Author

collaboratrice externe

Browsing

Vous êtes une mordue de moto et vous êtes enceinte? Devez-vous mettre de côté ce loisir au premier test de grossesse positif ou existe-t-il une manière sécuritaire de rouler? La maternité amène son lot de questions, incluant celle de la moto et elle vaut assurément la peine d’être posée.

En 2011, une étude du Journal de l’Association médicale canadienne révélait que la grossesse augmente de façon significative le risque des femmes d’être impliquées dans un accident grave de la route. La nausée, la fatigue et le manque de concentration, trois symptômes bien connus de la grossesse, sont pointés du doigt dans cette étude. Il est donc très important pour chaque femme de connaître ses limites. « C’est sûr que la grossesse a complètement changé ma façon de faire de la moto cette année », nous révèle Catherine. « J’ai adopté une conduite préventive et j’ai été très à l’écoute de mes limites. Je me suis abstenue de faire du motocross, du enduro ou du flat track par exemple. J’ai aussi écourté mes journées de ride et anticiper davantage les imprévus. L’équipe de production a été très attentive à mes besoins. J’ai eu l’air de rouler beaucoup cet été en raison de l’émission, mais en réalité, c’est ma plus courte saison. »

Pour Dre Bi Lan Wo, chef du service d’obstétrique au CHUM, tout est une question de gros bon sens : « Il n’existe aucune littérature médicale précise sur ce sujet. On déconseille par précaution les sports où les risques de chute sont plus grands, mais si vous êtes une motocycliste aguerrie, que vous êtes confortable sur la moto, et que vous acceptez les risques, ça demeure votre choix. Il n’y a pas réellement de contre-indication. Par contre, la prudence reste de mise et les débutantes sont invitées à s’abstenir. Pour ce qui est de la vibration, elle n’est pas suffisante pour représenter un risque pour le fœtus, à moins d’avoir une grossesse à risque. On demande aux femmes qui ont un décollement placentaire ou un cerclage d’en faire le moins possible. Ces femmes devraient remiser leur moto le temps de la grossesse. »

Bien entendu les risques de mort sont plus grands en moto ou en vélo qu’en auto. Comme nous pouvons le constater dans l’épisode Maman et Moto, pour certaines femmes, l’envie de faire de la moto disparaît naturellement avec les premiers symptômes de la grossesse, et d’autres se permettent de petites ballades jusqu’à temps qu’elles sentent de l’inconfort sur la moto. Ce qu’il faut retenir, c’est que chaque grossesse est différente et que c’est à chaque femme d’être à l’écoute de ses besoins et ses limites.


Ce texte provient du micro-site de l’émission Filles de moto. Pour en savoir plus, visitez le site web de la série sur TV5-Unis.

Photo by Guillaume de Germain on Unsplash.

Texte: Martine Letarte
Photos: Collection de Simon Wahl
 

Deux semaines de vacances, sous le chaud soleil de juillet, avec un but en tête : se rendre en Nouvelle-Écosse pour faire la boucle de près de 300 km de la Cabot trail de l’île du Cap-Breton. C’est ce qu’a décidé Simon Wahl à l’été 2017.

web oneland Gaspésie - Day 1 (Moyen)

«Faites le Cap-Breton dans le sens inverse et allez dormir sur la pointe en haut, à Meat Cove, où un petit chemin vous mènera à un camping sur le bord de la falaise.» C’est ce qu’un local rencontré à la station d’essence leur a dit.

«Fuck yeah!», s’est dit Simon en reprenant la route dans cette contrée super sauvage.

L’aventure avait commencé quelques jours auparavant. Simon Wahl avait beaucoup voyagé aux États-Unis, mais peu au Canada. «Là, j’avais vraiment envie de l’explorer, notamment les provinces atlantiques, parce qu’ayant grandi entre la Bretagne et Paris, j’étais obsédée par l’idée de revoir l’océan», raconte-t-il les yeux brillants à travers l’écran, un dimanche après-midi de confinement.

Il pensait voyager seul, mais un gars avec qui il avait fait la fête un soir a décidé de se joindre au projet. Rapidement, ils ont réalisé qu’ils étaient sur la même longueur d’onde. La première journée, ils voulaient rouler à fond et ils se sont rendus jusqu’à Les Méchins, près du Parc national de la Gaspésie, à 700 km de Montréal. Après avoir campé derrière un casse-croûte, ils ont repris la route jusqu’à Baie-des-Chaleurs.

oneland web New Brunswick - Baie de Fundy (Moyen)

«C’est au bout du Québec, où il y a peu de touristes, et où voyait de temps en temps cinq ou six petites maisons blanches avec des toits de couleur dans lesquelles les gens vivent simplement, de génération en génération et c’était très émouvant de rouler là», raconte Simon qui a pris conscience dans ce voyage de l’importance de soutenir l’économie locale pour que d’autres puissent visiter ces endroits «incroyables».

