles, le travail commun s’est très bien déroulé.» C’est grâce à ce projet conjoint, durant lequel elle a bénéficié de l’expérience de son partenaire, qu’elle a appris à faire certaines réparations elle-même et acquis de nouvelles connaissances. «Mais on a aussi eu l’aide de plusieurs intervenants pour mener à terme le projet, me rappelle Catherine: comme CMR Custom Motorcycle à Montréal pour la remise à neuf du moteur, Peinture TSA à Saint-Bernard-de-Lacolle pour la paint job et Luc Jean à St-Jean-sur-Richelieu pour le rembourrage et le revêtement en cuir du King & Queen Seat.» Ce qui lui a donné du fil à retordre, c’est plutôt l’usinage et la modification de certaines pièces et surtout de trouver les pièces usagées adéquates pour préserver le côté vintage de la moto.

« Il faut faire beaucoup de recherches et de démarches pour réussir à trouver les perles rares et les bons deals. Quand on construit un projet comme celui-là on ne doit pas calculer la dépense, car seul le résultat final est important.»

Le 25 mai prochain, Catherine sera la première femme à exposer lors de  l’événement Roll the bones. «C’est une opportunité incroyable que d’être invitée auprès de man builders de renommée. Je suis fébrile d’y assister. J’espère que ça inspirera plus de femmes à le faire.» Quand je lui demande pourquoi, selon elle, les femmes sont plus frileuses à prendre les outils, Catherine me répond qu’il y a pourtant beaucoup de femmes qui font des métiers dits non conventionnels et que c’est, selon elle, un domaine en croissance bien qu’il subsiste encore des préjugés. «Il est important que les femmes se fassent confiance et persévèrent.»Sous ses airs timides, Catherine cache une femme forte, fonceuse et résolument hors-norme. On espère que sa participation à la soirée Harley Montréal Underground avec Doomsday Machine en février et celle au Roll the Bones ne sont que le début d’une longue aventure, car un peu comme son époque de prédilection, Catherine amène un vent de fraîcheur sur une industrie encore à prédominance masculine.

www.rollthebones.ca | Facebook : /rollthebonesmtl | Instagram : @rollthebonesmtl

Chroniqueur invité – Cedrik Drouin a.k.a. Chopper Québec

Tout le monde le sait, l’hiver au Québec ce n’est certainement pas la meilleure saison pour vivre sa vie de motocycliste. Le frette, la neige et la noirceur ne sont pas vraiment les meilleurs amis de la moto. J’ai profité de l’arrivée de Noël pour demander à mes chums : « un biker, ça fait quoi en hiver? » J’ai eu toute sorte de réponses les plus imbéciles les unes que les autres. J’ai des bon chums…

J’en suis venu à la conclusion qu’il y a deux genres de biker en hiver. Le premier, lui, il n’est pas trop difficile. Il passe son hiver à préparer ses rides et sa moto pour la prochaine saison. Le deuxième est un peu plus intense: il passe son hiver dans le garage avec les mains sales pi d’la bière frette. Mais dans les deux cas, tout le monde est d’accord que l’hiver, c’est fait pour penser aux roadtrips à venir, taponner son bike et boire un peu de bière, ou des fois , trop de bière.Pour moi, être un biker en hiver, c’est s’installer dans le garage avec la musique dans le tapis pour commencer à planifier le projet, sortir les outils et démonter la bête en ne sachant pas clairement où je m’en vais. C’est aussi de commander des pièces sur Internet. Pour vrai, meilleur feeling ever! T’es content quand tu commandes, t’as du gros fun a regarder le tracking de ton colis pi tu feel comme un kid à Noël quand tu reçois finalement LA pièce que tu attendais depuis les 2-3 dernières semaines!

