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Charles-Edouard Carrier

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On en parle depuis longtemps, mais en même temps, on avait tous un peu de difficulté à y croire. La moto électrique d’Harley-Davidson, la Livewire, allait-elle vraiment se retrouver sur nos routes? La réponse est oui! Et les pré-commandes pour la nouvelle moto électrique LiveWire™ sont acceptées au Canada à partir du 17 avril. Voici le communiqué de presse que l’on vient de recevoir du manufacturier de Milwaukee.

(Vaughan, ON) 16 avril, 2019 – Harley-Davidson® a aujourd’hui annoncé le lancement des précommandes canadiennes pour la toute nouvelle moto électrique LiveWire™. Les intéressés peuvent visiter le site Web de Harley-Davidson pour localiser leur concessionnaire autorisé le plus près et effectuer un dépôt de précommande chez le concessionnaire pour l’achat d’une LiveWire. Seuls les concessionnaires Harley-Davidson ayant été autorisés à vendre la LiveWire seront en mesure d’accepter les dépôts et de réaliser des précommandes pour le stock initial destiné à la vente au Canada. Les premières livraisons sont attendues à l’automne 2019.2019 Harley Davidson LiveWire Oneland moto electrique (10)

« Nous sommes ravis d’annoncer que les précommandes pour la LiveWire seront acceptées à partir du 17 avril au Canada, indique M. Steve Lambert, directeur du marketing. Cette moto a suscité un intérêt sans précédent avec un nombre record de personnes souhaitant figurer parmi les premiers propriétaires. Nous sommes impatients de livrer les premières LiveWire aux fortunés propriétaires cet automne. LiveWire est non-seulement un nouveau produit excitant pour la compagnie, c’est aussi une expérience de conduite incroyable. Nous sommes confiants pour son futur et comment elle aidera à définir le marché de véhicule à deux-roues électrique »

La motocyclette LiveWire représente l’avenir de Harley-Davidson; elle offre au motocycliste d’aujourd’hui une propulsion électrique hautement performante, un design évocateur ainsi qu’une connectivité cellulaire. Le groupe motopropulseur H-D Revelation™ de la LiveWire dégage une puissance ahurissante de manière instantanée et sa simplicité de fonctionnement permet au conducteur de porter toute son attention sur le véritable plaisir de conduire une motocyclette : le dynamisme des sensations associées à l’accélération et aux manœuvres. La LiveWire est capable d’accélérer de 0 à 100 km/h en 3 secondes et de 100 à 129 km/h en 1,9 secondes. Sa batterie haute-tension offre une autonomie de ville de 225 km et une autonomie combinée de 142 km mesurées à l’aide des essais combinés du Motor Industry Council (MIC) à 115 km/h.

Les capacités dynamiques de la LiveWire sont optimisées grâce à un châssis conçu pour offrir une maniabilité souple et agile pour une maîtrise indéniable en environnement urbain et une expérience saisissante sur les routes sinueuses. Les suspensions avant et arrière hautement performantes SHOWA® travaillent en tandem avec un cadre en aluminium coulé léger et extrêmement rigide afin de fournir une maniabilité précise et optimale qui confère à la moto une conduite exaltante dans toutes les situations. Les étriers de frein monoblocs avant Brembo® contribuent à rehausser encore davantage la grande manœuvrabilité du véhicule ainsi qu’à assurer une réactivité optimale pour un freinage efficace.

À titre de touche finale, la dynamique de conduite de la LiveWire s’appuie également sur un système de contrôle électronique du châssis (ECC) qui utilise le système de freinage antiblocage (ABS) amélioré pour les virages, le système antipatinage (TCS) et le système de réglage du couple résiduel (DSCS) pour contrôler et gérer le couple de freinage avant et arrière ainsi que le couple moteur sur la roue arrière dans le but d’améliorer le contrôle du motocycliste et d’ajuster la performance du véhicule en différentes conditions. Le système est entièrement électronique et utilise la toute dernière unité de mesure inertielle à six axes (IMU) et la technologie de capteurs ABS. Les fonctions séparées du ECC fonctionnent ensemble pour donner au motocycliste plus de confiance et de contrôle dans des situations moins idéales.