Ils ont dormi au bord de l’eau, puis ils ont traversé au Nouveau-Brunswick pour se rendre jusqu’à Moncton. Au camping, ils ont passé la soirée avec deux Américains, dont un avait travaillé dans le transport des œuvres d’art. De «vrais voyageurs» qui en avaient long à raconter.

oneland web PEI - Pont des conféderations (Moyen)C’était ensuite le temps de découvrir l’Île-du-Prince-Édouard, en prenant le pont de la Confédération qui s’étend sur près de 13 km. «C’est fucking long et on ne voyait que de l’eau», se souvient Simon.

Ensuite, c’était des champs de patates à perte de vue.

«On roulait dans les couleurs primaires : l’herbe verte, le ciel bleu et le sable rouge, comme sur Mars.»

En moins de deux, il s’est d’ailleurs retrouvé sur la plage, la roue arrière bien enfoncée dans le sable.

«T’es vraiment trop con», lui a balancé son partenaire de voyage. Ensemble, ils ont mis une heure pour sortir la moto de là. Un arrêt ensuite au magasin Harley pour Simon qui avait besoin d’une pièce. Son ami en a profité pour lui acheter une petite cloche sensée porter chance à installer sur le cadre de sa moto.

oneland web PEI - Sable rouge, bloqués (Moyen)

«Il avait vu que je n’en avais pas et me l’a offerte, raconte Simon, encore ému. Ça faisait cinq jours qu’on se connaissait!»

Ensuite, c’était le temps d’embarquer sur le traversier vers la Nouvelle-Écosse. À Antigonish, une ville universitaire, ils ont trouvé en un camping… et un pub écossais.

oneland web Cabot Trail - Carte postale (Moyen)

«On a commencé à boire, à devenir copain copain avec les barmans, puis on a réalisé qu’il y avait un band live, c’était vraiment un moment incroyable. On a fermé le bar, on est revenu au camping, on s’est allongé dans l’herbe pour regarder les étoiles et on s’est endormi là!»

oneland web Cabot Trail - Juste avant Meat Cove (Moyen)

Le lendemain, il a pris la direction de l’île du Cap-Breton pour enfin atteindre la Cabot trail. Ils ont suivi les indications du local de la station d’essence. «On n’était pas trop sûr d’où on allait, on était vraiment au bout du monde, raconte Simon. On a fini par arriver sur le petit chemin de terre qui nous a menés au camping familial. On a rencontré un couple de Québécois qui nous a prêté une grosse hache pour couper notre bois. On a regardé le coucher de soleil, tout rose, sur le bord de la falaise avec la vue sur l’océan. C’est le genre de truc qui te reste toute la vie. Et le lendemain matin, on a vu des baleines au loin.»

Les deux gars sont rentrés par les États-Unis, et le Mont-Washington, après avoir mangé 4500 km d’asphalte en 11 jours. Ils se sont dit au revoir d’un signe de main à une sortie de l’autoroute. Ils n’ont pas gardé contacts, mais ces moments sont gravés à jamais dans leur mémoire.

oneland web Mont Washington - Vertige (Moyen)

 


Vous avez une histoire à raconter? Des photos à faire rêver? Écrivez-nous: collab@oneland.media

Texte: Martine Letarte
Photos: Collection de Julie Lemay
 

Au début juin l’an dernier, Julie Lemay est partie en direction du Babes Ride Out East Coast à Narrowsburg dans l’État de New York avec sa gang de girls… et les chums qui allaient passer la fin de semaine de leur côté, dans un Airbnb. Les filles d’un bord, les gars de l’autre.

web babes ride out julie lemay oneland (10) (Moyen)

Pour se rendre, elles sont passées par les petites routes pour profiter pleinement des Adirondacks et elles ont dormi à Albany. «Il y a vraiment des rides merveilleuses à faire dans ce coin-là et c’était le fun de prendre notre temps pour s’en venir pour vraiment en profiter parce qu’une fois sur le site, c’est certain qu’on dort mal parce qu’il y en a qui font le party super tard, donc on est fatiguées.»

web babes ride out julie lemay oneland (6) (Moyen)

«C’était la première fois que je faisais du camping en moto et c’était impressionnant d’arriver sur le site où il y avait environ 350 filles du Canada et des États-Unis» – Julie Lemay

Mais, la courte nuit n’a pas empêché les girls de partir le samedi matin découvrir davantage la région. Elles ont opté pour les Catskills Mountains. «La route était sublime, avec de belles courbes et elle longeait une rivière, se souvient-elle. Les points de vue étaient hallucinants.»

