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Roll the bones

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Salut Otto! On combat la distance, le décalage horaire et les horaires surchargés avec une entrevue question/réponse par courriel pour parler de Biltwell et la marque de pneus Metzeler. Merci de faire ça avec nous. Donc tout d’abord, quel est ton rôle chez Biltwell?

Salut! Qu’est-ce que je fais chez Biltwell? Eh bien, mon premier travail ici a été de construire les bureaux de notre ancien bâtiment. Littéralement, monter les murs, poser le gypse! Bill et McGoo (cofondateurs) sont devenus mes amis et ils savaient que j’aimais la moto. Ils ont donc sollicité mon aide pour leurs événements, puis cette nouvelle chose appelée « médias sociaux ». Ils m’ont aidé à sortir de la construction et à m’ont donné plus de responsabilités à mesure que notre relation grandissait (je vous en serai toujours reconnaissant!). Maintenant, j’aide avec nos événements, des tonnes de médias sociaux et bien sûr, la promo de Biltwell. Quand on me le demande, je participe aussi au marketing et à la R & D, et je dirige également notre équipe de service à la clientèle, petite, mais motivée. Nous avons une équipe serrée ici et je suis fier d’en faire partie depuis près de 7 ans maintenant.

Sans surprise donc, t’aimes la moto. Quel genre de rider es-tu? Urbain, hors route, solo, long road trip? Un mélange de tout?

Quel type de pilote suis-je? Pas très bon! Ça fait environ 12 ans que je fais de la moto. J’adore les longues rides dans les États de l’ouest du pays. J’ai parcouru l’ouest avec mon FXR ou mon chopper. Aussi, une partie de Baja sur une Honda XR400, une bande de la Californie hors route. J’ai piloté une TT500 1976 dans certaines courses. J’ai fait un peu de tout, j’imagine, mais rien de tout ça à un niveau élevé.

J’ai fait des recherches et j’ai découvert que tu as fait le NORA Mexicain 1000 sur un Sportster. On parle quand même de 1 300 km de chemins de terre au cœur de Baja. C’était une bonne idée ou une fausse bonne idée, le Sportster 883 pour cette aventure?

Haaa, t’as vu notre course NORRA hein? C’était quelque chose imaginé par notre responsable de marque, Barnacle Bill, et nous n’y avons pas trop réfléchi avant que lui et notre mécano Rouser n’aient commencé à construire la moto! Nous avons fait ce que beaucoup disaient impossible à faire et semblerait que nous en avons beaucoup d’autres avec choisir un Sportster pour cette course dans le désert. Baja sur un bike de 500 livres n’est pas facile, mais c’est une histoire que je raconterais toute ma vie!

T’as été choisi comme ambassadeur pour la nouvelle gamme de pneus, les Metzeler CruiseTec. Que penses-tu de ces pneus de performance conçus spécialement pour V-Twin?

Je travaille avec les produits Metzeler depuis que je fais de la moto. J’ai toujours été fan de leurs pneus pour leur longévité, leur fiabilité et de leur prévisibilité. La série CruiseTec fait toutes ces choses, mais encore mieux que son prédécesseur, le 888 (ou même le 880 d’avant). Et ça look très bien en plu

s. Je viens de faire presque 1000 milles à Baja lors de la El Diablo Run avec ma copine en backseat. Je les adore.

Depuis quand roules-tu avec les CruiseTec? Tu les as sur ton FXR, c’est bien ça?

Yessir, j’ai les pneus CruiseTec sur mon FXR. C’est mon bon vieux bike, parfait pour rouler solo ou à deux. J’assemble un nouveau chopper et j’ai aussi des Metzelers montés dessus. Mes motos hors route ont toutes eu des Metzeler 360’s.

Pour pousser ces pneus à la limite, quel serait le parcours idéal? Disons que nous avons beaucoup de chance, qu’on est en Cali et qu’on va rouler avec toi pour un test-ride?

Bon test des pneus CruiseTec? Death Valley en été… ou la 395 jusqu’à Reno. Tout ce qui est climat chaud est dur pour les pneus. Les Metzelers m’ont toujours bien servi sur ces routes. Baja peut être brutal aussi! Si t’es game!

#ThisIsCruisetec | Otto Deutsch

#ThisIsCruisetec | Did Otto from Biltwell Inc. get what he wanted out of the CRUISETEC? It all comes down to #PerformancePerfected.