Plusieurs options de recharge sont offertes pour la LiveWire. Un chargeur intégré de niveau 1 qui se connecte dans une prise murale standard de 120 V (ou 240 V) avec un cordon d’alimentation qui se range sous la selle de la motocyclette. Le niveau 1 (de distance par l’heure) de temps de chargement est de 21km pour chaque heure de charge; la LiveWire peut être pleinement rechargée en une nuit à l’aide d’un chargeur de niveau 1. On peut aussi utiliser un chargeur de niveau 3 ou une borne de recharge rapide à courant continu (BRCC) peuvent être utilisés pour recharger la LiveWire avec un connecteur SAE J1772 (connecteur CCS2 – IEC de type 2 pour l’Europe et autres marchés internationaux). Tous les concessionnaires Harley-Davidson qui offrent les motocyclettes LiveWire offriront une station de chargement publique DCFC. L’autonomie par heure de recharge de niveau 3 est d’environ 309 km. Il est donc question d’une recharge de 0-80 % de la capacité en 40 minutes. Recharge complète 0-100% en 60 minutes avec une borne de recharge rapide à CC.

La LiveWire est équipée de la technologie H-DTM Connect qui fournit une connectivité cellulaire permettant de lier le propriétaire à sa motocyclette à l’aide d’un téléphone intelligent équipé de la dernière version de l’application Harley-DavidsonTM. H-D ConnectMaxwell  permet aux propriétaires de se connecter à distance à leur moto LiveWire ainsi que de visualiser les renseignements relatifs à l’état du véhicule. Il offre également au propriétaire une tranquillité d’esprit, puisqu’il peut garder un œil à distance sur son véhicule, notamment grâce aux alertes antivol et à l’assistance en cas de vol.

La LiveWire sera vendue à partir de 37 250$.

Pour plus de détails sur la LiveWire, visitez la page officielle de la première moto éléctrique Harley-Davidson.


Et pour l’occasion, on se laisse sur une autre interprétation de LiveWire… celle de Motley Crue. Parce qu’on écoute jamais trop de Motley Crue.

Photo Audrey H. Arsenault

Interminable, oh interminable hiver. La moto au Québec, c’est la liberté, les partys, les roadtrip et les chums, mais c’est aussi une longue période de dormance qui donne l’impression que le calendrier s’est mis sur pause le 9 janvier.

Parce que l’hiver, coule dans nos veines, heureusement que des gars comme Jesy Renaud de la shop Classic Steel ont décidé de prendre le froid par les cornes, sortir les motos et ouvrir le gaz quand même. Retour en photos sur la première édition de Harley Drag On Ice de Beauharnois.Harley Drag on ice - Moto - OnelandHarley Drag on ice - Moto - OnelandHarley Drag on ice - Moto - Oneland

La moto, l’hiver, le gaz au fond

« J’étais à boutte et j’avais envie de conduire. Alors en décembre de l’année passée, y ma passer par la tête d’installer des crampons sur mon Shovelhead et aller m’amuser sur le lac », explique Jesy Renaud. Il est l’un des organisateurs de la journée d’accélération sur glace qui a eu lieu à Beauharnois en février dernier. Il s’est associé avec le champion de drag Stéphane Crête, d’autres pilotes d’accélération, le magazine Révolution et puis voilà, l’organisation de la première édition de drag de glace venait de débuter.Harley Drag on ice - Moto - OnelandHarley Drag on ice - Moto - Oneland