Les chums partis se promener de leur côté, ça change la dynamique de groupe. «Entre filles, c’est le fun parce qu’on peut prendre plus notre temps, constate Julie. On arrêtait, on prenait des photos, on jasait, on profitait du moment présent sans avoir le stress de devoir repartir. On est moins compétitives. On n’a pas besoin de montrer qu’on n’est pas fatiguées!»

web babes ride out julie lemay oneland (8) (Moyen)

Elles sont revenues pas trop tard en après-midi pour participer aux activités du Babes Ride Out. «Nous avons rencontré des filles d’un peu partout, dont d’autres du Québec, raconte Julie. Dans ces événements-là, c’est le fun parce que les gens se demandent d’où ils viennent, parlent de moto, mais se foutent de ce que tu fais dans la vie. On est là pour avoir du fun ensemble.»

web babes ride out julie lemay oneland (9) (Moyen)

web babes ride out julie lemay oneland (1) (Moyen)

La moto, après l’est, l’ouest ? 

Après le Babes Ride Out East Coast, qui s’est déroulé sans une goutte de pluie, Julie Lemay et ses girls ont retrouvé leurs chums pour faire toute la route jusqu’à Montréal le dimanche. Elle a tellement aimé l’expérience qu’elle avait prévu cet été faire le même genre de ride en direction du Backroad Ball, au Nouveau-Brunswick. Mais, avec la pandémie, l’événement risque fort d’être annulé. 

web babes ride out julie lemay oneland (5) (Moyen)

Avec la nouvelle moto qu’elle vient d’acquérir, Julie a quand même l’intention de profiter de l’été au maximum en roulant sur les routes du Québec. «En août, je prévois prendre des vacances en Gaspésie avec mon chum : j’ai envie de dépenser mon argent au Québec et il y a plein de belles places à voir.»

web babes ride out julie lemay oneland (11) (Moyen)

Son expérience de la Babes Ride Out lui reste tout de même en tête et depuis, elle rêve de se rendre un jour à celui qui se tient sur la côte ouest américaine.

«C’est dans le désert, dit-elle, visiblement excitée à y penser. J’aimerais vraiment ça y aller, mais c’est une autre logistique. Il faut faire envoyer sa moto, ou en louer une. Ce serait vraiment fou, mais c’est un projet de vacances, pas de fin de semaine!»

web babes ride out julie lemay oneland (4) (Moyen)


Replongez dans nos archives:

10 regards sur le Babes Ride Out
Les filles du Québec au Babes Ride Out
Babes Ride Out, la préparation

Plus d’info sur l’événement, visitez le site officiel Babes Ride Out.

Texte par Sandra Mathieu
Photo Jake Jones

Votre moto vous fait de l’œil depuis la mi-mars lors de chacun de vos passages dans le garage? En ces temps de confinement forcé, comme des milliers de motocyclistes québécois, vous hésitez entre le renouvellement d’immatriculation et le remisage de votre bolide à deux roues? Certains prônent l’abstinence et d’autres, la prudence. Pistes de réflexion.

Mario Vaillancourt, relationniste de la SAAQ, tout comme Sylvain Bergeron, président de la Fédération motocycliste du Québec, réfèrent aux directives des autorités de la santé publique pour les déplacements dans les circonstances actuelles.

« Il n’y a pas d’interdiction de faire de la moto, mais notre position est claire auprès de nos membres et des associations affiliées, souligne Sylvain Bergeron. On doit se conformer aux consignes gouvernementales au même titre que les automobilistes, c’est-à-dire s’en tenir aux déplacements essentiels et, bien sûr, éviter les rassemblements et les déplacements interrégionaux. Chacun doit utiliser son gros bon sens. »

Les exigences du gouvernement sont claires en ce qui a trait aux rassemblements. Des amendes salées (750 $) attendent d’ailleurs ceux qui roulent avec un autre motocycliste qui ne réside pas à la même adresse.

Appel à la retenue

Dans sa chronique « Prière de ne pas vous casser la gueule publiée » dans La Presse le 6 avril dernier, Patrick Lagacé met en lumière le sujet controversé de la moto et des sports à risque en temps de pandémie. On y apprend que les chirurgiens orthopédistes de la province somment les motocyclistes de « faire appel au bon jugement et surtout à la retenue » pendant cette période où tant de ressources médicales sont consacrées à lutter contre la COVID-19.

