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Charles-Edouard Carrier

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L’équilibre sur deux roues est quelque chose que certains maitrisent très jeune. Et c’est vrai qu’une fois qu’on a appris à faire du vélo, même après une longue pause, deux coups de pédale et on repart à l’aventure. Mais à moto, c’est une tout autre histoire : un engin puissant, lourd et plus difficile à manier et une conduite sur un réseau routier où le partage de l’espace n’est pas toujours facile. L’équilibre ne se perd peut-être pas, mais la technique oui. Pour mettre toutes les chances de son côté pour une saison réussie? La formation continue.

Gonflé à bloc en début de saison, c’est l’envie de prendre le large qui l’emporte sur celui de prendre une journée et de la consacrer à la révision des bases de la conduite à moto. Pourtant, ce petit moment que le motocycliste se donne est peut-être celui qui lui sauvera la vie, ou à tout le moins sa saison. Rappelons que sur la route, le motocycliste est beaucoup plus vulnérable que les autres usagers et que dans une grande proportion d’accidents il est l’unique responsable de l’incident.

Non seulement les cours de formation continue sont un moment que l’on se donne pour perfectionner ses techniques de conduite, mais c’est également une occasion parfaite pour revenir sur certains des éléments clés de la sécurité à moto : équipement de protection, conduite avec passager, règlementation en vigueur, etc. Parmi les différents cours offerts chaque saison, on retrouve les cliniques de perfectionnement dispensées par la Fédération motocycliste du Québec. Lors de ces événements, on revoit certaines techniques difficiles à acquérir sur la route, comme les freinages d’urgence, l’anticipation, les manœuvres à basse vitesse, la maitrise des virages, la conduite préventive, etc.

Bien entendu, la formation de base qu’impose la Société de l’assurance automobile du Québec pour obtenir son permis de moto couvre plusieurs aspects de la sécurité sur deux roues. Cependant, la formation continue s’inscrit dans une vision à plus long terme: on perfectionne ses techniques, on révise certains concepts et on teste ses capacités. Suivie de façon périodique, la formation continue garde le motocycliste à jour et diminue le risque d’accident.

Ce qui est particulier avec la moto, ce sont les pauses que le cycle des saisons impose : quelques mois sur la route, puis une retraite hivernale qui nous paraissent toujours trop longues. Mais il y a plus. Combien de motocyclistes ont rangé leur casque pendant plusieurs années avant d’acquérir une nouvelle moto : parentalité, changements de vie, manque de temps ou rêve de retraite, plusieurs raisons poussent les amateurs de moto à mettre en veilleuse leur désir de voir le monde à deux roues. Toutefois, exactement comme on le ferait avec n’importe quel sport, pourquoi ne pas s’accorde un moment avant de remettre les pieds sur le terrain pour quelques étirements, une révision des règles du jeu et un peu de pratique avant le premier match? Peu importe le contexte, il est recommandé de se remettre à niveau une fois tous les deux ans par exemple, ou sinon après une longue absence sur la route ou encore dès que l’on change de bolide.

La formation continue est l’une des clés pour améliorer le bilan routier et rendre la pratique de la moto plus sécuritaire. Des motocyclistes mieux outillés pour repérer les dangers, répondre par une manœuvre d’urgence et prendre les bonnes décisions, ça signifie également moins de risque d’accident.

Sommaire des avantages au perfectionnement continu

·       Favoriser l’apprentissage et l’intégration des bonnes notions pour une conduite appropriée peu importe le contexte ou la température

·       Aider les motocyclistes à devenir des conducteurs plus sécuritaires pour eux, leurs passagers et les autres usagers de la route

·       Développer la confiance dans les capacités des conducteurs sur la route et de faire en sorte qu’ils apprennent à reconnaître leurs limites

·       Bien faire comprendre aux motocyclistes les aspects techniques et les limites de leurs propres motos selon les conditions de la route

·       Réduire leurs risques d’accident tout en contribuant à l’amélioration globale de leur performance et de leur plaisir de conduire

Cette communication est produite dans le cadre d’une campagne de sensibilisation à la sécurité routière à moto initiée par la Fédération motocycliste du Québec (FMQ). Elle est rendue possible grâce à une subvention de Transports Canada (PAPTSR) et au soutien de nos principaux partenaires dont la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le Conseil de l’industrie de la motocyclette et du cyclomoteur (CIMC), Moto Journal, Océan Télévision, Le Show de Moto, Intact Assurance et Honda Canada.