Et pour cette première édition, le succès a pris un peu tout le monde par surprise, Jesy le premier. Plus l’événement approchait, plus il sentait l’intérêt monter : « Ça n’arrêtait pas d’appeler pour des infos. À la dernière minute, tous les dealers Harley-Davidson voulaient venir, ils me contactaient pour s’informer, etc. On savait à ce moment-là que oui, ça allait être un succès, mais autant de monde? On n’avait pas vu ça venir. Une heure d’attente pour accéder au site… quand même! »

Des pilotes, des motos, des courses

En effet, plus de 3000 personnes ont répondu à l’appel lancé par Jesy. Et pour satisfaire une foule aussi imposante sur la banquise de Beauharnois qui brave un vent qui siffle des lames sur les joues, ça prenait des pilotes, beaucoup de pilotes, professionnels et amateurs. « Ça a été ça le plus facile! Trouver les pilotes. En plein hiver, on veut tous sacrer ça dans l’fond », illustre Jesy Renaud.Harley Drag on ice - Moto - OnelandHarley Drag on ice - Moto - OnelandHarley Drag on ice - Moto - Oneland

Vous avez manqué ça? Heureusement pour nous, le fleuve ne risque pas de geler avant l’an prochain, mais Jesy, et Karine Rowsell avec qui il organise l’événement, nous promettent que ça reviendra. D’ici là, la marche de l’Empereur sautera sur son bike.

Plus d’infos sur la shop de Jesy Renaud, Classic Steel.

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Intéressé par les courses de drag? Ça tombe bien, on va en parler de plus en plus sur Oneland. À suivre!

Harley Drag on ice - Moto - Oneland

Pat Dessureault a accepté de relever le défi que lui lançait la compagnie Silverwax. En collaboration avec l’émission AMS Moto sur la chaîne Télémag, on a demandé à Hardcore Cycle de monter un bobber pour Richard Pelchat de Silverwax. Résultat : une série entièrement consacrés à la préparation de cette moto, des croquis de départ au grand dévoilement.


La moto de Harley-Davidson Sportster 2003 de Silverwax par Hardcore Cycle a remporté la 1ère place dans la catégorie Bobber au Motorcycle Supershow à Toronto.

« On travaille tellement fort sur les motos, souvent sur des petits détails que peu de gens voient. C’est comme une œuvre d’art. En 16 épisodes, c’était une belle occasion de montrer aux gens à partir de quoi on fabrique nos pièces, comment je trouve des morceaux chez des antiquaires, ce que ça demande de faire une peinture metal flake, etc. Avec le bobber de Silverwax, on a pu voir un peu plus le processus pour arriver au résultat final. Des fois, on fait des modifications tellement subtiles que ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre le nombre d’heures qui est mis dans ces motos. » – Pat Dessureault

Oneland présente en rafale ici tous les épisodes du Projet Bobber Silverwax.

Projet Bobber Silverwax – Épisode #1

Projet Bobber Silverwax – Épisode #2

Projet Bobber Silverwax – Épisode #3

Projet Bobber Silverwax – Épisode #4

Projet Bobber Silverwax – Épisode #5

Projet Bobber Silverwax – Épisode #6

Projet Bobber Silverwax – Épisode #7

Projet Bobber Silverwax – Épisode #8

Projet Bobber Silverwax – Épisode #9

Projet Bobber Silverwax – Épisode #10

Projet Bobber Silverwax – Épisode #11

Projet Bobber Silverwax – Épisode #12

Projet Bobber Silverwax – Épisode #13

Projet Bobber Silverwax – Épisode #14

Projet Bobber Silverwax – Épisode #15

Projet Bobber Silverwax – Épisode #16

Vincent Bussière-Lavallée vient tout juste de sortir son livre Le Coureur, qui documente le retour du Flat Track à Trois-Rivières. Nous lui avons poser quelques questions au moment de rendre disponible son premier ouvrage sur un segment de la culture moto contemporaine.