La Dre Nathalie Kouncar, chirurgienne orthopédique à la Cité-de-la-Santé à Laval, rappelle que les statistiques ne mentent pas : « Les accidents graves de moto sont plus nombreux au printemps. Les motocyclistes ont fait une pause de plusieurs mois et les automobilistes ne sont plus habitués à leur présence sur la route. De plus, la plupart des accidentés de moto doivent subir plusieurs chirurgies et passent souvent de nombreux jours aux soins intensifs. Ce n’est clairement pas le bon moment d’y être. »

Pratico-pratique

« Il est d’abord important de préciser qu’il est possible de remiser sans frais la moto ou le véhicule récréatif avant la date limite de paiement, soit le 30 avril 2020, explique Mario Vaillancourt, porte-parole de la SAAQ. Ainsi, lorsque la situation le permettra, il sera possible de déremiser son véhicule en payant les droits d’immatriculation et d’assurance pour la période d’utilisation seulement. »

On peut utiliser les services en lignes pour le remisage et le déremisage. Il est important de conserver son dernier certificat d’immatriculation, car celui-ci sera nécessaire lors du déremisage.

Services en ligne aux citoyens : https://saaq.gouv.qc.ca/services-en-ligne/citoyens

À noter : ne pas payer son certificat d’immatriculation ne crée pas un remisage automatique. Pour l’immatriculation d’une motocyclette non renouvelée à l’échéance, le coût de l’immatriculation est de 100 %.

Pour calculer le coût du renouvellement de l’immatriculation pour l’année en cours et pour connaître les pourcentages de remboursement pour les véhicules à usage saisonnier en lien avec le remisage, utilisez ce tableau fournie par la SAAQ:

Mois Coût (%) Remboursement (%)
Avril 100 83,3
Mai 100 83,3
Juin 83,3 66,7
Juillet 66,7 50,0
Août 50,0 33,3
Septembre 33,3 16,7
Octobre 16,7 0
Novembre 16,7 0
Décembre 16,7 0

Pour l’immatriculation d’une motocyclette non renouvelée à l’échéance, le coût de l’immatriculation est de 100 %.

https://saaq.gouv.qc.ca/saaq/tarifs-amendes/immatriculation/cout-renouvellement-immatriculation/motos/

https://saaq.gouv.qc.ca/saaq/tarifs-amendes/immatriculation/cout-remboursement-vehicules-usage-saisonnier/

Le saviez-vous?

Une vérification mécanique est requise seulement si le véhicule est remisé plus de 12 mois. Par exemple, si le véhicule est remisé le 30 avril 2020, la vérification mécanique sera requise à compter du 30 avril 2021.

Plus d’info : https://saaq.gouv.qc.ca/services-en-ligne/citoyens/

Texte: Marion Ruel
Photos: Adventure650

Qui nous sommes n’a pas vraiment d’importance on pourrait très bien être un de vos collègues de travail, votre voisin ou, pourquoi pas; vous-même… Ce qui importe, c’est comment on en est arrivés là.  Tout quitter et faire le tour du monde à moto! Ça pour un changement drastique, c’est un changement drastique. Et pour y arriver, bien souvent, tout ce que ça prend c’est un déclic, une épreuve époustouflante qui réveille les âmes avec une grande claque! Petit retour en arrière.

Quand Fort McMurray te pousse à partir

Le matin du 3 mai 2016 dans la ville de Fort McMurray en Alberta, le réveil s’est fait dans l’anxiété. Une des plus grandes catastrophes naturelles allait chambouler notre quotidien. Les feux de forêt furent si voraces que rapidement l’incendie prit le nom de « la Bête ». Elle nous chassa de nos foyers et englouti tout ce qui ce qui se trouvait sur son passage.Moto Adventure650 Oneland episode 1 (2)

Daniel, 37 ans, est pompier et moi, Marion, 34 ans, je travaille dans une école. Il resta à combattre jour et nuit les flammes, tandis que je fus évacuée. C’est à ce moment que les idées se sont bousculées. Un feu qui dévaste de si grands territoires provoque certes la fertilisation des sols, mais, dans la rage, aussi celle de l’âme et des rêves. Quelques mois plus tard quand les cendres sont retombées et qu’on a retrouvé nos postes, que la routine confortablement s’est installés, on a réalisé ce qu’on aurait pu tout perdre. C’est à cet instant qu’on se réveille et on réfléchit à ce qu’un jour furent nos rêves. On se questionne : est-ce possible de vivre des aventures trépidantes? Est-ce égocentrique de simplement y penser?

Adventure650 Moto Oneland

Se sentir en vie, pour une fois

On aimerait tout quitter et se sentir vivant! Et puis cette redoutable et lourde voix de la raison qui nous amarre à nos vies chronométrées, faites de factures à payer et d’achats compulsifs qui nous aident à oublier qu’on est des esclaves du train-train. En réalité on est terrorisés à l’idée du changement. Puis on stresse pour tout et pour rien.

