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Cette année au Roll The Bones, nous présenterons, en exclusivité, des reproductions des toiles de Yamasha. Celles-ci seront en vente sous forme d’encan silencieux. C’est une première pour l’artiste-peintre qui habite Kharkiv en Ukraine que d’exposer des reproductions. Au cœur d’un échange courriel avec elle pour préparer son exposition, elle répond à nos questions.

D’où vient ta passion pour l’art?

De mon enfance. Quand je suis entrée en maternelle, on m’a donné une grande feuille de papier pour dessiner toute la journée. À cette époque, il n’y avait pas de sujet spécifique dans mes dessins. C’était différentes images lumineuses. Ensuite, je me suis mise à dessiner toutes sortes de vêtements au point de vouloir devenir créatrice de mode ou designer. J’ai toujours rêvé de concevoir ou de créer quelque chose et de le mettre en pratique. Puis, le photoréalisme est entré dans ma vie.

yamasha oneland (2)Justement, parle-nous de cette forme d’art qu’est le photoréalisme.

Le photoréalisme est un genre dans lequel un artiste reproduit des images aussi réalistes que possible en se concentrant sur le détail des éléments dans le désir d’évoquer la réalité brute. Historiquement, ce terme s’applique qu’aux œuvres de la fin des années 1960 et du début des années 1970, mais il est aujourd’hui utilisé pour décrire des artistes qui utilisent cette technique pour créer des représentations littérales d’un objet, d’une scène ou d’un sujet particulier.

Pourquoi choisir la moto comme sujet pour explorer le photoréalisme?

Certains voient la beauté de la nature et peignent des paysages. Certains voient la beauté humaine et peignent des portraits. Je vois la beauté des motos et la peint. Les machines sont vivantes pour moi, elles ont une âme, comme si elles souhaitaient elles aussi être peintes. Je sens un lien étroit avec les motos, c’est ce que j’ai choisies. Claude Monet a Nymphéas en fleurs, Leonardo da Vinci a Mona Lisa et Radical Ducati, Matador. Comme on dit, à chacun ses goûts.

yamasha oneland (1)Parle-nous du projet Helmets for India auquel tu participes.

C’est un voyage d’aventure caritatif de Bombay à Goa. L’objectif du projet est de collecter 1 000 casques et de les distribuer à des personnes en Inde qui ne peuvent pas se permettre d’en acheter un. Vingt artistes du monde entier ont travaillé à la peinture de casques pour montrer que le port du casque est non seulement sécuritaire, mais aussi esthétique. Les casques de Helmets for India seront présentés lors d’expositions à Bombay, à Goa, dans quelques pays européens et aux États-Unis.

yamasha oneland (5)Si un jour, nous avons la chance de visiter l’Ukraine à deux roues, tu nous emmènes où?

Je serais heureuse de vous présenter non seulement la culture moto de Kharkiv, mais aussi toutes nos attractions locales. Il existe de nombreux sites remarquables autour de Kharkiv, en dehors des paysages urbains. Ma région vous impressionnera avec son désert, son lac salé, sa forêt de Homilsha et ses montagnes de calcaires. Et je vous offrirais certainement un délicieux borshch, un potage à la betterave. Venez! Je promets de vous surprendre!

Suivre Yamasha sur Instagram
Visiter le site de l’artiste Yamasha

Pour acheter une reproduction d’une oeuvre de Yamasha, l’encan se déroulera au Roll The Bones, le 25 mai prochain.

www.rollthebones.ca | Facebook : /rollthebonesmtl | Instagram : @rollthebonesmtl

Les 13 et 14 juillet 2018, la ville de Rouyn-Noranda s’active au son des moteurs, des deux roues et du 7e art en plein air. La première édition du MoFFAT (Moto Film Fest Abitibi-Témiscamingue) prendra son envol. Entrevue avec Marc Provencher, président du MoFFAT.

1- Marc, d’où vient l’idée de créer un festival de film sur la moto?

Lors de notre visite au Moto-Film-Fest de Brooklyn. Il y a bien des années par contre je caressais l’idée de créer un festival, mais lequel? Un qui serait original, différent des autres. Je savais que le jour viendrait où je trouverais.

2- Qui collabore avec toi dans le projet du MoFFAT?