1. Pourquoi avoir choisi Trois-Rivières?

Je suis né à cet endroit et j’y suis très attaché. Ce fut un choix naturel, qui allait de pair avec la tournure des évènements. Je voulais rester authentique dans l’approche et ne rien laisser de côté. Après tout ce n’était pas banal, le Flat Track renaissait de ses cendres après 10 ans d’absence sur la piste de l’hippodrome. De plus, à Trois-Rivières, on a tendance à se comparer avec les grandes villes et à douter de nos capacités. Un peu à l’image des riders, j’ai décidé de ne pas me prêter à ce jeu-là. Il faut surmonter ses peurs et ses hésitations pour avancer!

2. Pourquoi avoir ciblé un coureur, une moto, une discipline pour en faire un livre, et non pas avoir été plus général?

Pour être le plus près de l’action possible. Quoi de mieux qu’être aux côtés des gens qui vivent le moment, c’est tellement plus inspirant! Ils ont quelque chose à raconter, même lorsqu’ils bricolent dans leur garage à l’abri des regards. À bien y penser, c’est une des raisons pour laquelle je voulais être discret lors des prises de vues. Il était hors de question que j’arrive là, avec une lentille de 500-600mm! Je ne voulais pas seulement observer, mais participer. Je pense que la combinaison de ces différents facteurs ajoute un fil conducteur au récit visuel, on se reconnait plus facilement dans l’histoire! 

3. Qui est le coureur?

Jeremie, ancien professeur et bon ami avec le temps. Je suis tombé sur son projet de construction d’une moto. Visiblement, il se donnait corps et âme là dedans et je trouvais ça intéressant. À force de jaser, il m’a confié que ça faisait environ 2 ans qu’il travaillait là dessus et que c’était dans l’optique de participer à une course d’ampleur nationale ici à Trois-Rivières. Ne serait-ce que pour la belle histoire, j’ai sauté dans mes bottes pour documenter ça. Quel culot quand j’y repense! Tout cela s’est fait de façon indépendante, sans l’aide d’équipement lourd, d’écurie ou de gros commanditaires. Petite anecdote, je me souviens avoir aidé Jeremie à mettre la moto dans le coffre de son Honda Element : « Quoi? Penses-tu vraiment que ça va rentrer? » et Jeremie de compléter : « C’est maintenant qu’on va le savoir! ».  On a réussi, et en bon Québécois, c’était «flush»! 

4. En quoi la culture moto peut être inspirante pour un photographe?

Les sujets eux-mêmes sont très forts! C’est définitivement une discipline qui prône un mode de vie alternatif. Je ne connais aucun motocycliste qui n’est pas un outsider à ce qui se passe en société. Je ne sais pas pour vous, mais ça me parle. Ajoutez à cela l’action, la vitesse suivie d’une lumière parfaite, c’est de la liberté à l’état pur. 

5. Ça fait longtemps que tu avais ce projet de livre en tête, ou plus globalement, un projet de livre en général?

L’idée de faire un livre sur ce sujet me tournait en tête, j’ai saisi une opportunité et je l’ai concrétisée. Je suis un gars de projet et j’ai toujours besoin de faire quelque chose de créatif. Je suppose que c’est encré en moi, j’ai tellement aimé l’expérience, que j’ai décidé d’orienter ma carrière vers la photographie d’auteur!

6. Quelle est la pertinence de publier un livre à l’heure du numérique et des likes sur Instagram?

C’est une question à laquelle je réfléchis souvent. Il y a quelque chose d’un peu inexplicable. Comme si c’était naturel pour chacun d’entre nous de tenir un livre entre ses deux mains. La lecture d’un texte ou d’une image est une expérience en soi et le livre a la capacité de l’amplifier. Ce que les autres supports et plateformes numériques ont moins.