Publiée par Metzeler sur Mercredi 13 mars 2019

Avec la marque Biltwell, vous organisez de nombreux événements moto dans le monde entier, et beaucoup d’entre eux, comme le Roll The Bones, par exemple, sollicitent votre support. Ce n’est pas toujours facile de mesurer le résultat de ces partenariats, alors qu’est-ce qui te fait dire que c’était un bon coup pour la marque?

J’ai quelques secrets pour mettre de la pression et secouer les promoteurs d’événements que je ne peux pas dévoiler… MAIS nous aimons les événements qui font la promotion de notre mojo « Ride, fun » Et si vous avez des photos ou des hashtags, on aime bien ça aussi! Nous avons construit de très bonnes relations au fil des ans avec différents partenaires et travailler avec les mêmes personnes à plusieurs reprises nous permet de pouvoir compter sur elles pour nous guider sur ce qui sera le mieux pour l’événement, pour les participants et, finalement, pour la marque Biltwell.

Beaucoup de choses ont changé dans l’industrie de la moto au cours des 10 dernières années, et Biltwell a joué un rôle important dans ce changement majeur en mettant le spotlight sur toute une nouvelle génération de motocyclistes. Selon toi, quels sont les défis qui faudra surmonter dans le monde la moto dans les prochaines années?

Je pense que si les entreprises et les marques n’offrent pas une réelle valeur ajoutée à leurs produits, elles auront du mal à attirer et à fidéliser leurs clients. Cette nouvelle génération de riders peut sentir la frime rapidement. Ils ne sont pas stupides, ils valorisent le fun, mais aussi l’honnêteté et surtout… leur temps. Personne ne veut perdre son temps. Je pense qu’on s’en sort bien ici avec Biltwell parce que nous comprenons ces choses ET aimons vraiment les motos. On travaille dur pour fabriquer des pièces et des casques que nous utilisons et en lesquels on croit. Je pense que de nombreuses marques auraient avantage à avoir quelques motards dans des positions clés pour mieux comprendre tout ça. Mais bon, c’est seulement mon avis…

Merci encore à toi et à Biltwell pour votre soutien avec Roll The Bones!

Merci à vous de faire des trucs cool. C’est quelque chose qu’on supportera toujours, s’amuser et rider. Anytime, dude!

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Cette année au Roll The Bones, nous présenterons, en exclusivité, des reproductions des toiles de Yamasha. Celles-ci seront en vente sous forme d’encan silencieux. C’est une première pour l’artiste-peintre qui habite Kharkiv en Ukraine que d’exposer des reproductions. Au cœur d’un échange courriel avec elle pour préparer son exposition, elle répond à nos questions.

D’où vient ta passion pour l’art?

De mon enfance. Quand je suis entrée en maternelle, on m’a donné une grande feuille de papier pour dessiner toute la journée. À cette époque, il n’y avait pas de sujet spécifique dans mes dessins. C’était différentes images lumineuses. Ensuite, je me suis mise à dessiner toutes sortes de vêtements au point de vouloir devenir créatrice de mode ou designer. J’ai toujours rêvé de concevoir ou de créer quelque chose et de le mettre en pratique. Puis, le photoréalisme est entré dans ma vie.

yamasha oneland (2)Justement, parle-nous de cette forme d’art qu’est le photoréalisme.

Le photoréalisme est un genre dans lequel un artiste reproduit des images aussi réalistes que possible en se concentrant sur le détail des éléments dans le désir d’évoquer la réalité brute. Historiquement, ce terme s’applique qu’aux œuvres de la fin des années 1960 et du début des années 1970, mais il est aujourd’hui utilisé pour décrire des artistes qui utilisent cette technique pour créer des représentations littérales d’un objet, d’une scène ou d’un sujet particulier.

Pourquoi choisir la moto comme sujet pour explorer le photoréalisme?

Certains voient la beauté de la nature et peignent des paysages. Certains voient la beauté humaine et peignent des portraits. Je vois la beauté des motos et la peint. Les machines sont vivantes pour moi, elles ont une âme, comme si elles souhaitaient elles aussi être peintes. Je sens un lien étroit avec les motos, c’est ce que j’ai choisies. Claude Monet a Nymphéas en fleurs, Leonardo da Vinci a Mona Lisa et Radical Ducati, Matador. Comme on dit, à chacun ses goûts.

yamasha oneland (1)Parle-nous du projet Helmets for India auquel tu participes.