Trop chauds, trop encombrants, pas assez confortables, pas assez beaux. Toutes les raisons sont bonnes pour faire de la moto en t-shirts et en jeans troués? Pas tout à fait. Doit-on vraiment rappeler que la peau qui glisse sur l’asphalte s’écorche, s’effiloche et brûle? La bonne nouvelle, si on cherche un peu, on constate que le vêtement technique a beaucoup évolué ces dernières années.

Une des raisons pour laquelle on aime la moto, c’est pour le sentiment de légèreté qu’elle procure. La route, le vent qui éveille nos sens, l’impression de voler diront certains. Pour certains, les vêtements de protection sont vus, à tort, comme une entrave à cette sensation unique. Heureusement, on a vu arriver sur le marché plusieurs nouveaux produits capables de marier design, confort et protection. La clientèle dite «urbaine» qui utilise la moto pour de courts déplacements en ville voulait le jeans et la veste qui permettait de passer de la moto à la terrasse sans trop détonner. Et on y arrive enfin.

La fibre qui protège
Le cuir, le Kevlar ou le Cordura se démarquent par leur propriété anti-abrasive. En cas de chute, ils résistent au frottement sur la chaussée. Une fibre comme le coton, que l’on retrouve dans le jeans, se déchirera presque immédiatement, même si on le choisit plus épais. La fibre synthétique, quant à elle, fond avec l’effet de frottement sur l’asphalte: le polyester ou le nylon risquent de brûler la peau plutôt que la protéger.

L’utilisation de matériaux plus malléables donne beaucoup plus de latitude aux designers qui tentent de conjuguer look et sécurité permettant de belles avancées. Après le kevlar et le cordura, c’est l’armalith qui fait son entrée dans le marché. Cette technologie qui provient de l’industrie aérospatiale et qui s’inspire de la soie des toiles d’araignées, est cinq fois plus résistante que le kevlar. Elle est flexible comme le denim, ce qui permet de créer des vêtements sans faire de compromis sur le design, la coupe et le confort.

Des ajouts qui sauvent des vies
En cas de chute, le système de coussin gonflable de sécurité agit comme armure pour le haut du corps (vertèbres cervicales, dorsales et lombaires ainsi que la cage thoracique et l’abdomen). Son dégonflement progressif permet aussi de protéger le motocycliste en cas de glissement au sol. La plaque de protection dorsale, à peine visible et surtout très légère, est efficace pour prévenir les lésions à la fragile colonne vertébrale et qui pourraient avoir des conséquences permanentes. Plusieurs fabricants prévoient une pochette à l’intérieur des manteaux pour ajouter ce type de plaque.

Sous-vêtements ou survêtements qui résistent à l’abrasion et munis de protections souples ou rigides, de pantalons dernier cri tissés avec la plus résistante des fibres, un manteau ajusté avec des renforts aux coudes et aux épaules, des bottes ou des souliers spécialement conçus pour protéger le pied et la cheville à moto. La liste est longue. Celui ou celle qui veut se protéger peut le faire sans sacrifier son look, son confort et son plaisir.

L’équipement que porte le motocycliste est la seule et unique chose qui le protégera en cas de chute. Demandez à un pompier s’il trouve encombrant son manteau, ses pantalons et ses bottes au moment d’éteindre un feu avec une paire de Converse aux pieds.…

Les campagnes de sensibilisation ont leurs limites et sont plutôt discrète sur l’importance des équipements de protection. Au Québec, seuls le casque et la protection oculaire sont obligatoires.