À propos du livre:
Au travers l’aventure de Jérémie, ce livre photographique documente le retour du Flat Track à Trois-Rivières au Québec.
Format: 8 x 10 in Ξ 21 x 26 cm
54 pages
Couverture rigide
Date de publication: 21 janvier 2019
ISBN 9780368176142
Prix: 80$
Site web de l’auteur: https://vincent-bussiere.com/
Acheter en ligne via le site Blurb: http://bit.ly/2HG0QkD

L’été dernier, on reçoit un courriel d’un groupe qu’on ne connaissait pas du tout : The Rise. Ils nous invitaient à participer à un de leur événement dans le cadre du Partymaster Tour. En gros, ça se résumait à: des cascades en vélo, des bands de rock, de la bière et du camping. What can go wrong? Un plan parfait qui allait faire le pont entre deux scènes de deux roues : le vélo et la moto.

On s’est rendu à Brose Farm en Ontario, tout près du magnifique secteur des Highlands, un paradis de la moto pour voir comment ça se passe un arrêt dans la tournée du Partymaster Tour. Alors, ça ressemblait à quoi? Beaucoup de Jager-Bomb, un tour-bus homemade de feu, des gens exceptionnellement talentueux et acceuillant. Sans oublier le rock déjanté de Palmetto The Band, Count Ferrara & The White Brothers Band, Light Bulb Alley, Bottleneck Jay, The Fuzzy Undertones, POPULATION II et Blue Cheese.

L’équipe du Partymaster Tour vient tout juste de sortir le teaser d’une une websérie complètement éclatée. Réalisée par Louis Lhomel, on y suivra dix des meilleurs athlètes de vélo de montagne freestyle alors qu’ils prennent la route pour 16 jours et s’arrêtent dans des coins aussi reculés qu’inusités pour faire la fête, pédaler un bon coup et vivre le rock.

En collaboration avec Industry Nine, Trou du Diable, Jagermeister et Lama Cycles.

La sortie est prévu pour le début 2019. À ne pas manquer!

Pour tout les détails: The-Rise.

Photos Jake Jones – Drop Clutch Union

On l’appelle The ultimate motorcycle playground. Cette région des Highlands en Ontario est traversée par plus de 1000 kilomètres des routes sinueuses, vallonnées et tranquilles comme un lendemain de tempête. On se vante d’avoir été roulé au Vermont ou dans le Maine, mais à moins de 3h de route de Montréal, on est pourtant encore chez nous et on s’offre un circuit plus-que-parfait, taux de change et Trump en moins.

Common Ground et Harley-Davidson

L’an dernier, j’ai eu la chance de faire le trajet entre Toronto et Rivière-du-Loup avec Harley-Davidson pour souligner les 100 ans de la marque au Canada. J’ai choisi un Road King Special, j’ai passé 7 jours sur la route accompagné avec Jay, un néo-zélandais qui visitait notre pays pour la première fois et on a tourné le documentaire Common Ground qui a été présenté à Discovery Channel. Dans cette semaine à traverser les deux provinces, une journée à tout spécialement retenu mon attention : le 2e jour, au cœur des Highlands. Pressé par la pluie, le froid et l’horaire serré, je n’ai pas eu la chance d’apprécier à sa juste valeur cette région que l’on appelle les Hautes-Terres et qui s’étend à l’ouest d’Ottawa et au nord de Calaboogie. Partie remise.

De retour dans les Highlands

En septembre dernier, Oneland a été invité à y passer trois jours pour découvrir ce que la région à de meilleur à offrir aux motos. Pour l’occasion, on s’est monté un petit dreamteam composé de Catherine (Oneland et Filles de moto), Roxanne (Filles de moto), Jake (Drop Clutch Union) et moi-même. On a bravé le froid d’un mercredi gris d’automne pour quitter Montréal et se rendre en Ontario. On a goûté au meilleur de la région : routes, moonshine, pierogies et brioche à la cannelle. Ride the Highlands a été pour nous trois jours de froid glacial pour une ride des couleurs qui annonce l’hiver, le cœur réchauffé par des décors magnifiques et des gens passionnants qui accueillent à bras ouverts les motocyclistes.