C’est un voyage d’aventure caritatif de Bombay à Goa. L’objectif du projet est de collecter 1 000 casques et de les distribuer à des personnes en Inde qui ne peuvent pas se permettre d’en acheter un. Vingt artistes du monde entier ont travaillé à la peinture de casques pour montrer que le port du casque est non seulement sécuritaire, mais aussi esthétique. Les casques de Helmets for India seront présentés lors d’expositions à Bombay, à Goa, dans quelques pays européens et aux États-Unis.

yamasha oneland (5)Si un jour, nous avons la chance de visiter l’Ukraine à deux roues, tu nous emmènes où?

Je serais heureuse de vous présenter non seulement la culture moto de Kharkiv, mais aussi toutes nos attractions locales. Il existe de nombreux sites remarquables autour de Kharkiv, en dehors des paysages urbains. Ma région vous impressionnera avec son désert, son lac salé, sa forêt de Homilsha et ses montagnes de calcaires. Et je vous offrirais certainement un délicieux borshch, un potage à la betterave. Venez! Je promets de vous surprendre!

Suivre Yamasha sur Instagram
Visiter le site de l’artiste Yamasha

Pour acheter une reproduction d’une oeuvre de Yamasha, l’encan se déroulera au Roll The Bones, le 25 mai prochain.

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Le Roll the Bones est un grand rassemblement où se côtoie une vingtaine d’artistes en art visuel, une douzaine de marchands et plus d’une trentaine de builders moto. Bien qu’on trouve un équilibre hommes-femmes parmi les artistes et marchands, sans grande surprise, la dernière catégorie est représentée presque uniquement par des hommes, à une exception près, Catherine Dufour. Cette femme de 30 ans, originaire de Sherrington, vient nous présenter sa toute première construction une Harley-Davidson Ironhead 1985.

«Je suis passionnée par les voitures automobiles depuis mon très jeune âge, nous dit d’emblée Catherine. L’attrait du moteur et de la mécanique coule dans mes veines depuis longtemps.» Depuis 2008, la diplômée en mécanique automobile a bossé dans presque tous les secteurs du domaine : du service aux pièces, de la mécanique à l’esthétique. Aujourd’hui, elle travaille comme spécialiste du pneu chez Point S Pneux – Poupart à St-Rémi en Montérégie. Catherine a toujours aimé être une peu différente des autres. Elle, qui est plutôt de nature introvertie, avait envie de se démarquer par un défi dans lequel elle pourrait aussi parfaire ses connaissances. Elle cherchait un projet qui la définissait bien et qui lui donnerait un peu d’adrénaline. «D’une certaine façon, quand tu modifies une moto, c’est comme un tattoo. Tu veux que ça te colle à la peau et que ça te représente bien.» Et c’est une Harley-Davidson Ironhead 1985 qu’elle a décidé de transformer en chopper des années 60-70.

«J’aime absolument TOUT de ces années-là! C’est l’époque du film culte Easy Rider sorti en 1969, qui a fait l’introduction des choppers des années 70. C’est la décennie de la liberté et des revendications. Il y avait du nouveau partout ! Dans l’automobile, la musique, la mode…»

C’est avec son conjoint Pierre-Olivier Perras qu’elle a entrepris la reconstruction de la moto qui s’est échelonnée sur plusieurs mois. N’est-il pas difficile de travailler avec son amoureux sur un projet de longue haleine ? « Malgré les difficultés et les dépenses additionnelles, le travail commun s’est très bien déroulé.» C’est grâce à ce projet conjoint, durant lequel elle a bénéficié de l’expérience de son partenaire, qu’elle a appris à faire certaines réparations elle-même et acquis de nouvelles connaissances. «Mais on a aussi eu l’aide de plusieurs intervenants pour mener à terme le projet, me rappelle Catherine: comme CMR Custom Motorcycle à Montréal pour la remise à neuf du moteur, Peinture TSA à Saint-Bernard-de-Lacolle pour la paint job et Luc Jean à St-Jean-sur-Richelieu pour le rembourrage et le revêtement en cuir du King & Queen Seat.» Ce qui lui a donné du fil à retordre, c’est plutôt l’usinage et la modification de certaines pièces et surtout de trouver les pièces usagées adéquates pour préserver le côté vintage de la moto.

« Il faut faire beaucoup de recherches et de démarches pour réussir à trouver les perles rares et les bons deals. Quand on construit un projet comme celui-là on ne doit pas calculer la dépense, car seul le résultat final est important.»