Mes alliés de taille sont mes amis qui gravite déjà dans l’évènementiel comme le Festival du Cinéma International en A-T, le festival du documenteur, et l’équipe de Oneland. Cela fait au moins 2 ans qu’on rumine les comment, les quoi, les où, les qui et les pourquoi.CR-VHL-IMG_1337

3- Pourquoi faire ça à Rouyn-Noranda? On ne se le cache pas… c’est quand même toute une ride pour se rendre-là!

Oui, c’est vrai et on est habitué à ce commentaire. Notre ville est, en fait, un atout majeur pour le MoFFAT. Elle inspire le roadtrip. Traverser le fameux parc qui est absolument magnifique de par ses lacs et sa route. Le fait de te rendre en Abitibi-Témiscamingue pour le festival ajoute à sa saveur. Il commence au départ de ta maison. Le MoFFAT sans Rouyn-Noranda ne serait pas pareil.

4- Et vous avez pris la décision de faire ça à l’extérieur, en bord de lac. Pourquoi sortir de la salle de cinéma?

Il aurait été plus facile de faire le festival en salle, c’est vrai. On connait tous les cinémas, rien de nouveau. Un écran qui surplombe un lac et toi assis dehors avec ton bike pas loin, une odeur de méchoui, tu regardes des films sur la communauté moto… Y’a rien qui peut battre ça. Mais on a un plan B…!

Site de la Presqu'île du lac Osisko pour le MoFFAT. Photo tirée de la page Facebook de la Prequ'île.
Site de la Presqu’île du lac Osisko pour le MoFFAT. Photo tirée de la page Facebook de la Prequ’île.

5- Comment toi et ton équipe avez-vous sélectionné les films qui seront présentés au MoFFAT?

Nous nous sommes inspirés des plus vieux que nous, les Moto Film Fest existent depuis quelques années. Nous avons vérifié leur sélection et avons choisi quelques-uns parmi ceux-là. À partir  de ça, nous avons contacté les réalisateurs pour visionner leur film, les inclure dans une présélection. Et après tu visionnes ces films, une fois, deux fois et parfois trois fois et là tu fais ton choix ! Quinze films ont été retenus au total.

6- C’est difficile de refuser des films?

Certains films n’ont pas été sélectionnés dans notre cas à cause du temps que nous disposons ou bien la langue du film. Nous sommes en plein air et ici la brunante commence à 22:00. Donc pour terminer vers minuit, nous sommes très limités. Pour ce qui est de la langue, il y a très peu de films en français, ils sont souvent sous-titrés on en version originale anglaise. Vivant dans une ville francophone, on ne veut pas trop pousser la note anglaise dans le but de garder l’intérêt de cinéphile au maximum.

7- La bande-annonce fait beaucoup jaser: elle est à la fois hyper simple et très révélatrice de la diversité des gens qui roule à moto. Ça représente aussi l’esprit du MoFFAT?

Oui. Le réalisateur Virgil-Héroux Laferté connait l’esprit du MoFFAT depuis le début, car il fait partie des 3 mousquetaires qui ont cogité ce festival. Il a reproduit dans la bande-annonce, l’essence même de notre version du Moto-Film-Fest, il est fait pour tout le monde! Et, fait à noter, tout le monde, au moins une fois dans sa vie, à fait un bruit de moto avec sa bouche, n’est-ce pas ?

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Pour toutes les infos concernant la première édition du MoFFAT, visitez le site www.motofilmfest.ca
Entrevue: Vanessa Boilard
Photos: JF Galipeau

Depuis combien de temps penses-tu à lancer ton propre brand ?

Ça fait longtemps. Il y a 5 ans, j’avais démarré mon entreprise. Ça ne fonctionnait pas comme je le voulais, alors j’ai décidé de repartir en force. Sous le nom de Widow’s Blow, ça fait officiellement 1 an. Ceci étant dit, ça fait des années que j’ai le projet en tête.

Pourquoi Widow’s Blow ?

Widow’s Blow c’est l’ensemble de plein de trucs. Widow ça veut dire veuve et Blow a une connotation à la drogue (ou toutes choses nocives qui nous tirent du jus). C’est également un coup en plein visage, une réalisation. C’est très autobiographique. Ça fait appel à mon côté plus Rock ‘n’ Roll. Ça représente ma vision de la mode et de ma compagnie. Très rock, abrupte et surtout authentique.MOTO-SKI-003

Certaines de tes œuvres sont des hommages à des femmes de ton entourage, pourquoi ?  