Le casque de moto doit être conforme à l’une des normes de fabrications suivantes:

  • DOT FMVSS 218 (Département des Transports des États-Unis)
  • Snell Memorial Foundation
  • ECE Regulation 22 (Commission économique des Nations Unies pour l’Europe)
  • CAN-3-D230 (Association canadienne de normalisation)
  • Specifications for Protective Headgear for Vehicular User Z90.1 (American National Standards Institute)
  • British Standards Institute

Source: La Société d’assurance automobile du Québec

Cette communication est produite dans le cadre d’une campagne de sensibilisation à la sécurité routière à moto initiée par la Fédération motocycliste du Québec (FMQ). Elle est rendue possible grâce à une subvention de Transports Canada (PAPTSR) et au soutien de nos principaux partenaires dont la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le Conseil de l’industrie de la motocyclette et du cyclomoteur (CIMC), Moto Journal, Océan Télévision, Le Show de Moto, Intact Assurance et Honda Canada.

Plusieurs personnes viennent chercher une bonne dose d’adrénaline dans la moto. Et pas seulement pour la vitesse. La puissance des accélérations, la vibration du moteur, la maniabilité incomparable à celle d’une voiture, le contact étroit avec la nature environnante, voilà autant de bonnes raisons pour apprécier la moto et son côté grisant.

Champ de vision
Le cerveau traite une quantité incroyable d’information à chaque seconde. À moto, ce sont les yeux qui sont responsables de capter toute l’information disponible et de l’acheminer au cerveau qui dictera la manœuvre à effectuer. Plus on roule vite, plus grande est la quantité d’information qui ne peut être captée au passage par les yeux. C’est la vision périphérique qui en paie le prix puisque ce sont les premières données que le pilote perd en gagnant de la vitesse. Plus il accélère, plus il développe une vision en tunnel.

Distance de freinage
La distance d’arrêt fait plus que doubler entre 30 et 50 km/h et elle est presque trois fois plus grande entre 50 et 100 km/h.1  L’usure des pneus et l’état de la chaussée auront aussi un impact notoire sur la distance de freinage. Sur une chaussée mouillée, par exemple, on double la distance requise pour stopper la moto. Finalement, la fatigue ou les distractions viendront influencer le temps requis avant d’appuyer sur les freins, donc la distance totale avant l’arrêt complet. De plus, il faut aussi prendre en considération la maîtrise de la manœuvre de freinage qui dépend en bonne partie de l’expérience du pilote et de sa pratique des exercices de freinage d’urgence. À vitesse égale, la distance de freinage d’une moto peut dépasser celle d’une voiture de 18%.2

Manœuvre d’urgence et perte de contrôle
Plus on se déplace rapidement, moins on aura de temps pour réagir en cas d’urgence. Un calcul intéressant pour rendre plus concrète la compréhension de la vitesse est de la convertir en mètres par secondes.

Pour simplifier les choses, on multiplie le chiffre des dizaines en km/h par 3.3 Par exemple, si vous roulez à 120 km/h, vous parcourez une distance de 36 mètres à chaque seconde (12×3=36). De plus, en augmentant la vitesse de déplacement, on augmente le risque de perte de contrôle et de dérapage. Cela peut devenir un cocktail explosif en cas d’évitement d’objet ou de changement brusque de trajectoire.

La vitesse, en toute sécurité
Cependant, il n’y a pas de mal à vouloir profiter de la puissance d’un bolide sur deux roues. Il existe plusieurs alternatives qui s’offrent aux pilotes qui désirent tester leur machine en circuit fermé. Des activités de formation et des journées de piste permettent de goûter à l’adrénaline que procure la moto dans un environnement sécuritaire et adapté pour ce type de conduite.

La vitesse en chiffres4
En milieu urbain, le risque d’être impliqué dans un accident double à chaque 5 km /h au-dessus de la limite permise. En milieu rural, le risque d’être impliqué dans un accident est deux fois plus grand à 10 km /h de plus que la limite permise, presque six fois plus élevé à 20 km /h de plus et presque dix-huit fois supérieur à 30 km /h de plus. C’est chez les conducteurs de 16 à 34 ans que les proportions d’accidents dus à la vitesse sont parmi les plus hautes et que les ratios d’accidents avec dommages corporels dus à la vitesse sont les plus élevés.