Le 25 mai prochain, Catherine sera la première femme à exposer lors de  l’événement Roll the bones. «C’est une opportunité incroyable que d’être invitée auprès de man builders de renommée. Je suis fébrile d’y assister. J’espère que ça inspirera plus de femmes à le faire.» Quand je lui demande pourquoi, selon elle, les femmes sont plus frileuses à prendre les outils, Catherine me répond qu’il y a pourtant beaucoup de femmes qui font des métiers dits non conventionnels et que c’est, selon elle, un domaine en croissance bien qu’il subsiste encore des préjugés. «Il est important que les femmes se fassent confiance et persévèrent.»Sous ses airs timides, Catherine cache une femme forte, fonceuse et résolument hors-norme. On espère que sa participation à la soirée Harley Montréal Underground avec Doomsday Machine en février et celle au Roll the Bones ne sont que le début d’une longue aventure, car un peu comme son époque de prédilection, Catherine amène un vent de fraîcheur sur une industrie encore à prédominance masculine.

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Présenté par Oneland et Revolution Motorcycle Magazine, le Roll the Bones Old School Motorcycle & Art Show plonge dans l’univers de la culture custom. Builders invités, motos modifiées, galerie d’art, pop-up shop, bands, projections et DJ dans l’atmosphère feutrée du Club Soda, en plein coeur du Quartier des Spectacles. Pré-party le 24 mai et exposition le samedi 25 mai. En collaboration avec Harley Davidson Gabriel Montreal et Montreal Underground.

D’où vient ton intérêt pour l’art ?

Mon père était peintre. J’ai suivi son chemin et j’ai fait mon bac à l’UQÀM en art plastiques. Aujourd’hui, je travaille à temps plein comme illustratrice à mon compte.

Qu’est-ce qui t’inspire ?

98% de mon travail est basé sur le monde du Flat Track, principalement la série Harley Hooligan. J’adhère complètement à ce style et à l’esprit de communauté qui règne dans ce sport. J’adore le mouvement des motos, leur côtés épurées, le vrombissement des moteurs, les dérapages contrôlés…

Caroline Perron, illustratrice

Des artistes t’influences ou t’allumes ?

J’admire le travail de l’illustrateur et designer graphique Adi Gilbert (99 seconds). C’est pour moi le grand maître du Sharpie ! C’est à lui d’ailleurs que l’on doit la magnifique série d’illustrations pour le film Common Ground réalisé pour les 100 ans d’Harley Canada.

J’ai également un grand respect pour le travail photographique de Bradley Petruchik et Edward Subias. J’ai découvert ces 2 photographes sur Instagram et avec leur bénédiction, je m’inspire de leur travail pour mes illustrations.

Quel est ton médium préféré?

J’aime particulièrement l’encre et l’aquarelle sur toile ou sur carton.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

Je suis tombée en amour avec la culture moto lors d’un voyage en Europe. J’ai assisté à l’événement DirtQuake et ça été un tournant dans ma démarche artistique. Vous dire l’humour et la fraternité qui y régnait! J’étais conquise. J’ai rencontré Guy Martin et j’ai commencé à suivre sa carrière. Il a été ma première inspiration!

Caroline Perron, illustratriceOù peut-on trouver ton travail ?

Dans différents événements comme le Mama Tried, le Oil and Ales ou le Roll the bones. J’aimerais aller au DirtQuake à Portland en juillet si je trouve de la compagnie. Je soutiens aussi les riders Trevor Monn pour la saison 2018 Harley Hooligan côte est et Jeffrey Carver Pro américain Flat Track. Mes travaux les suivent durant la saison et sont en vente à leur kiosque respectif.

Mes oeuvres sont vendues à l’année par Perth County Moto en Ontario et par Shead of Treads en Australie.

Qu’est-ce que tu nous prépares pour Roll the bones ?

Pour Roll the bones, j’aimerais présenter 2-3 illustrations classiques inspirées du flat track américain. Je veux aussi présenter du contenu canadien inspirer d’un événement d’ici, le Fooligan Derby et je vais probablement me lancer dans un chopper de Freedom Machine…et oui, des fois je sors de l’ovale!

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*Les oeuvres exposés seront en vente sur place.


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On te connaît principalement comme tatoueur. D’où vient ta passion pour la peinture sur les motos?

Ça vient de mon adolescence. A l’âge de 16 ans, j’allais à chaque mois, acheter mes magazines Easyrider et Iron Horse. J’aimais les motos qui sortaient de l’ordinaire et ceux qui savaient comment se démarquer grâce aux motifs originaux de peinture.

Martin Cloutier
Photo : Isabel Forget

Tu préfères travailler sur la peau ou sur de la carrosserie?