C’est ça qui est l’fun quand tu fais du one of a kind. C’est justement qu’on peut s’inspirer non pas juste de la mode actuelle, mais des gens qui nous entourent. En ce moment, ce qui m’influence beaucoup lors de ma création, ce sont des femmes modèles et inspirantes. J’aime rendre hommage à des rocks stars du temps présent, des filles qui ont des projets et des talents qui sortent du lot. C’est très important pour moi.ÉrikaDevile2-023-43

Tu présenteras tes nouvelles pièces le 5 juin prochain à l’Esco. Lorsque Widow’s Blow organise un lancement de collection, on peut s’attendre à quoi ?  

Quand Widow’s Blow réalise un événement, l’idée est d’aller à contre-courant du fast fashion. Je fais vraiment de l’anti-mode. L’idée ce n’est pas d’avoir des gens qui viennent regarder mon rack de guenilles. Je ne crois pas que ça rende justice à mes œuvres. Quand je fais un événement, c’est pour faire vivre aux spectateurs l’expérience Widow’s Blow. On veut mettre les gens dans le mood de mes créations. Mes événements sont aussi autobiographiques que mes créations. C’est comme ça que je suis dans la vie. Je veux faire vivre aux gens une expérience différente que d’aller en magasin. Dans un contexte de show, j’ai l’occasion de mettre en scène des artistes qui travaillent aussi fort que moi pour leur art. C’est inspirant et la collaboration entre ces 2 mondes est importante pour moi.ShopTyler-0014

Sur quelle pièce de ta collection on devrait garder un œil lors de ton lancement le 5 juin prochain à l’Esco ?  

C’est définitivement sur les jackets, car c’est un long processus de création. C’est le cas pour toutes les pièces, car c’est du hand pick. Cependant, les jackets sont clairement les vêtements pour lesquels je mets le plus de travail. Ils sont parfois en vieux cuir et sec comme une feuille de papier. Je travaille donc le cuir pour raviver la matière afin de lui donner une seconde vie. C’est le même principe pour les jeans jackets dont chacun a son histoire ou sa thématique précise. Étant donné que c’est du one of a kind, chaque pièce est unique. Mes pièces préférées pour lesquelles je mets beaucoup de temps et d’amour, c’est mes jackets ! C’est pour la création de ceux-ci que j’aimerais être reconnue.WB_MIM1970_MR250-034

Comment pouvons-nous suivre l’évolution de Widow’s Blow ? 

En parcourant la boutique en ligne ou en suivant les médias sociaux suivants :

widowsblow.com/shop
instagram.com/widows.blow
facebook.com/widowsblow


Détails de l’événement 

Événement : Widow’s Blow : New Collection SS18
Date : 5 juin
Lieu : l’Escogriffe

Artistes :

Seb Black
Lavender May
Natasha NebulaPrint

D’où vient ton intérêt pour l’art ?

Mon père était peintre. J’ai suivi son chemin et j’ai fait mon bac à l’UQÀM en art plastiques. Aujourd’hui, je travaille à temps plein comme illustratrice à mon compte.

Qu’est-ce qui t’inspire ?

98% de mon travail est basé sur le monde du Flat Track, principalement la série Harley Hooligan. J’adhère complètement à ce style et à l’esprit de communauté qui règne dans ce sport. J’adore le mouvement des motos, leur côtés épurées, le vrombissement des moteurs, les dérapages contrôlés…

Caroline Perron, illustratrice

Des artistes t’influences ou t’allumes ?

J’admire le travail de l’illustrateur et designer graphique Adi Gilbert (99 seconds). C’est pour moi le grand maître du Sharpie ! C’est à lui d’ailleurs que l’on doit la magnifique série d’illustrations pour le film Common Ground réalisé pour les 100 ans d’Harley Canada.

J’ai également un grand respect pour le travail photographique de Bradley Petruchik et Edward Subias. J’ai découvert ces 2 photographes sur Instagram et avec leur bénédiction, je m’inspire de leur travail pour mes illustrations.

Quel est ton médium préféré?

