Balades en nature ou virées à moto? Les deux. L’enduro est une discipline qui fait de plus en plus d’adeptes. En 2018, la Fédération des motocyclistes de sentiers du Québec (FMSQ) comptait une augmentation de 33% de membres. Dans l’ouest, Girls with no limits permettent aux filles de s’initier avec des championnes.

Marie-Claude Boudreau est une junkie d’adrénaline. Elle a pratiquement tout essayé de l’escalade au bobsleigh. Originaire des Cantons-de-l’Est, elle s’est exilée à Whistler en Colombie-Britannique avec l’idée d’agrandir son terrain de jeu. « Toute jeune, je regardais des films et des revues de snowboard et je rêvais de pratiquer ce sport à Whistler. Je ne pensais qu’à ça! Une fois les études terminées, j’ai réalisé mon rêve, mais malheureusement, un accident lors d’une compétition a limité mes activités dans cette discipline. Mais chaque histoire a son côté positif. Ça m’a permis de m’ouvrir à d’autres sports!

Depuis six ans, elle consacre sa saison estivale au enduro, une discipline qui l’a complètement conquise. « L’enduro, c’est de la conduite en sentier où on se sert des éléments de la nature, tels que des roches et des branches d’arbres, pour se challenger. C’est une grosse shot d’adrénaline, mais c’est aussi très méditatif et relaxant. Une fois le moteur en marche, le sourire me fend jusqu’aux oreilles, ma concentration est au maximum et je ne pense plus à rien d’autre qu’aux obstacles devant moi. J’aime la vitesse et pratiquer des manœuvres pour m’améliorer. Il n’y a jamais un moment banal à moto! J’aime la compétition aussi, c’est l’occasion de donner mon maximum. L’enduro est à la fois un défi physique et mental. »

Désireuse de partager sa passion, Marie-Claude a créé Girls with No Limits dans l’espoir de voir de plus en plus de femmes oser le milieu compétitif. « J’ai commencé à faire de l’enduro en 2013 avec des hommes. Je ne pensais pas à ce moment-là qu’il y avait beaucoup de femmes qui pratiquaient ce sport. Durant l’été 2016, j’ai commencé à faire de la course et j’ai rencontré plusieurs femmes. J’ai alors réalisé qu’il y en avait plus que je pensais. L’énergie des femmes est contagieuse. C’est à ce moment que j’ai décidé de partir un groupe sur Facebook pour organiser des rides entre filles. Dans le cadre de nos activités, nous donnons des ateliers de mécanique et nous organisons des événements et des journées de pratique technique. C’est la vente de marchandises et les levées de fonds qui nous permettent d’engager des instructeurs durant nos événements. Le groupe grandit peu à peu, et notre communauté de moto est plus active et énergique que jamais! »

Le club est ouvert autant aux curieuses qui désirent s’initier à la discipline qu’aux adeptes désirant s’améliorer et développer plus d’agilité dans des situations extrêmes. « Il y a plusieurs bénéfices à pratiquer l’enduro dans un environnement féminin. D’abord, quand un couple pratique un sport et que l’un des partenaires est plus débutant que l’autre, on est souvent témoin de chicanes ou de frustrations. Entre filles, on n’a pas le sentiment de décevoir notre partenaire et on a un sentiment plus grand d’indépendance. C’est plus facile de s’approprier la discipline. L’encouragement du groupe est motivant, et suivre les autres filles permet de repousser ses limites! »

Pour joindre ou suivre Girls with No Limits, visitez leur page Facebook.


Ce texte provient du microsite de l’émission Filles de moto. Pour en savoir plus, revoir les épisodes ou profiter de contenu exclusif, visitez le site web de la série sur TV5-Unis.

Photo by Egor Myznik on Unsplash.

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