« Les hautes-terres de l’Ontario étaient autrefois l’une des régions les plus diversifiées de tout le Canada. Les gens venaient de partout : la France, l’Irlande, l’Écosse, la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne et la Pologne. Pour les motocyclistes, cela signifie qu’à chaque virage, colline et coin de rue, il y a des endroits amusants où s’arrêter, prendre un repas et entamer des conversations avec les gens de la place. Ils sont fiers de partager ce que leurs ancêtres et eux-mêmes ont œuvré avec ardeur à réaliser et à maintenir », – Ride the Highlands

Surveiller la sortie de notre compte-rendu complet et de la vidéo tournée par Jake Jones en février 2019. D’ici là, on dépose ici une galerie photo qui illustre parfaitement le plaisir que l’on a eu dans les Highlands.

Photos: Audrey H. Arsenault

Les Iles-de-la-Madeleine, je les avais visitées il y a de ça trois ans. Périple moto avec un vieux chum, quelques jours à peine passés à Havre-Aubert, le temps d’une session de surf dans l’eau glacée, de faire la 199 d’un bout à l’autre, deux ou trois pintes à l’Abri de la tempête et puis voilà, fallait déjà rentrer. Cette fois-ci, les choses sont différentes. Une semaine complète à explorer la région en septembre avec ma blonde, des motos, du grand vent et un air pur comme nulle part ailleurs.

Choisir entre la route et l’avion

L’idée de prendre l’avion pour se rendre aux Iles est franchement géniale pour s’éviter les deux jours de route à l’aller et la traversée de 5h à partir de Souris à l’Ile-du-Prince-Édouard. Non seulement on gagne du temps, mais si on calcule l’essence, le motel, la bouffe et le passage pour le bateau que l’on s’évite, ça fait encore plus de sens.

Un vol de la compagnie aérienne Pascan d’à peine 2h30, avec un arrêt à Bonaventure en Gaspésie, dans un avion si minuscule que l’on doit se courber le dos pour y circuler. Pas même 15 places dans cet environnement clos où la proximité est telle que je pourrais tenir la main du pilote en cas de turbulences. Une fois arrivé, c’est l’Agence de location des Iles, une sympathique entreprise qui fait la location de voitures, motos, scooters et Spyder à Cap-aux-Meules qui nous reçoit, fraîchement descendu de l’avion. Une fois sur place, tout ce qu’il nous reste à faire, c’est de se prendre deux motos (ou une voiture) et partir à l’aventure dans ce monde vents, dunes et marées.
Printemps, automne?

L’objectif du voyage était de découvrir l’endroit en mode « hors-saison ». C’est connu, visiter les Iles-de-la-Madeleine en plein cœur de l’été, non seulement c’est dispendieux, mais ça demande une planification qui s’amorce des mois d’avance et ça implique de partager les routes de ce coin de paradis avec dix milliers de touristes. Pas que je suis égoïste, mais des routes aussi magnifiques que celles que l’on retrouve aux Iles, quand t’es à moto, t’as tout simplement envie de les garder pour toi tout seul. C’est pourquoi le printemps et l’automne sont définitivement deux saisons à privilégier pour un roadtrip moto dans ce coin reculé de la province. Tranquillité assurée.

Côté température, il ne faut pas trop s’en faire, les deux saisons sont clémentes et les écarts avec ce que l’on vit dans la métropole ne sont pas si grands. Le froid n’est pas plus froid aux Iles, la pluie mouille autant là-bas qu’ici. Seule chose, le vent peut-être diablement fort et parfois surprenant surtout lorsque l’on traverse les dunes et que le sable s’élève pour nous fouetter les joues. Mais ça fait partie de l’ADN des Iles: là-bas, le vent ne souffle pas, il chante.