J’aime particulièrement l’encre et l’aquarelle sur toile ou sur carton.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

Je suis tombée en amour avec la culture moto lors d’un voyage en Europe. J’ai assisté à l’événement DirtQuake et ça été un tournant dans ma démarche artistique. Vous dire l’humour et la fraternité qui y régnait! J’étais conquise. J’ai rencontré Guy Martin et j’ai commencé à suivre sa carrière. Il a été ma première inspiration!

Caroline Perron, illustratriceOù peut-on trouver ton travail ?

Dans différents événements comme le Mama Tried, le Oil and Ales ou le Roll the bones. J’aimerais aller au DirtQuake à Portland en juillet si je trouve de la compagnie. Je soutiens aussi les riders Trevor Monn pour la saison 2018 Harley Hooligan côte est et Jeffrey Carver Pro américain Flat Track. Mes travaux les suivent durant la saison et sont en vente à leur kiosque respectif.

Mes oeuvres sont vendues à l’année par Perth County Moto en Ontario et par Shead of Treads en Australie.

Qu’est-ce que tu nous prépares pour Roll the bones ?

Pour Roll the bones, j’aimerais présenter 2-3 illustrations classiques inspirées du flat track américain. Je veux aussi présenter du contenu canadien inspirer d’un événement d’ici, le Fooligan Derby et je vais probablement me lancer dans un chopper de Freedom Machine…et oui, des fois je sors de l’ovale!

Roll-the-bones

*Les oeuvres exposés seront en vente sur place.


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Micaela Wallace has just launched the Rebelle Moto project. We met her to ask some questions about this new project that follows the Women of Moto project of last year. Roadtrip across Canada, inspiring women and Rebelle Awards. A beautiful season is on the way for Rebelle Moto.

What is Rebelle Moto?

Rebelle Moto is all about women who share a love for two wheels and the open road. Our mission is to ride coast to coast, discovering grassroots stories of #womenwhoride and honoring influential women in our moto communities through the Rebelle Awards.

Why did you choose this name?

I wanted a name that showcased the rebellion that we all share, without losing our femininity and what it is to be a woman. Combining “Rebel” and “Belle” captures this perfectly; all women who ride have a little rebel and a little beauty in our own unique way.

Rebelle Moto Oneland

What is the essence of the project? Where did it all start?

I can say with confidence that I knew I wanted to do something in the moto community my first-year riding, about four years ago.  Riding a motorcycle changed my life, and I was certain I wanted to share this with other women and provide an opportunity to share the stories of others who had a similar response when they first experienced two wheels and the open road.

In 2017 I had the opportunity to tour Canada through my Women of Moto project, meeting women who ride, and connecting with some of the country’s most influential women in the moto community.  This year, I am at it again and will be riding Coast to Coast searching for women who ride and sharing their inspirational stories with you.

What are you hoping to do with Rebelle Moto? Any specific goals?

If what I am doing with Rebelle Moto touches just one woman and gives her the confidence to do something she thought she could never do, my heart will be full!

In addition to this goal, I am so excited to announce that we are launching the inaugural Rebelle Awards – designed to honor inspirational women who ride in the communities we visit this year.  We are giving out seven awards in total and are actively looking for nominations. If you have been inspired by a woman who rides; perhaps she helped you learn to ride, or stayed with you while your bike was broken on the side of the highway – or maybe she gave you the courage to start riding in the first place? Let us know! Nominations can be made via Instagram or on rebellemoto.com. More details on how to nominate someone, and what communities we will be visiting can be found on our website.

Rebelle Moto Oneland

Women and motorcycles seems fairly more organized than men. Events, websites, blogs, Instagram, projects, it feels like you really stick together and really help each other supporting the female motorcycle scene. Am I wrong?

You are not wrong!  Women supporting women is at the core of Rebelle Moto, and you will find the same foundation in a lot of the women-led moto projects, businesses, brands and events.  I think by nature we stick together and want to see each other successful in our endeavors.

Take a look at supportbadassbabes.com for example – this brand is designed to support other women!  They give back to the community by giving 100% of the proceeds created through sales of their products to support others who are helping make a difference by pursuing their dreams, charities, events etc.  I am so excited that they support Rebelle Moto and am wholeheartedly inspired by what they are doing!

Rebelle Moto Oneland

How can we follow you and Rebelle and what to expect for this season?