Sources:
1- SAAQ
2- TECNIC
3- SPEEDWAY
4- BANQ

Cette communication est produite dans le cadre d’une campagne de sensibilisation à la sécurité routière à moto initiée par la Fédération motocycliste du Québec (FMQ). Elle est rendue possible grâce à une subvention de Transports Canada (PAPTSR) et au soutien de nos principaux partenaires dont la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le Conseil de l’industrie de la motocyclette et du cyclomoteur (CIMC), Moto Journal, Océan Télévision, Le Show de Moto, Intact Assurance et Honda Canada.

Les garages moto do-it-yourself: on veut une belle vibe, des gars et des filles pour parler de nos projets et un divan vintage où déboucher une froide et parler de route. Première pour Montréal, un garage DIY prévoit ouvrir ses portes au printemps 2021 dans le quartier Villeray. On a rencontré l’équipe derrière le projet.

ONELAND: Comment est née l’idée de créer un garage do-it-yourself (DIY) ici à Montréal?

RAPH: Le concept d’atelier moto DIY n’est pas nouveau, mais c’est en parlant de l’idée que je me suis rendu compte qu’on était plusieurs à avoir besoin d’un espace complet pour un, ou de nombreux, projets moto. Puis c’est aussi avoir l’envie de partager ses connaissances et d’apprendre de celles des autres. 

O: Le moodboard que vous nous avez envoyé présente des photos du Brother Moto, à Atlanta. C’est une de vos sources d’inspiration?

R: Exact! Là-bas, ils combinent garage, boutique et café.

O: On a vu plusieurs de ces garages dans le Canada anglais, aux États-Unis et en Europe avec des endroits comme Moto Revere, Lucky Wheels Garage ou MYMY Rider. Quel genre de lieu préparez-vous pour Montréal?

R: Un endroit où il est possible de réparer soi-même sa moto, d’avoir accès à des outils spécialisés, de faire des formations, de rencontrer d’autres passionnés, etc. L’idée, c’est de rendre accessible la mécanique moto, en partant du principe qu’on a plus de fun avec son bike quand on le connaît par cœur.

O: Et comment on pourra accéder au garage partagé?

R: Ce qu’on a en tête, c’est d’offrir un espace de réparation tout équipé en location à l’heure, à la demi-journée ou à la journée avec un accès à tous les outils et conseils nécessaires. Avec ou sans moto, c’est un grand espace pour rassembler le monde autour d’un café, d’une bière ou d’un ajustement de carburateurs. Un abonnement annuel sera nécessaire pour utiliser les stations. On pourra aussi prendre une passe de journée pour essayer l’espace avant.

O: Des prérequis pour tourner le wrench et se salir les mains?

R: L’atelier moto est un espace inclusif et ouvert à tous sans aucune discrimination. Pour tous les amoureux d’huile à moteur, de graisse, d’essence, de roadtrip, d’aventures, de trucs faits à la main, de bonnes vibes et de projets fous! 

O: Où en êtes-vous rendu dans le processus? 

R: On a trouvé un grand local dans le quartier Villeray. On est présentement en recherche de partenaires intéressés à y ouvrir un comptoir café et aussi des mécanicien(e)s. 

O: On a entendu plusieurs entrepreneurs qui souhaitaient ouvrir un garage commun nous dire que le plus gros problème, c’était d’arriver à assurer l’espace. Et pour tous ceux qui ont essayé avant, c’est l’étape où l’on baisse les bras. Auriez-vous réussi l’impossible?

R: C’est tricky en effet, il faut surtout trouver le bon courtier. C’est vrai qu’aux États-Unis, c’est super courant, alors qu’ici c’est beaucoup plus compliqué. Il faut s’inspirer des ateliers DIY comme celui des Affûtés, où tu deviens membre pour utiliser les outils spécialisés pour travailler le bois. Ici, c’est pour de la mécanique moto. Ce n’est pas un projet facile et c’est d’abord et avant tout un labor of love mais on pense avoir trouvé une formule qui fonctionne!