Selon le sondage réalisé pour Le Journal-TVA. La grande majorité (74%) des Québécois croient que nous vivons à une époque plus stressante qu’auparavant. L’argent, la santé et le manque de temps: voilà ce qui les empêche de dormir. Et les rêves d’aventure dans tout ça? Que se passe-t-il dans le cœur des gens? Est-ce un gros caprice général ou une réelle mutation des comportements. Aujourd’hui, on ose s’avouer que l’on n’est pas heureux dans la vie qu’on mène. On réalise beaucoup plus que la vie est courte et on a de moins en moins envie de mourir avec des regrets.Adventure650 Moto Oneland

Et puis merde! On n’a qu’une vie après tout! Alors voilà, on fait le grand saut, on prend une année pour nous. Avec un peu de recherche on trouve à Edmonton une magnifique Suzuki dr650 année 2000. Puis une seconde de 2007 un peu moins bien entretenue près de Red Deer. Daniel passera quelques mois à changer plusieurs pièces, ajuster certaines parties et à ajouter tout ce dont on aura besoin pour ces 12 mois d’aventure à explorer la planète au guidon de nos DR650. On organise le tout, on se concentre sur l’équipement. Et on repousse plusieurs fois la date du départ à quelques mois. Puis on réalise très vite que si on veut partir un jour on devra abandonner l’idée de tout planifier.Moto Adventure650 Oneland episode 1 (2)

Plein gaz: l’aventure moto commence

Le 7 juillet 2018, on ferme la porte de la maison et on enfourche nos bolides. On a à peine eu le temps de tester les motos avec tout le matériel installé, les sacs sont plus lourds et personnellement je n’ai que très peu d’expérience (voir aucune) sur ce type de bécane. Moto Adventure650 Oneland episode 1 (2)

On part avec cette petite inquiétude dans le ventre. Les épaules chargées de tension on s’ajuste tranquillement durant ces premiers 700 km qui nous amènent à Millet en Alberta. Évidemment on se perd sur le chemin, merci au réglage du GPS, on tourne en rond sur environ 205 km. Heureusement que les routes de campagne de l’Alberta sont magnifiques.Moto Adventure650 Oneland episode 1 (2)

Il nous faudra quelques jours pour arriver à Calgary, là dans les hangars d’Air Canada, on attèle les motos solidement comme des chevaux de course, cargaison précieuse que l’on espère récupérer à Paris dans 48 h.Moto Adventure650 Oneland episode 1 (2)

Si faire le tour du monde vous semble chimérique, si ce rêve vous semble inaccessible, et si vous n’imaginez pas un instant qu’un voyage à long ou court terme soit à la portée de tous, croyez-moi sur parole, il n’en est rien. Nous sommes de plus en plus nombreux à sauter le pas et si la plupart d’entre nous y parviennent, pourquoi pas vous ?

“Je suis à l’âge où si l’on ne réalise pas tout de suite ses derniers rêves d’enfant, ils se transforment, l’année d’après, en regrets de vieillard.  » – Philippe Bouvard


On voudrait remercier; The North Face et Seagull pour leurs supports et bien sûr tous les curieux et passionnés d’aventure qui nous encouragent avec leurs commentaires et questions que nous recevons sur la page Facebook d’Adventure650

 

 

 

 

 


Suivez les aventures de Marion et Daniel à travers leurs récits de voyage sur Oneland.

Cet article est commandité par Ride The Highlands et Ottawa Valley Travel.

Texte: Roxanne Bergeron

J’ai pris la route avec l’équipe de Oneland pour partir à la découverte des hautes-terres, en Ontario. D’abord curieuse d’explorer ce coin de pays jamais visité qui mène vers le Nord, j’ai rapidement constaté que cette région avait tout pour me plaire. De grands espaces et une capacité à transformer une excursion routière en expérience qui va au-delà des souvenirs de courbes incroyables et de paysages époustouflants. Les hautes-terres, c’est avant tout une route de bâtisseurs qui ont fait de cette région un lieu unique pour sa nature imposante et ses nombreux attraits.

La 41 vers Denbigh. Photo : Jake Jones.

ARRIVER À CALABOGIE

Après les quelque 315 km qui séparent Montréal de Calabogie, on stationne nos motos au Calabogie Peaks Resort. Nous sommes attendus par nos hôtes Chris et Mélissa qui nous invitent au restaurant de l’hôtel, le Canthooks, pour l’apéro. Réchauffé par le feu de foyer qui décore le bar, on se lance charmés par l’impressionnante sélection de bières artisanales et locales en fût, une attention non négligeable lorsqu’on découvre une région et qu’on souhaite s’imprégner de la typicité du lieu.

Calabogie Peaks. Photo : Jake Jones.

À table, le chef Mark Jones vient nous rejoindre et nous parle de ses coups de cœur sur le menu. Le choix est difficile, tout à l’air délicieux et on est affamé. Alors on goûte à tout! Pendant le repas, celui qui est aussi le directeur de la restauration et l’apiculteur de l’hôtel, nous explique à quel point il est sensible à l’importance d’acheter localement ses aliments. C’est pour lui une façon d’offrir des produits frais tout en mettant de l’avant le savoir-faire des producteurs et artisans de sa région.