You can follow Rebelle Moto at: IG @rebellemoto | rebellemoto.com | FB @rebellemoto2018

For this season, you can expect to be introduced to some of the most inspirational #womenwhoride in our community.  We kick off our 2018 tour on June 8th in Toronto, are hoping to attend Mamzelle Ride & Ramble in QC. We are hosting events in and Halifax, and attending @thebackroadball in Penobsquis, NB, @renegaderiot moto rally in BC, and we are crashing the Northbound Brodown in Prince Albert SK.  There is loads more to come, so please stay connected to our social channels for announcements.

Rebelle Moto (4)
Photo : Randee Lee Armstrong
Read this interview in english.

Micaela Wallace vient tout juste de lancer Rebelle Moto. Nous l’avons rencontré pour lui poser quelques questions sur ce nouveau projet qui fait suite au Women of Moto de l’an dernier. Traversée du Canada, rencontres inspirantes et Rebelle Awards. Une autre belle saison s’annonce pour les femmes à moto.

Qu’est-ce que Rebelle Moto?

Rebelle Moto, ce sont des femmes qui partagent un amour pour la moto et la route. Notre mission est de rouler d’un océan à l’autre pour découvrir et faire connaître des histoires fascinantes de #womenwhoride et honorer les femmes influentes dans nos communautés moto avec les Prix Rebelle.

Pourquoi avez-vous choisi ce nom?

Je voulais un nom qui montre la rébellion que nous partageons tous, sans perdre notre féminité et ce que c’est que d’être une femme. Combiner « Rebel » et « Belle » capture parfaitement cela. Toutes les femmes qui font de la moto ont ce mix parfait de rebelle et beauté en elles.Rebelle Moto Oneland

Quelle est l’essence du projet? Où tout a commencé?

Je peux dire sans aucune hésitation que je savais que je voulais faire quelque chose dans la communauté moto dès ma première année sur la route, il y a environ quatre ans. Conduire une moto a changé ma vie et je voulais partager ça avec d’autres femmes, partager l’histoire de femmes comme moi qui ont eu cette même réaction en faisant de la moto pour la première fois.

En 2017, j’ai eu l’occasion de parcourir le Canada dans le cadre de mon projet Women of Moto. Ça m’a permis de rencontrer des femmes qui roulent et de passer du temps avec celles qui sont parmi les plus influentes du pays, côté moto. Cette année, je suis de nouveau sur la route, d’un océan à l’autre, à la recherche de femmes qui voyagent et qui partageront leurs histoires inspirantes avec nous.

Qu’espérez-vous faire avec Rebelle Moto? Des objectifs spécifiques?

Si ce que je fais avec Rebelle Moto touche une seule femme et lui donne la confiance de faire quelque chose qu’elle pensait ne jamais pouvoir faire, mon cœur sera plein!

En plus de cet objectif, je suis très heureuse d’annoncer que nous lançons les premiers Rebelle Awards – conçus pour honorer les femmes inspirantes rencontrées dans les communautés que nous visitons cette année. Nous remettons sept prix au total et recherchons activement des candidatures. Si vous avez été inspirée par une femme qui roule; peut-être vous a-t-elle aidé à apprendre à conduire une moto, peut-être est-elle restée avec vous pendant que votre moto était en panne sur le bord de l’autoroute, peut-être vous a-t-elle donné le courage de commencer à rouler? Faites-nous savoir! Les nominations peuvent être faites via Instagram ou sur rebellemoto.com. Vous trouverez plus de détails sur la façon de nommer quelqu’un et sur les communautés que nous visiterons sur notre site Web.Rebelle Moto Oneland

Les femmes et les motocyclettes semblent plus organisées que les hommes. Événements, sites Web, blogues, Instagram, projets, on a l’impression que vous travaillez beaucoup ensemble et que vous vous aidez vraiment à soutenir la scène moto féminine. Ai-je tort?

Tu n’as pas tort! Les femmes qui soutiennent les femmes sont au cœur de Rebelle Moto, et vous trouverez la même force dans un grand nombre de projets de moto dirigés par des femmes, des entreprises, des marques et des événements. Je pense qu’étant donné notre nature, nous restons ensemble et voulons nous voir réussir dans nos efforts.