Avec un abonnement annuel, voici ce que Garage de Course souhaite offrir en libre-service à ses membres. 

Garage de course – phase 1

  • Changement d’huile
  • Changement de pneus / crevaison
  • Tune-up général 
  • Entretien ou changement de chaîne
  • Ajustement de carburateur
  • Changement de batterie / travaux électriques
  • Modifications customs
  • Accès à tous les outils nécessaires
  • Accès aux conseils d’un technicien
  • Station de lavage
  • Remorquage de chez vous à l’atelier
  • Commande et livraison de pièces spécialisées
  • Rides organisées
  • Un espace boutique
  • Un comptoir café
  • Des événements
  • Farmers market

Garage de course – phase 2

  • Salle de peinture
  • Station de sand blast / vapor blast
  • Station de soudage (formation obligatoire)

Des idées? Envie de collaborer? Contactez garagedecourses[a]gmail[.]com

Photos du moodboard Brother Moto, Atlanta, Georgie.

Maintenant en librairie, le livre moto qui lève le voile sur 100 d’histoire deux roues dans notre province. La moto au Québec n’est pas une affaire d’excès de vitesse ni de hors-la-loi: c’est une ode à la liberté, une célébration de la communauté et l’héritage d’un mode de vie sur la route.

Des policiers qui patrouillent l’hiver en Harley-Davidson, un rassemblement épique à Alma, l’origine de l’expression « show d’boucane », des bécanes made in Québec, des familles de motards légendaires, l’évolution des clubs et des rassemblements, des figures marquantes de la culture pop : l’histoire de la moto dans la Belle Province est riche en découvertes surprenantes. Du début du XXe siècle jusqu’à nos jours, la deux-roues a joué un rôle clé dans nos déplacements, notre protection, nos loisirs, notre divertissement. Ce livre, rédigé en histoires courtes, braque les projecteurs sur cet engin qui illustre l’évasion et la conquête des grands espaces. Il se lit comme un poker run où chaque anecdote est une carte de notre histoire.

À tous ceux et celles qui ont écrit l’histoire.
Aux hommes et aux femmes qui, 100 ans avant nous, ont vu dans la moto un symbole d’indépendance et d’aventure.


LIBERTÉ, ASPHALTE ET LÉGENDES, 100 ans de moto au Québec

Auteurs : Catherine David et Charles-Édouard Carrier
Préface de Michel Barrette
240 pages
Parution : 14 octobre 2020
Prix : 32,95 $ (papier) et 24,99 (numérique)
Éditeur : Les Éditions de l’Homme

Photos tirées du livre.

Grosse nouvelle pour l’univers de la moto en ligne. Iron & Air Media, éditeur indépendant d’Iron & Air Magazine, a acquis Bike EXIF. Mine de rien, dans le monde indie de la moto, c’est un véritable game changer. On vient de regrouper ensemble du géant de la nouvelle vague.

Le premier est un magazine trimestriel papier qui met de l’avant des histoires sur la moto et l’évolution de cette communauté de passionnés. Le deuxième, c’est la destination numérique par excellence pour de la custom culture avec un répertoire de plusieurs centaines de motos signées par les plus grands builders du monde entier.

La puissance combinée de ces deux marques constituera la première destination moto du monde où les passionnés peuvent découvrir les dernières machines personnalisées, les constructeurs émergents, les innovations dans la conception et la fabrication, et célébrer la moto et les endroits où cela nous mène.