En dégustant un Reunion Moonshine aux pommes de la distillerie Top Shelf, qui donne l’impression de boire de la tarte aux pommes, on fait le bilan de notre repas. Unanimement, gros crush pour les ailes de poulet grillées plutôt que frites et la salade César déconstruite. Tous les ingrédients sont si justement dosés que ça crée une subtilité de saveurs. Cette salade est dans mon top 3 des meilleures à vie.

Canthooks. Photo : Jake Jones.

LES COURBES, LE CAFÉ ET LES COULEURS D’AUTOMNE

Jeudi matin. Avant de prendre la route, on prépare notre journée dans les Hautes-terres. Les cartes sont déployées sur la table et ça discute. Ça débute avec un trajet sur une chaussée humide et une brume dense qui se dissipe en milieu d’avant-midi, juste à temps pour notre arrêt pour un café au Madawaska Kanu Centre, situé sur une toute petite route longeant la rivière Madawaska. Le lieu est reconnu pour ses activités de descente en kayak et rafting. On goûte à la spécialité, un latté à l’érable crémeux fait à partir de grains de café torréfiés localement par la Madawaska Coffee Co. Entre méditation et contemplation, devant la rivière, on a la douce impression d’être encore plus branchés à la nature des Hautes-terres. 

Madawaska Kanu. Photo : Jake Jones.

On reprend la route, la Siberia pour être précis. Grâce à la carte qui présente les trajets planifiés par l’équipe des Hautes-terres en moto, on se fait un itinéraire en direction de Wilno pour s’arrêter à la Wilno Tavern. C’est ce qui est génial avec leurs trajets : tout est super bien indiqué et les distances entre les différentes attractions proposées sont, pour la plupart, courtes. Ça permet de faire plusieurs activités dans une même journée tout en profitant d’une route qui, d’un arrêt à l’autre, est toujours magnifique, sinueuse et peu achalandée.

COMME EN POLOGNE

À la légendaire Wilno Tavern, on est accueilli par un vieux routard sympathique, une légende du coin qui a traversé les É.-U. sur sa vieille Rebel 500 avec sa femme assise derrière. Pour ce repas typiquement polonais, on est entre bonnes mains avec Audry, qui y sert depuis plus de 30 ans the best perogies of the entire world, les meilleurs au monde. On suit le guide et on opte tous pour la Hearty Combo Platter. Saucisse polonaise, choucroute, cigare au chou, un gros pérogie et patates pilées maison. BOOM!

Wilno Tavern. Photo : Chris Hughes.

On combat l’envie de faire une sieste avec un sugar rush. Pudding au pain maison couronné d’un carré de sucre à la crème fondant. C’est un brin décadent, mais on se convainc que le sucre nous fera grand bien!

RENCONTRE SOUTERRAINE

La journée continue en prenant le chemin Opeongo et avant d’atteindre Bonnecheres Caves, on s’arrête pour jeter un coup d’œil au paysage et l’étendue qu’offre Foymount, plus haut point peuplé de l’Ontario situé à 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. 

Foymount, la ville habitée la plus élevée de l’Ontario. Photo : Jake Jones.

Prêt pour une nouvelle aventure, c’est maintenant l’heure de descendre sous terre dans les caves fraîches de Bonnechere avec notre guide Chris. On découvre un homme ouvert d’esprit qui a à cœur le bien-être et le développement de sa communauté. Avançant à tâtons dans la galerie souterraine, on rejoint deux musiciens habillés en costume d’époque qui nous attendent en jouant un hymne classique au violon et à la contrebasse. On s’installe alors pour un concert qui durera 30 minutes allant des classiques folks régionaux à la Bastringue de la Bolduc, un des moments les plus improbables de notre aventure! Le propriétaire, Chris, explique qu’il organise des repas gastronomiques et des concerts dans les caves. Ces soirées affichent complet en quelques jours seulement.

GO REDNECK, OR GO HOME!

On fait le calcul et on conclut qu’on croise plus de dindes sauvages que de voitures sur la route du retour vers notre condo au Calabogie Peaks Resort. Pour clôturer la journée, on opte pour le Redneck Bistro. En plus d’offrir les classiques comme des fish and chips, steaks et autres burgers, le Redneck Bistro est axé sur une cuisine réconfortante de style Southern Cooking. C’est parfait parce qu’on a justement grand besoin de chaleur. Avec la grande sélection de bières de micro-brasseries locales, ainsi qu’une sélection de cocktails et de vins, la chaleur viendra rapidement. Le décor s’inscrit parfaitement dans le style rustique moderne et je suis encore épatée par le nombre de bouquets de fleurs fraîches disposés un peu partout. Ça peut sembler banal, mais on saisit tout le love que la proprio met à préparer ces bouquets pour agrémenter les lieux. Et du love, il n’y en a jamais trop dans un resto. Les Hautes-terres ont définitivement tout pour plaire aux motards que nous sommes.  