Jetez un oeil à supportbadassbabes.com par exemple – cette marque est conçue pour soutenir d’autres femmes! Ils redonnent à la communauté en donnant 100% des recettes générées par la vente de leurs produits pour soutenir des femmes qui aident à faire la différence en poursuivant leurs rêves, œuvres caritatives, événements, etc. Je suis tellement contente qu’ils soutiennent Rebelle Moto et je suis de tout cœur inspiré par ce qu’ils font!Rebelle Moto Oneland

Comment pouvons-nous vous suivre et Rebelle et à quoi s’attendre pour cette saison?

Vous pouvez suivre Rebelle Moto sur: IG @rebellemoto | rebellemoto.com | FB @rebellemoto2018

Pour cette saison, vous pouvez vous attendre à faire la connaissance de quelques-unes des #womenwhoride les plus inspirantes de notre communauté. Nous commençons notre tournée de 2018 le 8 juin à Toronto et nous espérons pouvoir assister au Mamzelle Ride & Ramble au Québec. Nous organisons des événements à Halifax et nous participons au @thebackroadball à Penobsquis, NB, @renegaderiot moto rally en Colombie-Britannique, et nous nous ferons un arrêt au Northbound Brodown à Prince Albert SK. Il y a encore beaucoup de choses à planifier, alors restez connecté pour ne rien manquer des annonces à venir.

Rebelle Moto (4)
Photo : Randee Lee Armstrong

On te connaît principalement comme tatoueur. D’où vient ta passion pour la peinture sur les motos?

Ça vient de mon adolescence. A l’âge de 16 ans, j’allais à chaque mois, acheter mes magazines Easyrider et Iron Horse. J’aimais les motos qui sortaient de l’ordinaire et ceux qui savaient comment se démarquer grâce aux motifs originaux de peinture.

Martin Cloutier
Photo : Isabel Forget

Tu préfères travailler sur la peau ou sur de la carrosserie?

J’adore les deux formes d’art. J’aime le monde, alors le tatouage me permet d’être très près de ma clientèle et même parfois, à la limite du thérapeute.  Ce qui m’inspire, ce sont les clients me donnent seulement quelques idées, et qu’y me laisse pratiquement carte blanche. C’est un aspect que je retrouve davantage dans le pinstriping que dans le tatouage.

Est-ce que des artisans dans ton domaine ont eu une influence sur toi?

J’ai appris à développer mon art en m’inspirant d’un peu tous les artistes que j’ai rencontré. Certains m’ont marqué plus que d’autres. Je pense à Pierre Tardif, un artiste qui maitrise le pinceau avec excellence. Je pense aussi à Daniel Raymond, propriétaire de Dan’s Rod Shop. Dan n’est pas un artiste du pinceaux, mais avec son expérience dans la Kustom Kulture et ses bons conseils, il a, à sa façon, influencer mon art. Et que dire de l’ambiance de son atelier avec ses hot rods, les vielles pièces de voiture en déco, l’odeur du grinder et le soleil qui entre par la grande porte de garage… C’est unique.

Quel est ton procédé préféré?

Le pinstriping sur des pièces de moto lousse. Ils sont beaucoup plus facile à manipuler, alors ça m’offre plus de possibilité.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

C’est le pinstriping me donne un lien direct avec le monde de la moto. J’adore aussi aller dans les événements moto ou aux courses de drag à Naperville… mais seulement en spectateur.

Tu rides quoi?

Je roule en moto depuis 25 ans. Ma moto est une Harley Superglide 2005 qui a subit plusieurs modifications. J’ai choisi ce modèle car c’est la dernière année du moteur à carburateur chez Harley-Davidson. C’est ce que je voulais le plus. J’ai garder seulement le cadre, le moteur et le siège. Le reste a changé complètement. C’est une moto confortable et très maniable. Elle est présentement à la peinture.

Qu’est-ce que ça te procure de rider?

Une sensation de liberté incomparable. Je me sens comme un cowboy des temps modernes. C’est aussi comme une sorte de thérapie. Quand je me sens contrarié, je pars. Rouler sur l’autoroute me donne l’impression que touts mes soucis partent au vent. Je reviens relaxe et détendu. J’adore aussi le sentiment de puissance que me procure mon bike quand je tourne la poignée de gaz. J’aime rouler vite, mais seulement entre 0 et 100km/h (!). Avec le vent et la vibration, on dirait que je suis assis sur une bête vivante qui se nourrit d’asphalte. Elle mord dans la route à chaque coup de gaz. Grrrr!!!