Et l’hiver, c’est aussi être sur le party avec la gang et après 2-3 bières, décider d’aller dans le garage pour starter le bike, juste pour entendre le son pi bruler le tire parce que… « anyway, j’avais prévu en mettre un neuf pour la prochaine saison ». C’est après 4-5 partys de garage que tu réalises que c’est déjà rendu la fin janvier. Fuck! Faque là, tu commences à te grouiller un peu plus. Préparer les vraies rides et passer un peu plus de temps dans le garage. Les swap meet commencent, tu fais de nouvelles rencontres. Tu trouves quelques pièces que tu cherchais, tu réalises que t’es déjà rendu fin mars pi que t’es pas prêt pentoute encore. Tu paniques un peu, demandes de l’aide à tes chums, pour finalement arriver fin avril avec ton bike enfin prêt pour la saison.

Toi, cet hiver tu fais quoi?

On peut suivre Cédrik Drouin sur son compte Instagram Chopper Québec. Notre chroniqueur invité est aussi le cofondateur de la marque Bad News.


Lisez notre article pour en apprendre plus sur la marque Bad News 
PHOTOS: Julie-Alexandra Jaguar

Ce weekend, du côté de l’est de l’île de Montréal, une nouvelle shop de moto ouvre ses portes. Nous avons posé quelques questions au builder derrière ce projet garage pour qu’il nous parle de moto, de mécanique et de LOOP SHOP!

1. En préparation de ton ouverture, revenons un peu en arrière. Le projet d’ouvrir Loop Shop, ça fait longtemps que c’est dans l’air?

Ouvrir LOOP SHOP était la suite logique du parcours sur lequel j’étais. Depuis toujours, je travaille dans des ateliers comme mécanicien, au début pour les vélos ensuite pour les motos. J’avais mon petit garage sur le Plateau Mont-Royal dans un coin résidentiel, depuis déjà 3-4 ans. Au début, j’y allais pour moi-même comme hobby. Graduellement, mes amis et des amis d’amis me demandaient si je pouvais m’occuper de leur moto. Tranquillement les gens du quartier se sont tournés vers moi pour réparer leur moto et je me suis bâti une clientèle comme ça, de bouche à oreille. Je me suis décidé à quitter mon travail et à être à temps plein au garage.

2. Dans le processus d’ouverture de Loop Shop, le plus grand défi il est où selon toi?

Je pense que le plus gros défi qui m’attend c’est de subvenir ! Non, mais sérieusement, ce sera de bâtir une plus grande clientèle et surtout une clientèle fidèle. C’est pour cela que je m’investis à fond dans le projet et que j’essaie de faire le maximum pour satisfaire mes client(e)s. Ensuite ça va être de me distinguer des autres shops de motos qui existent!

3. Justement, qu’est-ce qui distinguera Loop Shop des autres shops de moto? Vas-tu avoir une spécialité?

Quand j’ai déménagé le garage, j’avais une idée que je voulais absolument intégrer à la shop : une boutique. Je voulais un espace pour exposer mes créations et partager le coin avec des artistes locaux. J’aime bien l’idée que ce ne soit pas juste un garage de mécanique, mais aussi une place où l’on va pouvoir prendre un café relax et feuilleter un livre de moto. Why not ?

4. Est-ce qu’il y a une shop, un brand ou un événement qui t’as inspiré dans la mise en place de Loop Shop?

Il n’y a pas vraiment d’évènement spécifique qui m’a inspiré le projet. J’ai toujours été un gars manuel et j’ai toujours aimé fabriquer quelque chose de mes mains. Avec la moto, je peux toucher à plein de facettes différentes, autant la fabrication que la mécanique. J’ai une forge avec laquelle j’ai fait quelques projets et c’est quelque chose qui m’intéresse vraiment. Ce qui me différencie, c’est que j’aime tout faire, j’suis un gosseux. Je prends du vieux et je le remets beau et  »neuf ».

5. Loop Shop, est-ce que c’est un collectif ou une affaire de couple? Qui fait quoi dans la shop?

C’est vraiment mon projet, mais j’ai beaucoup d’amis qui se sont investis avec moi , dont ma blonde. Je suis pas mal autonome, je gère pas mal tout. Ma blonde s’occupe des réseaux sociaux. J’ai de la chance d’être bien entouré et d’avoir eu de l’aide pour accomplir mon projet, mon garage.

6. Ta blonde et toi, votre background moto respectif? Vous en faites depuis longtemps? Et la mécanique, ça fait longtemps que vous êtes dans ça?