Redneck Bistro. Photo : Chris Hughes.

Question de vous familiariser avec la culture gastronomique anglo-saxonne, je me dois de vous faire quelques précisions. Première constatation, les Anglais ont tendance à manger les viandes et poissons beaucoup plus cuits que nous. Si vous voulez un steak médium/saignant, je vous invite à le commander saignant. Deuxième constatation, le degré de tolérance au piquant est vraiment relatif. Pour ne pas se retrouver avec un Bloody César qui arrache les amygdales à chaque gorgée, je suggère de répondre NON quand la serveuse te demande si on le veut hot, quitte à rajouter quelques gouttes de tabasco pour combler le besoin de feu intérieur. C’est toujours plus simple d’en ajouter que d’en enlever quand on parle de spicyness

AU-DESSOUS DE ZÉRO

Dernière journée sur la route et conscients du froid annoncé pour notre dernière sortie, on décide de modifier l’itinéraire prévu pour rouler au soleil le plus longtemps possible. On prend le temps de bien déjeuner avant d’embarquer sur nos machines aux sièges couverts de givre. Ce que j’ai adoré ce matin-là, c’est de constater que malgré l’envie de profiter au maximum des Hautes-terres, on s’entend tous sur l’idée de respecter les limites personnelles. Tout le monde n’a pas la même tolérance et expérience à rouler dans ce genre de conditions et j’ai senti que le bien-être de tout un chacun était primordial. C’est génial de rouler avec des gens qui comprennent ça. Le flow est vraiment bon entre nous.

Opeongo Road. Photo : Jake Jones.

Notre hôte, Chris, nous avait parlé d’un lieu reconnu pour ses brioches à la cannelle. Ce sera notre premier arrêt de la journée. Situé sur la rue principale de Pakenham, le Pakenham General Store est à la fois une boutique, une épicerie, une galerie d’art et une boulangerie. On y retrouve des décadents sticky buns, des tartes et des sandwichs. Chris avait raison, ce magasin général sent la maison de grand-maman qui cuisine des pumpkins pies et avec le froid qu’il fait dehors, c’est franchement réconfortant. Ce moment sonne l’avant-dernier arrêt avant de repartir vers Montréal et une forme de nostalgie plane sur nos sourires sucrés de motards.

Pakenham General Store. Photo : Jake Jones.

De là, on prend le traversier pour se rendre à Quyon au Québec. Encore quelques kilomètres avant d’arriver au Coronation Hall Ciders Mills pour visiter la cidrerie avec la propriétaire qui nous raconte son histoire, sa famille, bref comment elle est tombée dans les pommes.

Devant une tarte chaude aux pommes et un cidre de pomme, lui aussi chaud juste à point, ce moment marque la fin de notre périple dans les Hautes-terres. En plus de nous surprendre par ses nombreux attraits, de nous charmer par son hospitalité et ses routes uniques, ce séjour dans les Hautes-terres nous a rappelé qu’on a beaucoup à apprendre de nos voisins en ce qui a trait au tourisme motorisé. Une région à découvrir pour tous les amateurs de grands espaces, de quiétude et de convivialité!

Centennial Lake Road. Photo : Jake Jones.

Planifiez-dès maintenant votre projet voyage dans les Hautes-Terres. Visitez le site Ride The Highlands.


Encore plus pour les yeux! Parcourez la galerie photo du voyage Ride The Highlands sur Oneland.

Texte : Valérie Maltais | Photos : Lisa-Gabrielle Plourde

Je roule sur ma moto, le mercure oscille près du point de congélation, mais j’ai droit à un gros soleil et aucun vent. Je porte un manteau de fourrure véritable qui fait de moi une grosse boule de poils sur 2 roues avec mon toutou d’enfance scotché dans le dos. Assurément, c’est l’une des plus belles journées de moto de ma vie qui débute que je me dis dans mon casque. C’est la toute première édition de la Sasquatch au Saguenay.

L’idée et le concept de la Sasquatch étant déjà établis, il ne me restait qu’à l’adapter à ma réalité d’ici. Je suis une rassembleuse et organisatrice née, je ne pouvais donc pas priver ma région de cette belle folie. La météo n’annonçait rien de bon pour le week-end. Ici, l’hiver a décidé de montrer le bout de son nez pas mal plus tôt qu’à l’habitude. La majorité des motos des amis sont déjà entreposées pour la saison froide.