Des vagues et des couchers de soleil

Quand c’est la curiosité qui prend les commandes, quand c’est l’aventure qui dicte le chemin à prendre, difficile de prévoir dans quel décor se couchera le soleil ce soir. Ça fait à peine quelques heures qu’on est arrivé que déjà on se coule une petit canette de Miller sur le dos d’une vieille épave, celle du Corfu, échoué en 1963 du côté de l’Étang-du-Nord. Sortir de la 199

C’est la route provinciale 199 qui traverse l’archipel. Mais dire qu’on a fait le tour des Iles-de-la-Madeleine simplement parce qu’on a roulé les 85 km de la 199, du nord au sud, est une grave erreur. Parce que la meilleure façon les découvrir, c’est tout simplement de tourner à gauche ici, prendre à droite au bout, monter la montagne, puis tourner encore à gauche, pour finalement s’aventurer sur un chemin de gravier. C’est l’essence même du roadtrip que de se laisser guider par son instinct. Puis, sans l’avoir commander, on peut tomber sur une poissonnerie qui vendra du homard prêt-à-manger…

Faire de la moto aux Iles-de-la-Madeleine, c’est arrêter le temps. On laisse loin derrière les réseaux sociaux, le rythme effréné de la ville, les règles à suivre et ce besoin de toujours savoir où l’on ira demain. Ça permet d’ouvrir les yeux un peu plus grand. À force de regarder pour vrai, sans filtre et sans retouche, immanquablement, on est surpris par le paysage qui s’installe devant nous. La beauté des lieux, un horizon dessiné d’une main de maître, des falaises sculptées en poésie et des plages — 300 kilomètres de plage pour être exact —  à faire rêver. Et tout ça au Québec? Oui, on est assez chanceux pour avoir ça.

Les îles, une par une

L’archipel est composé des 5 principales iles : Ile du Havre Aubert, Ile du Havre-aux-Maisons, Ile du Cap-aux-Meules, Ile de la Grande Entrée et L’Ile-d’Entrée. Chacune a son histoire, ses gens, ses couleurs et ses paysages. Sur la route, parfois en vieille Honda Goldwing, parfois en Harley-Davidson Street — et confession, une demi-journée en Spyder —, on s’est perdu dans ces magnifiques villages, reliés entre-eux par les dunes ou par les ponts.À suivre…

Un peu plus tard cet hiver, nous reviendrons sur les rencontres que l’on a faites pendant ces cinq jours à découvrir ce diamant de sable au cœur du golfe du Saint-Laurent : les artisans, les commerçants, les habitants. On y présentera notre carnet d’adresses et quelques essentiels à découvrir pendant votre prochain séjour aux Iles-de-la-Madeleine.

D’ici là, à vos agendas, puisque c’est déjà le temps de planifier 2019 sur la route. Définitivement, il faut faire une place pour visiter l’archipel québécois pour partir à la rencontre des Madelinots et découvrir leur histoire.


Ce voyage a été rendu possible grâce à l’Agence de location des Îles en collaboration avec Voyage numériQC. Pour en savoir plus, visitez le site #TripAuxIles et courez la chance de gagner un voyage de 10 jours aux Îles-de-la-Madeleine d’une valeur de plus de 4500$. 

Dernière de la saison 1 de ROCK ET GAZ! Catherine David de Filles de moto au micro en remplacement de Charles-Édouard qui est en voyage avec Harley-Davidson Canada. On jase avec les gars de LA RUN pour un bilan de saison et des projets pour l’automne. Audrey se prépare pour son premier roadtrip, en direction du Wharf Rat Rally. Entrevue téléphonique avec Charles-Édouard qui descend du traversier à Milwaukee pour assister au 115e anniversaire de Harley-Davidson.

En musique: spécial GLAM-ROCK cuir et spray-net!

Merci CKRL 89,1 pour cette magnifique opportunité! Merci à tous les invités de la saison! Et merci à Simon pour la mise en onde de notre dernière émission!

On se voit l’an prochain!