Julie, ma blonde, et moi on a étudié ensemble en mécanique et c’est là qu’on s’est rencontrés. On a évolué ensemble là-dedans, je voulais en faire un travail. J’ai toujours été un manuel et elle partait de zéro. En même temps, on faisait notre permis moto. Ça fait 4 ans qu’on fait de la moto, mais je t’avouerai que ma blonde roule bien plus que moi! Digne d’un mécano, pleins de projets et aucune qui roule! J’ai eu un accident avec ma dernière moto l’an dernier et j’ai travaillé sur Loop Shop depuis. Mais à chaque fois que je peux embarquer sur une moto, je n’hésite pas. Avec mon boulot, j’ai la chance de les essayer. La moto m’a permis de rencontrer plein de gens intéressants et qui apprécient la moto autant que moi. Je trouve qu’il y a un regain dans notre génération et on perçoit ça différemment. Surtout en ville, on utilise nos motos au quotidien, pas juste de manière récréative.

7. Pour le party d’ouverture, on s’attend à quoi?

Pour le party d’ouverture, j’espère avoir des gens qui viendront voir la shop, m’encourager, voir le travail qu’on a fait, tout en ayant du fun! On va faire un BBQ sur place, on va avoir des snacks et sinon pour le reste c’est BYOB. On a plein d’espace pour se stationner ENFIN.

On invite tout le monde qui ont un intérêt, qui ont une moto, à passer nous dire bonjour et nous jasez ça à Pointe-Aux-Trembles!  


Ouverture officielle du LOOP SHOP
Samedi 25 août dès 14h
3923 Boul. St-Jean Baptiste
Tous les détails sur Facebook!

adapté de l’anglais

Pour la deuxième année consécutive, Montréal aura son swap-meet, un marché aux puces pour la moto. Petite entrevue avec Tony l’organisateur du swap meet de la Casa del Popolo du 22 avril. Après la Raven’s Run et le projet Moonbats, il poursuit sa contribution au développement de la scène moto locale.

Qu’est-ce qu’un swap meet?
C’est un endroit où les gens amènent n’importe quelle pièce de moto qu’ils ont à vendre. Les visiteurs se promènent parmi les tables et fouilles dans les piles de morceaux, trouvent un trésor et retournent à la maison comblés d’avoir enfin la pièce qu’on cherchait et qu’on n’arrivait pas à dénicher. Ou encore, on finit par mettre la main sur une pièce dont on ne pensait jamais avoir de besoin, mais une fois devant elle, on la voir et on l’achète… Finalement, c’est aussi une excuse pour tout le monde de se retrouver au même endroit, boire un verre et jaser.swap meet tony oneland

Si c’est mon premier swap-meet, je dois m’attendre à quoi?
Des pièces de moto, des belles, des récentes, des vieilles, des plus dirty, des trucs dont on a besoin, des trucs dont on n’a pas besoin, des gens cool et habituellement, des deals.

Si je n’ai besoin de rien, pourquoi j’irais dans un swap meet?
On a toujours besoin de quelque chose… Des fois, c’est qu’on l’ignore tant qu’on n’a pas vu la pièce en question.

Combien de swap meet as-tu organisés jusqu’à maintenant?
C’est le deuxième swap meet que je fais. J’aime les occasions qui crient des rencontres et j’aime amener les gens à connecter entre eux, et ça manquait à Montréal d’avoir un bon swap meet. Donc ça avait du sens de créer une rencontre, un moment où j’inviterais les gens à venir vendre des pièces dans un swap meet. J’aimerais qu’on puisse arriver à avoir des swap meet sur une base régulière comme on voit dans d’autres villes.swap meet tony oneland

Le plan pour le 22 avril à la Casa del Popolo?
Les portes ouvrent à 10h. Le bar ouvrira un peu plus tard. Ils ont les meilleurs natchos qu’on peut imaginer. Et bien entendu, sur place, des gens qui vendront des pièces de moto, des pièces que tu voudras acheter.

swap meet tony oneland

Page Facebook du Swap Meet à la Casa del Popolo du 22 avril 2017.