Mais en cette journée du 27 octobre 2018, il y a 6 équipes qui se pointent : les Helados Barbudos, les Vieux Bucks, les Lover Tits, les Joyeux Lurons, les Jouvenceaux et les Catmotards. Vingt personnes qui ont bravé le froid pour plonger dans cette belle aventure. C’est avec une motivation incroyable, des costumes parfaits garnis de fourrure à profusion et des motos décorées avec beaucoup de panaches (et de peluches faut le préciser) que ces véritables Sasquatchs se sont présentés chez RPM Harley-Davidson pour le coup d’envoi.

Après un «déjeuner toasté» offert aux participants, j’explique le déroulement de la journée, on prend une belle grosse photo de famille et on décolle à midi tapant sous le regard amusé de quelques personnes qui se disent «j’aurai donc dû».

En quittant le point de départ, j’aperçois une équipe qui roule carrément sur la piste cyclable pour aller prendre une photo près d’un plan d’eau tel que demandé dans les consignes. Clairement, cette journée sera mémorable que je me répète. Nous Les Vieux Buck, une équipe que j’ai composé avec mon amoureux et mon beau-père, on part de notre côté accomplir notre premier arrêt. Mon beau-père ouvre le bal avec un immense panache installé sur ces Ape Hanger. On ne passe pas inaperçu. Le sourire des passants que l’on croise vaut plus qu’une MasterCard. On se fait même arrêter pour une photo : «Faut que je montre ça à mes chums, ils me croiront pas ! ». Un autre nous confie : « Vous avez fait mon après-midi !»

Dans l’élaboration des catégories, j’avais glisser un «Trouver un char jaune» en pensant que les participants tourneraient en rond longtemps avant d’en croiser un seul. Que vois-je au loin ? Les Joyeux Lurons ont trouvé un stationnement de véhicules de la Ville de Saguenay avec cinq chars jaunes stationnés. Ben voyons?! J’en pleure de rire! Plus loin, j’ai le plaisir de croiser une autre équipe qui en pourchasse un autre qui vient tout juste de leur passer sous le nez. Trop drôle!

La fin du rallye se déroule à la Voie Maltée à Jonquière où les deux juges sont concentrés à comptabiliser les points depuis le début de l’aventure. Les équipes arrivent une à une dans le délai prévu. C’est devant un bon café Amarula offert par la Voie Maltée que les grands gagnants de la première édition sont couronnés. Les Helados Barbudos (Barbus de Glace) ont remporté avec une écrasante majorité grâce à leur parcours sans faute et aux cinq chauffeurs d’autobus qui se sont joint à eux en point Bonus sur une photo. Ils se sont mérité les honneurs et le magnifique trophée confectionné par mon chum. Guy, mon beau-père, qui a mis le paquet autant sur son costume que sur sa moto est repartie pour sa part avec le trophée «THE Costume».

La première édition de la Sasquatch Saguenay s’est déroulée sur la coche pour la perfectionniste que je suis. Les insides, les photos, les souvenirs et tout le plaisir que nous avons partagé lors cette merveilleuse journée sont trop nombreux pour réussir à tous les décrire en quelques lignes. Une chose est sûre, il y aura une Sasquatch Saguenay 2019. Merci Catherine pour cette idée de fou!

 


Merci à tous ceux et celles qui ont donné un coup de main au déroulement de cette journée : Oneland, RPM Harley-Davidson, la Voie Maltée, Lisa-Gabrielle pour les photos, mon chum pour les trophées, les deux juges : Martine la Mama et Andrée la Belle-Mama et à vous belle gang de fous qui avez participé à l’aventure.

Texte: Vanessa Boilard

Du 16 au 18 août, le Club Soda et les Katacombes seront les hôtes du Festival Perfecto.

NOBRO, Bloodshot Bill and The Hick Ups, The Brains, Bottleneck Jay, Seb Black, Sun Voyager, Death Proof, Blue Cheese, The Hazytones, The Seems,  Evil & Crow et Gutter Demons vont mettre le feu aux scènes durant ce festival qui s’adresse essentiellement aux rockers de Montréal et d’ailleurs.

Le festival débute avec une soirée gratuite au Club Soda. Vous devez vous inscrire sur Le Point de vente pour obtenir des billets. Les autres spectacles auront lieu à la Coop Katacombes.

L’équipe à aussi préparé une playlist officielle sur Spotify pour mieux connaître les artistes du festival Perfecto 2018.

Gutter Demons et la ride de l’enfer

Histoire de se mettre dans le mood, voici le plus récent vidéoclip des Gutter Demons pour la chanson Hellride. Quand Triumph prend d’assault Montréal… ça brasse!


Voici les liens des événements FB :

Jeudi 16 août au Club Soda: The Brains / Bloodshot Bill / NOBRO / Seb Black / Bottleneck Jay

Vendredi 17 août aux Katacombes: The Hazytones / Blue Cheese / Death Proof / Sun Voyager

Samedi 18 août aux Katacombes: Gutter Demons / Evil & Crow / The Seems