Lors de l’annonce, les cofondateurs d’Iron & Air Media, Adam Fitzgerald et Gregory George Moore déclaraient dans un communiqué de presse : « Nous avons longtemps pensé que Iron & Air Magazine et Bike EXIF ​​seraient le parfait complément, l’un pour l’autre. Maintenant que nous sommes les deux faces d’une même médaille, les ressources rendront les deux plateformes encore plus solides et nous permettront de fournir encore plus de contenu sur la culture moto au sein de l’industrie. Nous sommes ravis d’offrir aux passionnés encore plus d’expériences analogiques et numériques haut de gamme via notre écosystème : notre magazine, notre site Web et nos réseaux sociaux. »

L’éditeur de Bike EXIF ​​- Chris Hunter, un Anglais basé en Nouvelle-Zélande – poursuivra son rôle de rédacteur en chef de Bike EXIF. Le travail entre Hunter et Iron & Air Media est déjà en cours pour mettre en œuvre un nouveau plan stratégique et de nouvelles entreprises pour chaque marque. «Depuis les premiers numéros, je suis un lecteur et admirateur d’Iron & Air Magazine. Les meilleures histoires, des photographies magnifiques et des compétences technologiques. Tout y était. Alors la chance de travailler ensemble était impossible de refuser. »

Bike EXIF, avant l’acquisition, comptait plus d’un million de pages vues par mois. La présence de presque toutes les marques sur le site, le contenu de qualité et la constance des publications a permis à Bike EXIF d’avoir une impressionnante portée combinée sur les médias sociaux – à hauteur de plus de 3,5 millions d’abonnés sur Facebook, Instagram et Pinterest. Conjointement, les deux marques ont également plus de 150 000 abonnés à la newsletter.

En réaction à cette acquisition, Thor Drake, propriétaire de See See Motor Coffee Co. et fondateur de The One Motorcycle Show a dit : « Iron & Air, avec un sens aigu du détail, met en évidence la résurgence de la moto classique. Le partenariat entre BE et I&A est la relation symbiotique parfaite – un lieu pour dynamique et interactif en ligne et la crème de la crème dans le mode du magazine imprimé. Quand la marée monte, tous les bateaux lèvent ensemble. Je suis ravi de voir le partenariat prendre vie. »

Pour plus d’information, visitez les sites Iron & Air Magazine / Bike EXIF.

Album: J’connais rien à l’astronomie
Artiste: Dany Placard
Label: Simone Records
Sortie: Janvier 2020

J’ai toujours aimé Dany Placard. Un artiste que je suis on et off depuis ses débuts fin 90, début 2000. Autant comme artiste solo qu’à l’époque où il était avec Plywood 3/4. Cette fois-ci, il nous présente J’connais rien à l’astronomie, son douzième, un album de 8 chansons qui sort sur l’étiquette de Simone Records.

En ouverture d’album, There was a friend (part 1) et There was a friend (part 2) donnent le ton à un disque qui se veut parfois planant, parfois lourd et in-your-face, parfois complètement psychédélique. On sent immédiatement les influences de la musique progressive des années 70.

Le texte de Tu me manques m’a profondément accroché. Sincèrement, ça fait longtemps que je n’avais pas entendu une aussi belle love song, avec son solo qui donne envie de frencher et l’interlude dans les étoiles, avec des arpèges de synthés qui permettent une pause bénéfique avant de nous ramener au puissant « Tu me manques mon amour ».

Pour un peu plus de sensation forte, on passe à la Pulperie. Parce que ça fait longtemps qu’on a pris du mush. Si c’est le cas de Danny, c’est aussi mon cas. Un délire sloppy qui nous rappelle que le mush, pas trop souvent, mais dans le fond, pourquoi dire non…

Après ce voyage dont on ne revient pas totalement indemne, Too Late, plus folk, passe un peu inaperçu. Puis, la mélodie de Plancher, appuyée sur des guitares lourdes, se grave rapidement une place dans la tête, si bien qu’on aurait pu en prendre un peu plus.

Le lièvre, avec un solide écho appliquer à la voix nous prend la main et nous amène dans un monde psychédélique coloré et apaisant. On a le goût de s’enfoncer dans le divan, laisser tomber sa tête par arrière et regarder le plafond. « Ça fait du bien en sacrement », comme chante Dany Placard.

L’album se conclut sur une note que certain trouveront peut-être un peu trop plaintive, même si pourtant, elle le tout est plutôt positif. Maman est une longue confidence à sa mère. La beauté des mots et l’émotion que Dany Placard y met nous font tout de même oublier qu’elle tout ça excède 8 minutes.