J’adore les deux formes d’art. J’aime le monde, alors le tatouage me permet d’être très près de ma clientèle et même parfois, à la limite du thérapeute.  Ce qui m’inspire, ce sont les clients me donnent seulement quelques idées, et qu’y me laisse pratiquement carte blanche. C’est un aspect que je retrouve davantage dans le pinstriping que dans le tatouage.

Est-ce que des artisans dans ton domaine ont eu une influence sur toi?

J’ai appris à développer mon art en m’inspirant d’un peu tous les artistes que j’ai rencontré. Certains m’ont marqué plus que d’autres. Je pense à Pierre Tardif, un artiste qui maitrise le pinceau avec excellence. Je pense aussi à Daniel Raymond, propriétaire de Dan’s Rod Shop. Dan n’est pas un artiste du pinceaux, mais avec son expérience dans la Kustom Kulture et ses bons conseils, il a, à sa façon, influencer mon art. Et que dire de l’ambiance de son atelier avec ses hot rods, les vielles pièces de voiture en déco, l’odeur du grinder et le soleil qui entre par la grande porte de garage… C’est unique.

Quel est ton procédé préféré?

Le pinstriping sur des pièces de moto lousse. Ils sont beaucoup plus facile à manipuler, alors ça m’offre plus de possibilité.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

C’est le pinstriping me donne un lien direct avec le monde de la moto. J’adore aussi aller dans les événements moto ou aux courses de drag à Naperville… mais seulement en spectateur.

Tu rides quoi?

Je roule en moto depuis 25 ans. Ma moto est une Harley Superglide 2005 qui a subit plusieurs modifications. J’ai choisi ce modèle car c’est la dernière année du moteur à carburateur chez Harley-Davidson. C’est ce que je voulais le plus. J’ai garder seulement le cadre, le moteur et le siège. Le reste a changé complètement. C’est une moto confortable et très maniable. Elle est présentement à la peinture.

Qu’est-ce que ça te procure de rider?

Une sensation de liberté incomparable. Je me sens comme un cowboy des temps modernes. C’est aussi comme une sorte de thérapie. Quand je me sens contrarié, je pars. Rouler sur l’autoroute me donne l’impression que touts mes soucis partent au vent. Je reviens relaxe et détendu. J’adore aussi le sentiment de puissance que me procure mon bike quand je tourne la poignée de gaz. J’aime rouler vite, mais seulement entre 0 et 100km/h (!). Avec le vent et la vibration, on dirait que je suis assis sur une bête vivante qui se nourrit d’asphalte. Elle mord dans la route à chaque coup de gaz. Grrrr!!!

Tu vas exposer un réservoir à gaz dans le cadre du Roll the bones, est-ce que c’est la première fois que tu expose dans un événement du genre?

J’ai participé à plusieurs événements moto ou j’exposais mes œuvres, mais j’avoue être très excité par le Roll the bones.

À quoi peut-on s’attendre comme création? Tu as déjà des idées?

Mon réservoir à gaz sera très brut. Lettrage, cartoon et pinstripes sur la tôle. Je ferai aussi une collaboration avec Alain Asselin sur une demi tank, un design à l’image du Roll the bones.

Martin Cloutier et Jean Asselin - www.tattooart.ca

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Comment as-tu commencé dans le domaine de la peinture sur les motos?

À 26 ans, je suis rentré comme mécanicien chez un concessionnaire Harley-Davidson. L’année suivante, je me suis mis à modifier l’esthétique des Softails et à effectuer les polissages des carrosseries. De fil en aiguille, j’ai commencé à peindre. Il faut dire que j’ai fait une formation en carrosserie à l’âge de 19 ans, c’est ce qui m’a orienter tranquillement dans cette direction-là.Dom Simard, Ateliers 12 oz

Quel est ton procédé préféré ? 

L’application du flakes. La réalisation des patterns ’70 et les scrollworks aux pinceaux et l’application du vernis. Et même le procédé de la peinture d’apprêt (primer). En réalité, tous ces procédés sont importants et je me donne à 100% sur chaque opération ! Pas question de négliger une étape.

Comment décrirais-tu ton style ?

Je décrirais l’Ateliers 12oz de old school : des anciennes pratiques et techniques, mais avec des produits de qualité qu’offrent le marché d’aujourd’hui. Les pinceaux, le masking tape et l’airbrush sont de mise en atelier.

Est-ce que des artisans dans ton domaine ont eu une influence sur toi ?