Tu vas exposer un réservoir à gaz dans le cadre du Roll the bones, est-ce que c’est la première fois que tu expose dans un événement du genre?

J’ai participé à plusieurs événements moto ou j’exposais mes œuvres, mais j’avoue être très excité par le Roll the bones.

À quoi peut-on s’attendre comme création? Tu as déjà des idées?

Mon réservoir à gaz sera très brut. Lettrage, cartoon et pinstripes sur la tôle. Je ferai aussi une collaboration avec Alain Asselin sur une demi tank, un design à l’image du Roll the bones.

Martin Cloutier et Jean Asselin - www.tattooart.ca

Roll-the-bones

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Comment as-tu commencé dans le domaine de la peinture sur les motos?

À 26 ans, je suis rentré comme mécanicien chez un concessionnaire Harley-Davidson. L’année suivante, je me suis mis à modifier l’esthétique des Softails et à effectuer les polissages des carrosseries. De fil en aiguille, j’ai commencé à peindre. Il faut dire que j’ai fait une formation en carrosserie à l’âge de 19 ans, c’est ce qui m’a orienter tranquillement dans cette direction-là.Dom Simard, Ateliers 12 oz

Quel est ton procédé préféré ? 

L’application du flakes. La réalisation des patterns ’70 et les scrollworks aux pinceaux et l’application du vernis. Et même le procédé de la peinture d’apprêt (primer). En réalité, tous ces procédés sont importants et je me donne à 100% sur chaque opération ! Pas question de négliger une étape.

Comment décrirais-tu ton style ?

Je décrirais l’Ateliers 12oz de old school : des anciennes pratiques et techniques, mais avec des produits de qualité qu’offrent le marché d’aujourd’hui. Les pinceaux, le masking tape et l’airbrush sont de mise en atelier.

Est-ce que des artisans dans ton domaine ont eu une influence sur toi ?

Ben oui ! Je dirais surtout des artistes américains, car le milieu de la peinture est plus dynamique là-bas. Allez voir des artistes comme @schultzdesignz ou encore, @buckwildbrand sur Instagram, je les adore. Mais bien sûr, les artistes du Québec aussi m’influencent. L’échange et le partage avec sa communauté, c’est essentiel et très sain.

Tu te gardes à jour en allant à plusieurs conventions de paint job dans l’année. Quelles sont les tendances actuelles ?

Au Québec en 2018, les bikes ’’Dyna Club Style’’ arrivent avec force. Donc, les patterns ’70 et les paints job à la main sont dans les tendances actuelles. L’application de gold leaf  fait aussi un retour. Mais comme il y a plusieurs modèles de motos et tout autant de personnalités différentes qui les conduisent, il y aura toujours plusieurs styles sur les routes et c’est tant mieux.

Tu es dans le milieu depuis près d’une quinzaine  années. Est-ce qu’il y a des techniques que tu peines encore à maîtriser ?

Il y aura toujours de l’apprentissage dans chaque technique appliquée. C’est donc bien important de s’encadrer de personnes ressources dans le métier. Être consciencieux c’est l’une des forces de l’Ateliers 12oz.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

Je suis un lone wolf… Je ride seul ou avec d’autres bikers… J’ai pas vraiment d’appartenance à un groupe ou à une communauté spécifique. J’adore mon métier de peintre et je suis passionné par tout ce qui s’y rattache, c’est tout ce qui m’importe. Donc bienvenue à tous ceux et celles qui désir une paint job sur leur monture.

Qu’est-ce que tu rides?

Je ride une Harley-Davidson Street Bob Dyna Club Style. Et bien sûr, j’ai effectué la paint job, mais je veux toujours changer de couleur ou de tendance sur les effets… Je crois que c’est une petite maladie…

 Ateliers 12oz

À quoi peut-on s’attendre comme création au Roll the bones cette année? Tu as déjà des idées ?

Du flake, pattern, gold leaf, hand paint, pinstriping et scrollwork sur réservoir old school et casque vintage. Et cette année, le voodoo violet sera la couleur que je vais exploiter.

Roll-the-bones

*Les oeuvres exposés seront en vente sur place.


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