Le premier vidéoclip est sortie, c’est celui du trip de mush de Pulperie. La magnifique illustration de la pochette est signée Sarah Marcotte-Boislard.

J’aimerais ça faire du mush
Ça fait un bout que j’en ai pas mangé
Aller voir les étoiles
Fait longtemps que chus pas allé
Ça doit faire 7 ou 8 ans
Mais j’ai peur d’être trop buzzé

-Pulperie, Dany Placard


Site web de Dany Picard ¦ Site web de Simone Records ¦ Facebook Dany Placard


Musique de roadtrip, rock de poussière, guitares planantes, rythmes bruts et lourde basse, la musique et la moto, c’est indissociable. Ici, on est dans la bibliothèque musicale de Rock et Gaz! et on présente les nouveautés à découvrir ou (re)découvrir. Des albums d’ici et d’ailleurs. Du talent qui passe parfois sous le radar. T’ouvres le gaz, t’ouvres les oreilles et tu montes le son à 11. Ça s’écoute fort.

Album: Paradise
Artiste:
Paradise
Pays: Canada (Montréal)
Sortie:
Janvier 2020

On pourrait presque dire silence radio depuis Rock Anthropologists On The Kon​-​Tiki Voyage, dernier album du groupe stoner-rock montréalais sorti en 2003. Pourtant, Paradise revient dix-sept ans plus tard, plus loud, plus poussiéreux et plus stoner que jamais avec un album éponyme qui coulera comme du miel dans les oreilles des gars et des filles de bécyks que nous sommes.

Ça fait longtemps qu’on n’avait pas entendu de si lourdes intros à la guitare, comme celles sur Straight From Hell (en ouverture d’album) et Long Gone. Comme si Frank Kelly et Fred Crew Grr avaient branché leur instrument dans un bâton de dynamite. Bienvenue aux headbanger, le diable va se montrer les cornes en spectacle, surtout dans un refrain aussi rassembleur que celui de Low Down and Shaking.

Le chanteur RL Black maitrise sa voix à la perfection, que ce soit dans les notes graves de Never Cry Again ou Hitting On All Sixes, ou sur les finale aigues du refrain de Who Do You Wanna Be. Quoique sur One Of Kind, plus lente, et sur Barn Burner, où l’on insiste moins sur le côté rauque propre au stoner rock, il est tout aussi confortable.

Plus rapide que les autres, Away From You s’écoute la pédale au fond, idéalement après avoir braqué une banque dans un village perdu dans les bas fonds de l’Arizona. Un pèlerinage musical qui nous fait rouler dans les traces qu’ont laissé Thelma & Louise dans le sable et de gravier de la vieille route 66.

Puis, en finale, Paradise nous offre Freedom in Exile, avec un rythme brut et puissant de batteries (Mat Hias) et de basse (Fred Kelly), d’ailleurs admirablement enregistrée sur la totalité de l’album. Ça nous rappelle un rock d’aréna qu’on aime encore secrètement. Et que dire de ce refrain…

Le band de hard rock Made In Quebec qu’on attendait depuis longtemps? On vient de le trouver.

Le groupe lance son album le 30 janvier à 20h.
Petit Campus, 57 Prince-Arthur Est, Montréal H2X 1B4
**pay what you can**
Page Facebook de l’événement.


Site web de Paradise ¦ Facebook Paradise


Musique de roadtrip, rock de poussière, guitares planantes, rythmes bruts et lourde basse, la musique et la moto, c’est indissociable. Ici, on est dans la bibliothèque musicale de Rock et Gaz! et on présente les nouveautés à découvrir ou (re)découvrir. Des albums d’ici et d’ailleurs. Du talent qui passe parfois sous le radar. T’ouvres le gaz, t’ouvres les oreilles et tu montes le son à 11. Ça s’écoute fort.

Découvrez d’autres albums:
Dany Placard – J’connais rien à l’astronomie
Wolf Parade – Thin Mind (à venir)
Rotten Mind – Rat City Dog Boy (à venir)