Ben oui ! Je dirais surtout des artistes américains, car le milieu de la peinture est plus dynamique là-bas. Allez voir des artistes comme @schultzdesignz ou encore, @buckwildbrand sur Instagram, je les adore. Mais bien sûr, les artistes du Québec aussi m’influencent. L’échange et le partage avec sa communauté, c’est essentiel et très sain.

Tu te gardes à jour en allant à plusieurs conventions de paint job dans l’année. Quelles sont les tendances actuelles ?

Au Québec en 2018, les bikes ’’Dyna Club Style’’ arrivent avec force. Donc, les patterns ’70 et les paints job à la main sont dans les tendances actuelles. L’application de gold leaf  fait aussi un retour. Mais comme il y a plusieurs modèles de motos et tout autant de personnalités différentes qui les conduisent, il y aura toujours plusieurs styles sur les routes et c’est tant mieux.

Tu es dans le milieu depuis près d’une quinzaine  années. Est-ce qu’il y a des techniques que tu peines encore à maîtriser ?

Il y aura toujours de l’apprentissage dans chaque technique appliquée. C’est donc bien important de s’encadrer de personnes ressources dans le métier. Être consciencieux c’est l’une des forces de l’Ateliers 12oz.

Quel est ton lien avec le monde de la moto?

Je suis un lone wolf… Je ride seul ou avec d’autres bikers… J’ai pas vraiment d’appartenance à un groupe ou à une communauté spécifique. J’adore mon métier de peintre et je suis passionné par tout ce qui s’y rattache, c’est tout ce qui m’importe. Donc bienvenue à tous ceux et celles qui désir une paint job sur leur monture.

Qu’est-ce que tu rides?

Je ride une Harley-Davidson Street Bob Dyna Club Style. Et bien sûr, j’ai effectué la paint job, mais je veux toujours changer de couleur ou de tendance sur les effets… Je crois que c’est une petite maladie…

 Ateliers 12oz

À quoi peut-on s’attendre comme création au Roll the bones cette année? Tu as déjà des idées ?

Du flake, pattern, gold leaf, hand paint, pinstriping et scrollwork sur réservoir old school et casque vintage. Et cette année, le voodoo violet sera la couleur que je vais exploiter.

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Qu’est-ce que Moteur Fucker ?

On a toujours eu le rêve d’ouvrir un garage juste pour chiller out : un vieux sofa, un machine à peanuts, un calendrier Snap-On … pis zéro client. On est pas pantoute mécano, pas qu’on aimerait pas ça, mais on a d’autre talents, comme graphistes !

moteur-cross - Moteur Fucker
Photo : Charles-Étienne Pascal

Qu’est-ce qui vous a amené dans l’univers « Motorcycle Club, graphisme et feu ».

L’iconographie pis tout l’aura autour des clubs de motards nous a toujours fascinée. Visuellement c’est super riche … pis super cheesy en même temps : des cobras, des couteaux, des têtes de morts … S’approprier cet univers là pour en faire autre chose ça nous fait rire.

Quels sont chacun vos rôles ?

Francis fait du bicyk, pas David, il a un vieux camion lui. Francis est brouillon et faible, David prend sa défense.

MOTEUR-FUCKER
Photo : Anise Lamontagne

Depuis combien de temps êtes-vous dans le domaine de l’illustration ?

Une vingtaine d’années. On s’est connu à l’UQAM en Design graphique à la fin des années 90.

Comment décririez-vous votre style ?

Un brin motard, un brin garage

Est-ce que des artistes en particulier vous inspire ?

Des tatoueurs comme Indomito, des illustrateurs comme Stevie Gee, des sign painter comme Ornemental Conifer, des graphistes comme Young Jeks ou Land Boy …

Quel est votre lien avec le monde de la moto? D’où vient cet intérêt ?

Francis est né dans un pit de sable. Si il peut enfourcher son vieux motocross, il est heureux. David a juste eu de mauvaises expériences avec les motos, faque il se tient un peu à distance !

Quels sont vos projets cet été ?

Francis va certainement faire quelques km sur sa nouvelle moto de chez Clockwork. David quant à lui espère pouvoir prendre la route avec son vieux Westfalia 1977.

Moteur Fucker exposera pour la première fois au Roll the bones. À quoi peut-on s’attendre ?

Du cuir et des émotions !

Où peut-on voir ou se procurer votre travail ?

Pour l’instant, pas mal sur Instagram (@moteurfucker). Sinon un peu de merch sera en vente à l’expo et au Fooligan Derby. Une collabo avec la boutique Archive s’en vient sous peu …

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